| So I forced my hands in my pockets and felt with my thumbs And gallantly handed her my very last piece of gum |
vendredi 22 juin 2012
jeudi 21 juin 2012
mercredi 20 juin 2012
mardi 19 juin 2012
LES BONS PLANS (6)
LE SELF CON-TRÔLE
LE SELF CON-TRÔLE
On a beau apprécier Audiard et adorer Brassens, leur approche des cons ne nous satisfait pas pour autant. Pour l'un « les cons osent tout, c'est à ça qu'on les reconnait », pour l'autre « le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con, on est con ». Cela ne nous éclaire pas assez sur les cons, et notamment sur les différentes sortes de cons. Certes, tonton Georges fait l'ébauche d'un inventaire - cons caducs, cons débutants, petit con de la dernière averse, vieux con des neiges d'antan - mais cela nous laisse sur notre faim. Première évidence qui va sans dire, mais encore mieux en la disant : on est tous le con de quelqu'un. Seconde évidence qui à mes yeux n'en est pas une : le but est de réduire le nombre des personnes pour qui l'on est un con. Je m'inscris en faux contre cette idée reçue. Le but n'est pas de réduire le nombre des personnes pour lesquelles vous êtes un con, vous n'y arriverez pas. La barrière de la connerie est presque toujours infran- chissable. Non, le but est de savoir à quelle famille de cons vous appartenez. Je, tu, il, nous appartenons tous à ce groupe universel. Celui qui veut s'y soustraire se soustrait du genre humain. Vouloir être, vouloir devenir un non con, est un combat d'arrière-garde, une peine perdue. Mais vouloir mieux se connaître, savoir quels sont les tenants et les aboutissants de notre vie de con, comprendre comment de jeune con mignon on a viré gros con fier de l'être, ou inversement par quel miraculeux concours de circonstances de gros con "pieds dans le plat" on a accédé au statut de con d'intello, voilà une noble quête.
samedi 16 juin 2012
vendredi 15 juin 2012
Droopy O. Goldman
24, rue Tuli Kupferberg
21120 TARSUL Tarsul, le 15 juin 2012
objet : votre annonce du 11 juin
Monsieur le Directeur,
Votre annonce parue dans "Le Majordome" proposant un poste de DEC (Dingo Émissaire Coursier)
a retenu mon attention. Vous insistez sur le caractère taciturne associé à un physique passe-partout
du candidat que vous appelez de vos vœux. Sauf erreur de ma part, votre futur collaborateur doit
être mis à la disposition de certains de vos clients parmi les plus exigeants. Doté d'une indolence
hors norme afin d'offrir un exutoire aux penchants soupe-au-lait de vos protégés, il doit présenter
une personnalité très malléable et un profil confirmé dans la paresse et la cupidité, afin d'incarner
un repoussoir aux yeux de vos malades et de les conforter dans leurs tendances maniaco-punitives.
Une simple entrevue avec votre serviteur vous convaincront que je suis l'homme de la situation.
Vous exigez bien sûr des documents attestant d'un professionnalisme proche de zéro et sur ce point
vous ne serez pas déçu. Depuis mon premier emploi en 1987 à l'âge de 36 ans, je n'ai jamais
conservé un emploi plus de 15 jours, à l'exception d'un job d'écorneur de pages en 1996.
À l'appui de ma candidature, je peux produire l'intégralité de mes 105 lettres de licenciement,
dont 94 pour les meilleurs motifs (arrivée après 11h, abandon de poste, note de frais virtuelles,
vol de fournitures, usage inapproprié de bien social, diffamation sur la base de faux témoignages,
recherche de l'effort nul, violation de clause de confidentialité, indélicatesses multiples, etc.)
Dans l'attente de vous rencontrer pour vous faire découvrir la rareté de mon incompétence,
a retenu mon attention. Vous insistez sur le caractère taciturne associé à un physique passe-partout
du candidat que vous appelez de vos vœux. Sauf erreur de ma part, votre futur collaborateur doit
être mis à la disposition de certains de vos clients parmi les plus exigeants. Doté d'une indolence
hors norme afin d'offrir un exutoire aux penchants soupe-au-lait de vos protégés, il doit présenter
une personnalité très malléable et un profil confirmé dans la paresse et la cupidité, afin d'incarner
un repoussoir aux yeux de vos malades et de les conforter dans leurs tendances maniaco-punitives.
