mercredi 5 décembre 2012

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (6)

En réalité, on aime ses parents pour leurs défauts affirme M.Rufo, un psychiatre humain. Foi d'animal, je signe des quatre pattes. Mon père était un berger allemand de toute beauté, mais il avait une faiblesse handicapante, un penchant auto-immun qui lui faisait percevoir autrui par intermittence seulement. Sa perception de l'ici et maintenant était incertaine, son empathie émettait un signal faible, perturbé par des éléments qui m'étaient d'autant plus étrangers que je ne connaissais rien de sa vie antérieure à ma naissance. Ma mère, épagneule non ibérique, souffrait de cette conjonction de facteurs défavorables et il m'a fallu plus d'un lustre canin - 40 ans en EAH - pour faire un lien entre sa souffrance et mon CDE (complexe de dog émissarité). Tout cela pour une simple question de genre. Émargeant au sexe masculin, je me suis glissé sans coup férir et sans m'en apercevoir dans la peau de mon père. Quand on ajoute à ça le poids du déterminisme génétique qui n'est pas mince, mais qui relève d'un autre registre, plus formel, on voit que le libre arbitre et les marges de manœuvre sont bien maigres.

mardi 4 décembre 2012


     
           
          Droopy Goldman                                    
          24, rue Kupferberg                               
          21  TARSUL                                            au Parti Communiste Français
                                                                            44, rue Le Peletier
                                                                            PARIS 9ème

                                                                            à l'attention de M.Thorez

                                                                            
          
          Cher Maurice,

          Dans ta lettre du 10 novembre dernier, tu me demandes de régulariser ma
          cotisation au plus tôt et d'acheter mon timbre avant le 25 novembre.
            
          Je trouve que tu es bien pressé de recouvrer cette somme modique auprès
          d'un kohl caucasien dévoué comme moi. Certes je ne roule pas sur l'argent
          mais je n'ai jamais omis de payer mon écot et ma vignette de décembre
          viendra bientôt rejoindre ses camarades de 1952, comme ce fut le cas en
          1951 et les années précédentes. Ci-joint, copie de ma carte en bon état
          de validité si j'en crois les statuts, que tu dois connaître mieux que moi.

          Reçois nos sincères stakhanovations, toi et tes fidèles ronds-de-soviets,

          de la part de toute la cellule Lénine.


                                                                            D.O.Goldman

                                                                            Section G.Péri


  

                                                                                                   

lundi 3 décembre 2012


pour vivre h-----x, vivons c----s

dimanche 2 décembre 2012

MOURIR ?                                                                     JAMAIS !





PLUTÔT





CREVER !                                                                            SINÉ

samedi 1 décembre 2012

MARRE DES REPRISES POURRAVES ! DEPUIS « HERE COMES THE NIGHT » PAR DUCKS DELUXE OU « POLICE ON MY BACK » PAR THE CLASH, QUOI DE NEUF SOUS LE SALE ŒIL DE SATAN ? JE LANCE UNE PÉTITION POUR QUE KEVIN ROWLAND SORTE DE SA RETRAITE ET NOUS FASSE LE « DYNAMITE DAZE » DE KEVIN COYNE !

http://grooveshark.com/s/
Police+On+My+Back/4sT87W?src=5


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vendredi 30 novembre 2012


             Banco


Dans ma poche j'ai mis les billets
 et comme il y en avait encore
dans une valise j'ai mis les billets
 et comme il y en avait encore
dans un camion j'ai mis les billets
 et comme il y en avait encore

dans un wagon j'ai mis les billets
 et comme il y en avait encore
j'ai regardé ce qu'il y avait marqué
 si c'était pas des faux billets

Dessus c'était écrit "banco nacional
 
de la republica cubana", couleur verte
comme des dollars, mais de mauvaise
 
qualité, de mauvaise facture dirait-on
pour faire un bon mot, mais enfin
 c'était pas des billets de monopoly
alors pourquoi ça avait l'air d'une farce
 pourquoi est-ce qu’on n’y croyait pas ?

Porque caché dans un pequeno rincon
 entre la bandera della republica
cubana y una vista della gran plaza
 della revolutione, il y avait écrit
"el director del banco nacional" et
 c'était signé de trois lettres : Che !

jeudi 29 novembre 2012


        Instant Drop


La goutte d'eau de l'instant présent
the instant drop of water

tombe sur le sommet de ma tête
falls on the top of my head

d'une stalactite de larmes gelées
from a stalactite of frozen tears

sur une boursouflure d'humanité
on some kind of human puffiness

condamnée à l'oubli de la malfaçon
forced to mistake and oblivion

à la poubelle de la civilisation
to the garbage of civilization

comme un avorton de la pensée
like a bad born baby thought

asphyxié par son propre cordon
strangled by his own cord

mercredi 28 novembre 2012


 machine à en découdre, vers 1968 

mardi 27 novembre 2012

 La dix-millième visite du Fermoir a eu lieu à 10h40, 44 ans et 2 jours après l'apparition de The BEATLES le 25 novembre 1968 >< 8691 erbmevon 52 el SELTAEB ehT ed noitirappa'l sérpa sruoj 2 te sna 44 ,04h01 à ueil ue a riomreF ud etisiv eméillim-xid aL  
Trivial Pure Shit (1)

Première question POLITIQUE / VIE PUBLIQUE :
De quel groupe des années 80 Jeffrey Copey était-il le chanteur ?

