vendredi 15 juillet 2011

jeudi 14 juillet 2011

Il remisait les p..... à la cave
P... en avoir le p... longtemps p.......
Il avait été officier de p..... judiciaire
Un p...... choix qui s'était imposé à lui
Et à ses heures p......, il était artiste p......
P..... que l'on p... être et avoir été
Entre faire une requête au p......
Ou p...... un p...... des Vosges
Longtemps, il n'a p.. choisi

Avait-il sa p..... idée de l'enfer et du p...... ?
De quoi avait-il p... en dernier lieu ?
Sans doute de la p... elle-même
P..... de sentiment commun à tant
Mais que p....... ne veut p.......
C'est comme ça qu'on reste p..... là
P..... comme un p....
With a p..... full of shells
Des coquillages p.... les p.....

mercredi 13 juillet 2011


© Ian-Patrick

Mourir+Pour+Des+Id+es/396Eii?src=5

mardi 12 juillet 2011

Dans l'arrière-boutique de l'officine
La personne qui travaille avec moi
Me demande pourquoi je le traite de "kayreuth"
Qu'est-ce que ça veut dire ? mi-figue mi-raisinne-t-il
C'est de l'allemand, ça veut dire barge, loufdingue
Ah bon, et ça ? ( je tiens une scie à la main)
Ça ? C'est une machine à doubler la clientèle

lundi 11 juillet 2011


Janvier 1970. Dans le building du rock anglais, la peinture s'écaille par endroits.

CBS Studios, New Bond Street, London. Stan Webb en remet une couche.



http://www.deezer.com/fr/#/ 
music/playlist/62336175

dimanche 10 juillet 2011


Je suis avec Natch sur une terrasse. C'est le matin, il fait beau. La terrasse est entourée d'un mur bas. Jusqu'à l'horizon, des monts boisés. Aucune construction, rien que la forêt de résineux, à perte de vue. Nous sommes au pied du mur, regardant nos pieds. Je lui donne une de mes sandales pour qu'il l'essaye. Ce faisant, il perd l'équilibre et tombe par-dessus le mur. Tremblant comme une feuille, j'assiste à la chute, d'une hauteur qui me semble vertigineuse. En contrebas, la forêt est insondable. Je vois un bosquet qui prend feu à l'endroit où il est tombé. J'appelle pour chercher de l'aide, mais je ne croise que des femmes qui ne m'entendent pas. Pas un homme dans ce lieu qui ressemble à un château en Bavière. Je trouve enfin sa femme. Elle est avec ses filles. Je lui dis ce qui s'est passé. Je pleure à chaudes larmes. Elle me dit de ne pas m'inquiéter, qu'il est sûrement en  vie. "Il est solide, il s'en sortira". Peut-être, mais dans quel état ? Peu après, un ambulancier ramène N. sur un brancard, entièrement couvert de bandelettes, sauf la tête qui est intacte. Il se lève et nous raconte sa chute, comment les plus gros obstacles, rochers, arbres, l'ont épargné. Il a l'air en pleine forme, je n'en crois pas mes yeux. Sa femme ne manifeste ni étonnement, ni émotion particulière. Elle me regarde en coin, avec un petit sourire complice du genre "tu vois, j'avais raison, il est solide". Ses filles passent et repassent entre nous comme si de rien n'était. Devant mon incrédulité proche de celle d'un mauvais chrétien, N. défait les bandelettes pour donner du crédit à son récit. Le corps nu et filiforme est intact, pâle comme l'ivoire. C'est une image du Christ inversée, un négatif de la foi. La tête et l'extrémité des membres sont vierges de toute trace, exempts de la moindre blessure. Par contre, plusieurs parties du corps sont suturées de points en forme de x, formant des petits groupes de points de croix noirs, plus ou moins serrés. Deux ou trois x pour une petite blessure, une concentration de x pour les parties les plus touchées. Je suis abasourdi, car N. décrit tout cela sur le ton d'un professeur d'anatomie devant ses élèves. Sont marqués, les cuisses, le thorax, les épaules et le haut des bras, le cou. Je m'aperçois que j'ai quelques pin's piqués dans le gras de la cuisse, comme des tiques sur un chien. Ils ont la forme de minuscules palettes de peintre, sans le trou pour le pouce. La surface colorée est émaillée, brillante comme un bonbon. N. les retire de ma jambe comme si c'étaient des ventouses sur un hérétique. "C'est la musique qui fait ça", me rassure-t-il. Je remarque un disque posé sur le brancard vide. La pochette est austère, en papier kraft, avec juste les titres des morceaux écrits en petits caractères. Sur certains titres, des petites croix en x, sur d'autres non.

samedi 9 juillet 2011

Strawberry  Flowers



For  Today

vendredi 8 juillet 2011

minuit... allongé pour le compte ou pour le sommeil... ou pour les deux... sans bruit, ni lumière, ni objet... dans la conscience repliée derrière les paupières closes, est une boite dépliée... pour s'endormir, il faut la reconsidérer... puis la refermer... mais il faut qu'elle contienne quelque chose, un fragment du réel ou de l'imaginaire, une idée, un concept... mais il n'y a rien... une absence de matière, un vide qui se creuse et accroit la pression... la pression fermente... fermenter la pression ?
le concierge


n'est pas
dans l'escalier


??

jeudi 7 juillet 2011



Les Fugs étaient un monstre à trois têtes
Ed Sanders, Tuli Kupferberg, Ken Weaver