Une simple entrevue avec votre serviteur vous convaincront que je suis l'homme de la situation.
Vous exigez bien sûr des documents attestant d'un professionnalisme proche de zéro et sur ce point
vous ne serez pas déçu. Depuis mon premier emploi en 1987 à l'âge de 36 ans, je n'ai jamais
conservé un emploi plus de 15 jours, à l'exception d'un job d'écorneur de pages en 1996.
À l'appui de ma candidature, je peux produire l'intégralité de mes 105 lettres de licenciement,
dont 94 pour les meilleurs motifs (arrivée après 11h, abandon de poste, note de frais virtuelles,
vol de fournitures, usage inapproprié de bien social, diffamation sur la base de faux témoignages,
recherche de l'effort nul, violation de clause de confidentialité, indélicatesses multiples, etc.)
Dans l'attente de vous rencontrer pour vous faire découvrir la rareté de mon incompétence,
Monsieur le Directeur, le tire-au-flunch* vous salue bien.
*mon surnom dans la restauration rapide
Droopy O. Goldman,
indolent magnifique
*mon surnom dans la restauration rapide
Droopy O. Goldman,
indolent magnifique
jeudi 14 juin 2012
mercredi 13 juin 2012
En un peu plus d'un an, ma chienne est morte, ma chatte s'est fait la belle et ma demande de rattachement à la famille des canidés a été rejetée. Dois-je faire appel de cette décision ? Me tourner vers les félidés ? Me mettre à la recherche d'un nouvel animal ? Attendre 2014 et les prochaines élections municipales pour porter le MDAD - Mouvement des Désappointés et des Animaux Domestiques - sur les fonds baptismaux ? Reprendre place dans la file d'attente des grands magasins du dispensable, au rayon derniers arrivages ?
dimanche 10 juin 2012
RIEN NE SERT DE COURIR
Que faites-vous de vos jours ?
rien
Et la nuit ?
rien
Vous ne rêvez pas ?
je ne sais pas
Qu'est-ce qui vous fait plaisir ?
rien
Qu'est-ce qui vous révolte ?
presque rien
Ah vous voyez bien qu'il y a quelque chose
je n'ai rien dit
Vous croyez bien à quelque chose ?
non, à rien
Et l'avenir, le futur proche ?
rien à espérer
Alors le présent ?
c'est déjà passé
Le passé alors ?
rien à retenir
rien à retenir
Merci de nous avoir reçu
de rien
IL FAUT PARTIR DE RIEN
samedi 9 juin 2012
LES ÉLECTIONS SUBJECTIVES
Dans mon rêve, les élections ne répondaient pas aux procédures habituelles. Il y avait d'abord un premier tour subjectif, comparable aux figures libres en patinage artistique. Les programmes étaient présentés exclusivement dans la rue et les espaces publics. Aucune publicité n'était faite dans la presse écrite ou audio-visuelle. Pas de leaders non plus, les manifestes étaient portés à la connaissance des électeurs sous forme de planches graphiques géantes, d'immenses panneaux peints à la manière des nymphéas de Monet. Dans chaque commune, de la plus grande cité au plus petit village, un certain nombre de lieux étaient réservés à cet effet. De loin, ça ressemblait à des affiches de cinéma, avec très peu de texte, ou plus exactement avec un texte écrit très petit par rapport à l'image. Des débats étaient organisés sous des chapiteaux en plein air. C'est Pauline Dévi, la présentatrice d'Histoires Courtes, qui animait celui qui se tenait près de chez moi. Par contre, le deuxième tour était beaucoup moins festif, une simple note que chacun attribuait chez lui, avec son ordinateur. A NOTÉ !