A - les Bossuets de Meaux
B - les Olivensteins
C - les Cacatoès
D - les Cocoès

N.B. Attention, il y a un piège !

lundi 26 novembre 2012

L'oncle Robert. Je n'ai pas le souvenir de l'avoir jamais rencontré, mais j’ai gardé celui de son portrait, une photo en noir et blanc prise de trois quarts, dans le style classique du studio Harcourt. L’image était sous verre dans un cadre posé sur le poste de TSF chez nos grands-parents, au coin de la bibliothèque derrière le fauteuil Morris. Un haut lieu de notre enfance en appartement. Le poste de radio tout en angles et en plastique marron et ivoire trônait sur un guéridon dans l’angle de la pièce. Il émettait tous les samedis soir une pièce policière que notre grand-père n'aurait manquée pour rien au monde. Un petit signal étoilé vert fluo indiquait la qualité de la réception en s’ouvrant plus ou moins comme un œil de chat. Dans la bibliothèque, un meuble finement sculpté dans un style baroque bourgeois, régnait l’ordre, à défaut de luxe et de volupté. Un tabernacle des arts académiques excluant toute modernité, où l’on cherchait ce qui ne s’y trouvait pas, mais qui pouvait servir de tout autre chose qu’un lieu dédié à la lecture. D’instrument de musique par exemple, en tournant ses deux colonnes torsadées qui produisaient alors un son strident proche de celui de la longue corne des bergers suisses, en plus aigu. De miroir déformant avec ses vitres en verre soufflé. Quant au fauteuil Morris, c'était un magnifique spécimen de cabane-cachette. Son dos était inclinable sur une barre horizontale qu'on pouvait déplacer sur une série de crochets disposés à l’arrière des accoudoirs en bois verni. Ce système, ludique en soi, présentait un double avantage. Celui d’une indéniable innovation qui lui était conférée par la maniabilité et la robustesse du système barre et crochets métalliques, et celui d’une cabane intemporelle, car l’arrière du fauteuil servait de réceptacle à un repose-pied qui en position repliée laissait de la place pour occuper l’endroit. On pouvait donc y garder toutes sortes de trésors de guerre pris à l’ennemi d’alors, l’ennui. Tout objet, précieux ou non à nos yeux, pouvait se retrouver un jour dans cette minuscule caverne d’Ali Baba. Dans le dos de Morris transitèrent les frets les plus variés, gâteaux secs, bonbons ou caramels, journaux, cartes postales du temps présent en cours d’étiolement, catalogues de Manufrance, voitures ou chevaux de course en déshérence. Tous objets craignant la lumière trop vive du rigorisme ménager de notre grand-mère et qui devaient être prudemment soustraits à sa vue. Pour cela, nous avions les coussins violets. Quelques gros coussins de velours qui avaient perdu leur éclat et sentaient la poussière, mais avaient un pouvoir d’occultation remarquable. Un de chaque coté du fauteuil et la nuit tombait chez Morris. Comble de l’utilitarisme, ils pouvaient transporter l’occupant de Morris directement du monde du réel au monde des rêves, par le seul pouvoir hypnotique de leurs rayures jaunes bordées de noir sur fond violet, telle une grosse guêpe posée sur une digitale dans la forêt à la tombée du jour. Et un demi-siècle plus loin dans l’espèce tant décriée d’espace-temps qui nous tient lieu de liquide amniotique extra-utérin, quand le manque de quiétude se fait sentir telle une contracture de la pensée, le calme revient à l’évocation du gros fauteuil docile ... Peace, peace, Morris is not dead, he does not sleep, he has just awakened from the dream of the purple flower near the screaming columns...  © D.O.Goldman, 2007

samedi 24 novembre 2012























Eric
Bleu

Ginger
Vert

Jack
Rouge

Ô Noir

Ü Blanc
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Passing+The+Time/2zcltk?src=5