Dans mon rêve, les élections ne répondaient pas aux procédures habituelles. Il y avait d'abord un premier tour subjectif, comparable aux figures libres en patinage artistique. Les programmes étaient présentés exclusivement dans la rue et les espaces publics. Aucune publicité n'était faite dans la presse écrite ou audio-visuelle. Pas de leaders non plus, les manifestes étaient portés à la connaissance des électeurs sous forme de planches graphiques géantes, d'immenses panneaux peints à la manière des nymphéas de Monet. Dans chaque commune, de la plus grande cité au plus petit village, un certain nombre de lieux étaient réservés à cet effet. De loin, ça ressemblait à des affiches de cinéma, avec très peu de texte, ou plus exactement avec un texte écrit très petit par rapport à l'image. Des débats étaient organisés sous des chapiteaux en plein air. C'est Pauline Dévi, la présentatrice d'Histoires Courtes, qui animait celui qui se tenait près de chez moi. Par contre, le deuxième tour était beaucoup moins festif, une simple note que chacun attribuait chez lui, avec son ordinateur. A NOTÉ !
vendredi 8 juin 2012
LA CASSEROLE ROUGE (2)
Au mur de la chambre qu'occupait ma mère à la fin des années 30, était accroché un petit tableau format F5 - 35 x 27 cm - sans cadre. Il représentait un fourneau de cuisine avec une casserole en cuivre posée dessus. En haut de l'image, on voyait la base du tuyau de cheminée avec le clapet de réglage du tirage, grossièrement brossé en trois ou quatre coups de pinceau. En bas à gauche, un torchon blanc était posé sur la barre métallique qui entourait les fourneaux de cette époque, une sorte de main courante qui évitait le plus gros des accidents domestiques. Mais la magie du tableau résidait dans les reflets sombres sur la fonte, rehaussant l'éclat de la casserole en cuivre. Quand je passais quelques jours seul chez mes grands-parents, c'est dans cette chambre que je dormais et que je dessinais. La table de la salle à manger devant rester brillante et vierge de toute trace de crayon ou dérapage de pointe, je m'installais donc sur la table de la chambre pour mes exercices graphiques. Devant moi, la fenêtre sur rue, avec sa grille à l'espa- gnole. Derrière, de part et d'autre du renfoncement où se trouvait le lit, les placards d'angle de trois mètres de haut et de soixante centimètres de large, avec leurs portes concaves. À gauche, la casserole rouge.
jeudi 7 juin 2012
LES BONS PLANS (5)
Vous arrivez à un âge pas encore si avancé que ça, mais quand même mûr. Vous avez certaines craintes, légitimes au vu de ce que l'expérience vous a appris. Mettre un soupçon de provocation dans l'affirmation de vos opinions ou les défendre avec obstination, souvent au prix d'une petite dose de mauvaise foi, sont des points sur lesquels vous ne pensez pas pouvoir vous amender, mais il en est un autre que vous redoutez par dessus tout. En aucune façon, vous ne voulez donner le spectacle d'un homme qui assomme son auditoire avec le récit de ses sempiternels faits d'armes, connus de chacun pour les avoir entendus cent fois. Le bon plan consiste donc à ne faire que des choses banales, à la portée de n'importe qui, à ne jamais vous impliquer dans les domaines de l'utile, du remarquable, à plus forte raison dans l'innovation. Évitez également les coups tordus, les initiatives borderline et petites malhonnêtetés dont vous seriez tenté tôt ou tard de vous enorgueillir. Cantonnez-vous dans le peu spectaculaire, le pétard mouillé, le négligeable. Cela vous évitera sur vos vieux jours de bassiner ce qu'il vous restera d'amis et de proches et d'associer le souvenir que vous leur laisserez à celui d'un casse-bonbon.
Vous arrivez à un âge pas encore si avancé que ça, mais quand même mûr. Vous avez certaines craintes, légitimes au vu de ce que l'expérience vous a appris. Mettre un soupçon de provocation dans l'affirmation de vos opinions ou les défendre avec obstination, souvent au prix d'une petite dose de mauvaise foi, sont des points sur lesquels vous ne pensez pas pouvoir vous amender, mais il en est un autre que vous redoutez par dessus tout. En aucune façon, vous ne voulez donner le spectacle d'un homme qui assomme son auditoire avec le récit de ses sempiternels faits d'armes, connus de chacun pour les avoir entendus cent fois. Le bon plan consiste donc à ne faire que des choses banales, à la portée de n'importe qui, à ne jamais vous impliquer dans les domaines de l'utile, du remarquable, à plus forte raison dans l'innovation. Évitez également les coups tordus, les initiatives borderline et petites malhonnêtetés dont vous seriez tenté tôt ou tard de vous enorgueillir. Cantonnez-vous dans le peu spectaculaire, le pétard mouillé, le négligeable. Cela vous évitera sur vos vieux jours de bassiner ce qu'il vous restera d'amis et de proches et d'associer le souvenir que vous leur laisserez à celui d'un casse-bonbon.
mercredi 6 juin 2012
mardi 5 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
- à quoi tu penses ?
> search and destroy
- putain de chanson des Stooges !
> pas la chanson, la devise
- quelle devise ?
> celle des Marines au Vietnam
- la guitare de James Williamson
> le vacarme des armes
- la guitare de James Williamson
> le vacarme des armes
- la langue fourchue d'Iggy
> l'air transformé en poudre
- « I'm a street walking cheetah »
- « I'm a street walking cheetah »
> la poussière éternelle
- « with a heart full of napalm »
> from genesis- « with a heart full of napalm »
- de la génèse
> to revelation
- à l'Apocalypse> to revelation
samedi 2 juin 2012
vendredi 1 juin 2012
LA CASSEROLE ROUGE (1)
Jusqu'à l'âge de douze ans, je passais beaucoup de temps chez mes grands-parents. L'appartement qu'ils occupaient dans cette rue sombre du centre ville avait tout d'un appartement témoin. Témoin d'une indécision, d'une instabilité. Toutes les pièces avaient une singularité. Le couloir avec son mur droit qui finissait en arc de cercle convexe pour épouser la courbe de la cage d'escalier de l'immeuble, la cuisine et son pilier métallique, la chambre froide, le cagibi, les deux doubles portes entre la salle à manger et les chambres, les placards en quart de cercle concave, rien n'était commun, rien ne se conformait à un ordre établi. Malgré tout, l'harmonie du lieu n'était pas remise en cause. La décoration était à l'avenant. Deux paysages dans le style de Corot, deux gravures de batailles napoléoniennes, deux bouteilles d’absinthe provenant de l'incendie des usines Pernod, ramollies par le feu comme les montres par la paranoïa de Dali. Il y avait aussi le bronze d'Apollon sur la sellette avec une plante verte et puis au mur, la casserole rouge. La silhouette d'éphèbe d'Apollon règne aujourd'hui sur ma cheminée, parfait antidote à son contemporain, le portrait de Dorian Gray. Quant à la casserole, c'est une autre histoire.
Jusqu'à l'âge de douze ans, je passais beaucoup de temps chez mes grands-parents. L'appartement qu'ils occupaient dans cette rue sombre du centre ville avait tout d'un appartement témoin. Témoin d'une indécision, d'une instabilité. Toutes les pièces avaient une singularité. Le couloir avec son mur droit qui finissait en arc de cercle convexe pour épouser la courbe de la cage d'escalier de l'immeuble, la cuisine et son pilier métallique, la chambre froide, le cagibi, les deux doubles portes entre la salle à manger et les chambres, les placards en quart de cercle concave, rien n'était commun, rien ne se conformait à un ordre établi. Malgré tout, l'harmonie du lieu n'était pas remise en cause. La décoration était à l'avenant. Deux paysages dans le style de Corot, deux gravures de batailles napoléoniennes, deux bouteilles d’absinthe provenant de l'incendie des usines Pernod, ramollies par le feu comme les montres par la paranoïa de Dali. Il y avait aussi le bronze d'Apollon sur la sellette avec une plante verte et puis au mur, la casserole rouge. La silhouette d'éphèbe d'Apollon règne aujourd'hui sur ma cheminée, parfait antidote à son contemporain, le portrait de Dorian Gray. Quant à la casserole, c'est une autre histoire.