vendredi 23 novembre 2012


CE QUE VOUS                                   DITES PAR                                  LA BOUCHE






              POUVANT                                             ÊTRE                                             RETENU






                            CONTRE                                              VOUS                                              PRENEZ






                                           LE PARTI                                            DE L'É                                             CRITURE

jeudi 22 novembre 2012

À vélo, je descends la rue principale de ce petit bourg des Alpes, en roue libre. Sur le porte-bagages situé devant le guidon, en éclaireur éclairé, est assis un enfant qui doit être mon dernier-né puisqu'il m'appelle papa. Papa, c'est là, tourne à droite ! Au bout de la rue, une terrasse de café. Je hèle le garçon. C'est bien ici l'Assemblée Générale ? Oui, je suis le syndic. La dernière fois, c'en était un autre. Qui êtes-vous ? Xavier-Yves Zermutti. Pas d'enfant en bas âge en AG, s'il vous plaît. Eh bien, vous avez le sens de l'hospitalité, M.Zermutti ! Il me gifle. Je regarde Morgan. Papa, il t'a giflé !? Je lui fais un clin d’œil façon "attends, c'est pas fini". Je demande à deux personnes dans l'assemblée de témoigner qu'un homme m'a giflé dans un lieu public. Un homme âgé lève la main. Merci Monsieur. Puis la baisse. Il ne vous a pas giflé, il vous a souffleté. C'est vrai, mais vous trouvez ça normal ? Il la relève. Une femme lève la main. C'est par solidarité avec mon mari, qui l'a fait par solidarité. Merci Madame. Je me tourne vers Xav-Yves Zermutti. Monsieur, en ma qualité d'offensé, je demande réparation sur le playground, dimanche matin à 9h. Je serai accompagné de mes deux témoins et de mon fils. En tant que plaignant, j'ai le choix de l'arme. Je choisis le tear drop. X-Y. Z. ouvre des carreaux béants comme un panier vide. Morgan exulte et me saute au cou. Ouwêêh P'pa, y sait pas ce que c'est qu'un tear drop !

mercredi 21 novembre 2012



  


                        niche fiscale   [ détails ]

mardi 20 novembre 2012

Le génie de la politique, ça n'existe pas en tant que tel. Cet élément n'a jamais pu être isolé de son époque, de son contexte. Il lui faut être hébergé par un humain de bonne lignée, mentalement armé et robuste physiquement, un porteur sain qui fera en sorte de le synthétiser et d'en transmettre les effets bénéfiques à une multitude. Certains hommes, certaines femmes politiques ont eu du génie. Pourquoi ont eu, et pourquoi pas ont ? Parce qu'il faut le recul de l'histoire pour extraire le cristal du génie de sa gangue de lave refroidie. En voici quelques spécimen (et spéciwomen), par ordre d'apparition à l'écran :
1) Rosa Luxemburg (1870-1919) : révolutionnaire allemande au destin tragique, dont l'idéal prospéra entre deux guerres, avant de finir écrasée entre Bolchevisme et République de Weimar. Pour la faire taire, il fallut lui mettre une balle dans la tête.
2) Charles de Gaulle (1890-1970) : sa vie fut longue et passionnante, débordant de choix difficiles et par là-même d'innombrables occasions de se tromper et de se renier, ce qu'il ne fit que très rarement, rapport à la densité du siècle. Immense et indélébile est sa trace.
3) Ernesto Guevara (1928-1967) : dans son parcours terrestre, de sa naissance argentine à sa mort assassine, tout regorge de sens. Médecin dans sa jeunesse, révolutionnaire au parcours hors du commun, il a réalisé la fusion parfaite entre ses idéaux et ses actes, mettant sa vie dans la balance dans tous ses combats. Oubliez l'icône et prenez-le pour ce qu'il est, un modèle d'humanisme et d'intégrité politique.
4) Robert Badinter (1928-    ) : son discours de septembre 1981 à l'Assemblée Nationale en forme de plaidoyer contre la peine de mort le dispute à ceux des plus grands orateurs, de Martin Luther King à André Malraux. C'est aussi un pédagogue, cf. la réponse faite à un étudiant qui lui demande un conseil, une méthode pour rendre la justice. « La justice ? Vous avez votre vie pour y penser. Commencez par combattre l'injustice ! ».
5,6,7) les Pussy Riot : provoquer Poutine sur l'autel de sa propre orthodoxie, faut avoir les ovaires pour le faire. Une jolie contribution à la préface d'un best-seller : Quand la Russie s'extirpera (du permafrost).

lundi 19 novembre 2012

Bien que non-sympathisant de l'UMP-PMU, j'ai pris mes responsabilités et je suis allé voter. Mon candidat de coeur était Flippé mais aux dernières nouvelles c'est Couillon qui a gagné !
On a reçu ça au journal
                                                            
             
      


          BCP Banque Complete Pratique

          

          Bonjour,

          Suite à une erreur de notre systéme infourmatique, notre conte vous
          a été conté 20 fois dans la même semaine.
          En effet, some de nos contes clients ont été débitté 20 voir 30 fois
          sans que ceux-là se voient, qui plus ait cette erreur infourmatique
          a occasionner sans mentir prêt de 950 opérations éronné.
          
          Nous tenons à signaler que pour recrédité notre conte dans les plus
          brèves délais et rectifier toute trace d'erreur :

          VEUILLEZ COMPLETER CE FOURMULAIRE ET NOUS LE FAIRE
        PAR VENIR VIA NOTRE ESPACE REMBOURCEMENT SÉCURISÉ.

 ESPACE REMBOURCEMENT SÉCURISÉ 

          Nous nous excusons de la gene occasionnéé, merci bcp !

                                                                      
                                                                    M. Mortaise, chef de rang MSH
                                                                         Marrakech South Haouz 

 

       

dimanche 18 novembre 2012

P : "Parrain"... what's that ?
V : Godfather
P : Supposed to be a compliment ?
V : I don't know... it fits you well

Espion(s) de Nicolas Saada avec Stephen Rea (Palmer) et Guillaume Canet (Vincent)