jeudi 31 mai 2012
mercredi 30 mai 2012
Tu parles d’une vie méthodique, charmante
à ses jours, mais méchante à ses heures
tu parles de lui rendre cette justice
de la laisser faire selon ses rites
ancestraux, tu parles d’une vie
Tu parles d’une voix pour tous ceux dis-tu
qui n’en ont plus, ceux dont la langue
a été liée et qui s’étranglent à l’idée
de retrouver la parole, à la pensée
que la liberté existera, tu parles d’une voix
Tu parles d’un
trait, d’une barre qui masque
la vue, qui barre le passage, et qu’il faut
effacer, qu’il
faut soulever pour ne pas rester
planté là comme un privé, les deux pieds figés
dans la terre mouvante, tu parles d’une traite
Tu parles au présent d’un monde qui presse le pas
d’un monde oppressant qui déroule son tapis vert
son tapis gris, mais c’est pour cacher les taches
noires du passé, qui furent rouges de baisers et de
la virginité perdue, tu parles d’un monde qui fuit
Tu parles encore, mais l’éloquence n’est-elle pas
surtout faite de silences, posés entre les phrases
qui sont des valises trop lourdes dont on se déleste
de plus en plus souvent, jusqu’à les laisser sur
place
pour aller voir un peu plus loin, si tu parles
encore
dimanche 27 mai 2012
CURRICULUM VITE FAIT
Nom : Goldman
Prénoms : Droopy Owen
Poids naissance : 5,500 kg
Taille naissance : 0,55 m
Placenta : rouge vif
Taille naissance : 0,55 m
Placenta : rouge vif
Profession mère : ordonnatrice de parachutes
Profession père : artiste peintre
Profession foi : ni fait, ni à faire
Rendez-vous d'enfance : avec le Dr Gachette
Rêve d'adulte : tremper un orteil dans le Styx
Premier emploi : équarrisseur typographique
Compétence : gardien de cap
Rendez-vous d'enfance : avec le Dr Gachette
Rêve d'adulte : tremper un orteil dans le Styx
Premier emploi : équarrisseur typographique
Compétence : gardien de cap
Diplômes : permis B, pinaillage TCE
Disponibilité : du mardi au jeudi de 15h à 16h30
samedi 26 mai 2012
- quel champion ?
- un beau titre, le premier et le dernier
> pourquoi le dernier ?
- parce que Giroud et Belhanda vont s'en aller
> s'en aller où ?
> s'en aller où ?
- outre-Manche, outre-Rhin, outre-Pyrénées, ils ont le choix
> à moins qu'on les retienne
- tu veux que j'te dise, le rêve d'un joueur de foot c'est de jouer dans un championnat de football, pas dans un championnat de balle au prisonnier, donc ils partiront et pis c'est tout
> ils préféreront peut-être rester en France
- non, ils sont bons, donc ils pourront pas s'adapter
> s'adapter à quoi ?
- tu veux que j'te dise, le rêve d'un joueur de foot c'est de jouer dans un championnat de football, pas dans un championnat de balle au prisonnier, donc ils partiront et pis c'est tout
> ils préféreront peut-être rester en France
- non, ils sont bons, donc ils pourront pas s'adapter
> s'adapter à quoi ?
- aux contrôles ratés, aux tirs dans les tribunes, aux attaquants aux pieds carrés, aux entorses dans les nids de poule, aux matchs de 90 minutes
> mais de quoi parlez-vous ?
- de la ligue 1, de la ligue 2, le football pro ça marchera jamais en France et pis c'est tout
> vous exagérez... et Paris, et Lille ?... et Lyon et Marseille ??
> mais de quoi parlez-vous ?
- de la ligue 1, de la ligue 2, le football pro ça marchera jamais en France et pis c'est tout
> vous exagérez... et Paris, et Lille ?... et Lyon et Marseille ??
- c'est bien ce que je dis, uniquement le sport amateur
> Philippe vous êtes aigri !
- non, je suis réaliste, c'est comme ça et pis c'est tout
vendredi 25 mai 2012
jeudi 24 mai 2012
Dans
mes rayons, 10.000 disques ont trouvé refuge. J'ai entrepris de les décrire. Pour mener à bien cette mission,
j'en ai éliminé 7.000 pour taille insuffisante = 17 cm avec un gros trou au milieu. Dans les 3.000 restants, j'en ai choisi 30 présentables, de 30 cm de diamètre, avec juste un petit trou laissant de la place au sillon pour s'épanouir. Au bout de trois mois, 29 sont passés sous les fourches caudines de ma méthode piranha-chronique, mais il en reste un qui refuse de rendre gorge, même sous la menace de mon écorche-vinyle. Un sur dix mille = 0,01 %. On pourrait penser que c'est négligeable, non significatif. Oui, mais c'est un live de 1973, mon petit préféré parmi les lives, et je ne peux rien dire. Photo noire et jaune. Dans le titre il y a rock and roll et la dernière chanson s'appelle rock and roll...
dimanche 20 mai 2012
samedi 19 mai 2012
RWASH - Royal Westminster Academy London, May 14, 2012
of Sacred and Heathen
45 Eccleston Street - London SW1W
UNITED QUEENDOM
45 Eccleston Street - London SW1W
UNITED QUEENDOM
Mr D.O.Goldman
rue 24 Kupferberg
F 21120 TARSUL
Mister Dogoldman,
Last april 30th, you wrote to RWASH, asking help in personal quest for happiness. You told us that in
november 1968, you held head to your letters teacher, Mr François Busser, then in late summer 1971
during your military service, you spit your gum on Sergent Weisserkohl's back. At last, on saturday 29th
october 2010, you took part in protest march in Dijon against Retired People Condition Reform.
If not wrong, the purpose of these little stories is about to justify that you want to be a dog.
We are afraid there is an huge misunderstanding. Our institution is nearly 300 years old - est. 1717 by
King George I - and doesn't have vocation to interfere in such "artistic search" like yours. Our daily work
consists in bringing to light refined warthogs, heavy brained humanoïds or upper class heroes and not to
lend an ear to mystic tramps. We have no time to waste with foolish things, Mister Old Dogman.
Consequently, the Royal Academy gives you a wink and says goodbye.
november 1968, you held head to your letters teacher, Mr François Busser, then in late summer 1971
during your military service, you spit your gum on Sergent Weisserkohl's back. At last, on saturday 29th
october 2010, you took part in protest march in Dijon against Retired People Condition Reform.
If not wrong, the purpose of these little stories is about to justify that you want to be a dog.
We are afraid there is an huge misunderstanding. Our institution is nearly 300 years old - est. 1717 by
King George I - and doesn't have vocation to interfere in such "artistic search" like yours. Our daily work
consists in bringing to light refined warthogs, heavy brained humanoïds or upper class heroes and not to
lend an ear to mystic tramps. We have no time to waste with foolish things, Mister Old Dogman.
Consequently, the Royal Academy gives you a wink and says goodbye.
Harry Prim,
RWASH secretary
vendredi 18 mai 2012
LES BONS PLANS (4)
Vos efforts épistolaires ne sont pas couronnés de succès. Votre journal oscille entre le terne et le rébarbatif. Alors que vous progressez de façon spectaculaire dans l'expression orale, l'écrit s'obstine à vous tourner le dos. Le réel jette une lumière froide sur votre style. Celui-ci souffre d'un manque de force, vous le trouvez redondant, sans réelle consistance. Un bon plan consiste à lui faire prendre un bain de style.
Procédez comme suit :
Procédez comme suit :
- prenez un échantillon représentatif de votre prose (30 pages) et manuscrit (impératif)
- séparez le en trois parts égales de 10 feuilles
- sortez de vos rayons quatre livres de vos auteurs préférés, ceux dont l’admiration vous inhibe et tue dans l’œuf votre ambition
- juxtaposez : un livre de maître - 10 feuilles de votre prose - un livre - 10 feuilles - jusqu'à obtenir un gros sandwich de 4 livres pressant les 3 liasses de votre main
- placez en bas de la pile l'ouvrage le plus rigoureux, le plus indiscutable à vos yeux et au sommet le plus novateur, le plus libre, dans la forme comme dans l'esprit
- placez en bas de la pile l'ouvrage le plus rigoureux, le plus indiscutable à vos yeux et au sommet le plus novateur, le plus libre, dans la forme comme dans l'esprit
- conservez ce petit édifice littéraire dans une pièce fraîche, à l'abri de toute lumière vive, pendant une durée de 4 à 6 mois
- à l'issue de la période de percolation, reprenez votre manuscrit et attaquez la falaise des mots
- si les symptômes persistent après 60 jours, consultez votre médecin
- à l'issue de la période de percolation, reprenez votre manuscrit et attaquez la falaise des mots
- si les symptômes persistent après 60 jours, consultez votre médecin
mardi 15 mai 2012
J'ALLAI À L'INFIRMERIE POUR CHIENS - MA DEMANDE DE RATTACHEMENT À LA RACE CANINE EST EN COURS - ET DIS AU DOCTEUR POUR CHIENS : « J'AI FAIT UN RÊVE... PLUSIEURS CHIENNES MAGNIFIQUES S'APPROCHAIENT DE MOI... ET PLUS ELLES SE RAPPROCHAIENT, PLUS JE LES REPOUSSAIS... AVEC LA TÊTE ET LA QUEUE ! » LE DOCTEUR ME DIT : « PAS DE PANIQUE MON CHER MONCHIEN, QU'ATTENDEZ-VOUS DE MOI ? » JE DIS : « DOCTEUR, POUVEZ-VOUS ME COUPER LA TÊTE ET LA QUEUE ?.. »
lundi 14 mai 2012
Pour illustrer de manière caricaturale deux des multiples variables de l'équation humaine, on peut tracer deux courbes. La courbe physique et la courbe mentale. La courbe physique croît de la naissance à 30 ans environ, puis passe par un plateau à l'étiage instable, avant de décliner lentement mais sûrement après 45. La courbe mentale est moins prévisible. Elle croît aussi, mais de façon moins linéaire, passant par des périodes de moindre activité, pendant lesquelles toute perte de performance n'est pas rédhibitoire. Le retour à l'état antérieur reste possible, dans une large mesure. Si régression il y a, à plus forte raison en cas de dépression, la faculté de résilience est une réalité, souvent ignorée, mais efficiente jusqu'à un âge avancé. Le point crucial de ce graphe est donc le moment où les courbes se croisent. Mais quand on s'en aperçoit, la chose est faite et cette révélation se borne à un constat. Amiable doit être celui-ci, mais aimable souvent il n'est pas. Alors que le corps rue dans les brancards et s'épuise en un vain baroud d'honneur, l'esprit continue à s'enrichir de l'expérience de chaque instant, telle une bibliothèque accueillant les livres sans limite de nombre, de taille, de poids, sans filtre académique ou dogmatique, ni valeur supposée ou reconnue.
~)(~
P.S. j'ai bien conscience que ce court exposé reflète une pensée typiquement occidentale qui ferait sourire les millions - les milliards (!) - d'adeptes des philosophies orientales. Mais sans la liberté de dire des conneries, le pigiste perd toute légitimité, même s'il garde son crayon bien calé sur l'oreille.
~)(~
P.S. j'ai bien conscience que ce court exposé reflète une pensée typiquement occidentale qui ferait sourire les millions - les milliards (!) - d'adeptes des philosophies orientales. Mais sans la liberté de dire des conneries, le pigiste perd toute légitimité, même s'il garde son crayon bien calé sur l'oreille.
vendredi 11 mai 2012
mercredi 9 mai 2012
mardi 8 mai 2012
Depuis que ma conscience politique s'est éveillée, vers l'âge de quarante-cinq ans, mon rêve est de rejoindre le MIM*, avenue Marceau à Paris (8ème). Malheureusement, son secrétariat m'a envoyé une énième fin de non-recevoir et à ce jour ma situation se résume à ce choix cornélien : le CFTP** qui recrute large ou le PRAB*** qui jouit d'une réputation douteuse. Je ne sais pas quand qu'en penser. Une bonne sieste de huit heures et j'aurai les idées en face des trucs. À plus tard.
* Mouvement des Indolents Magnifiques
** Confédération des Faignasses de Tout Poil
*** Parti des Refusés et Autres Borderline
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