En 1968/69, ils écrasèrent le paysage
il en reste quelques empreintes



Dans l'asphalte de New York
Et dans le vinyle de Reprise Records


http://www.deezer.com/fr/music/playlist/62254154

The garden is open by Tuli Kupferberg from "Tenderness Junction" - Reprise 6280 (1968)
Life is strange by Tuli Kupferberg from "It Crawled Into My Hand, Honest" - Reprise 6305 (1968)
Four minutes to twelwe by Ken Weaver from "The Belle Of Avenue A" - Reprise 6359 (1969)
Queen of the nile by Ed Sanders from "The Belle Of Avenue A" - Reprise 6359 (1969)

mercredi 6 juillet 2011

Remettons les éléments en perspective. John a atteint ses 40 ans. De justesse, mais il les a touchés. George s'est éteint avant de souffler ses 60 bougies. Il s'en est fallu de peu, six mois seulement si on inclut sa vie intra-utérine. À ce jour, Paul et Ringo sont toujours sur la brèche, à des degrés différents.

London Airport, July 8, 1966                                                                                                           photo © Europix
          
En nous laissant porter par cet algorithme, émettons une hypothèse, celle que les deux fêteront leur quatre-vingtième anniversaire. En corollaire, avançons qu'un seul voguera vers le récif chimérique des cent ans. J'ai le pressentiment que Ringo lâchera la rampe le premier, vers 2025. Un jour particulier au pied du Liver Building, with a little help from his friends. Paul serait donc le dernier à passer de l'autre coté du miroir. Dans quelles circonstances ? Je ne sais pas. La mort de Paul est un cap que je ne veux pas franchir.

mardi 5 juillet 2011


     Q
        L
           Q
              A
                 O
                    S
                                          Qui
                                             Le
                                                Que
                                                   À l'
                                                      Où
                                                         Sou


                                                                            Qui es-tu ?
                                                                               Le rescapé d’une armée de
                                                                                  spermatozoïdes morts-nés
                                                                                     Que fais-tu ?
                                                                                        À l’indicible, nul n’est tenu
                                                                                           Où vas-tu ?
                                                                                              Sous le pont mikado, 
                                                                                                 cool est le zen


MOI AUSSI JE ME SUIS DEMANDÉ SI JE NE POUVAIS PAS
VENDRE QUELQUE CHOSE ET RÉUSSIR DANS LA VIE
CELA FAIT UN MOMENT DÉJÀ QUE JE NE SUIS BON A RIEN
JE SUIS ÂGÉ DE QUARANTE ANS. L'IDÉE ENFIN D'INVENTER
QUELQUE CHOSE D'INSINCÈRE ME TRAVERSA L'ESPRIT
ET JE ME MIS AUSSITÔT AU TRAVAIL. AU BOUT DE TROIS MOIS
JE MONTRAI MA PRODUCTION À PH.ÉDOUARD TOUSSAINT
LE PROPRIÉTAIRE DE LA GALERIE SAINT-LAURENT. MAIS C'EST
DE L'ART, DIT-IL, ET J'EXPOSERAIS VOLONTIERS TOUT ÇA
D'ACCORD, LUI RÉPONDIS-JE. SI JE VENDS QUELQUE CHOSE
IL PRENDRA 30%. CE SONT PARAÎT-IL DES CONDITIONS
NORMALES, CERTAINES GALERIES PRENANT 75 %
CE QUE C'EST ? EN FAIT, DES OBJETS

MARCEL BROODTHAERS, BRUXELLES 1964


MARCEL BROODTHAERS, MOI AUSSI
JE ME SUIS DEMANDÉ COMMENT PRONONCER
LE NOM DE CET ARTISTE BELGE
BROOD C'EST FACILE, ON DOIT DIRE BRODE
ET NON BROUDE À L'ANGLAISE, MAIS THAERS
COMMENT DÉFAIRE CE NŒUD PHONÉTIQUE ?
ET DOIT-ON PRONONCER LE S ?
BRODE TA-HÈRE OU TA-HÈRSE ?
À MOINS QUE LE A ET LE E COLLÉS
NE FUSIONNENT EN TÈRE OU EN TERSE
ET ENFIN, QUID DU D ET DU T ACCOLÉS ?
CES DEUX DENTALES PEUVENT ELLES SE NUIRE
MUTUELLEMENT À CAUSE DE CETTE PROMISCUITÉ
EMBARRASSANTE POUR NOUS, PAUVRES LATINS
MAIS PAS POUR LES GENS DU NORD, HABITUÉS
DEPUIS TOUJOURS À CES TERMINAISONS
CES DEUX CONSONNES NE SE MORDENT ELLES
PAS SUR LES BORDS ? LAQUELLE DOMINE L'AUTRE ?
BROTERSE, BRODERE? OU ALORS BRODERSE ?
BROTHER, BRUDER... ON DIRAIT QU'IL Y A
COMME DU FRATERNEL LA-DESSOUS !

lundi 4 juillet 2011


I'm white
and
I'm not proud

dimanche 3 juillet 2011

L’énoncé des principes du Fermoir ne doit pas excéder deux jours. Il est impératif d’en finir aujourd’hui avec cette phase préliminaire, sous peine de nullité.





Après cinq lignes blanches, et en l’absence d’objection, je déclare le Fermoir de Clapet Anti-Retour ouvert pour une durée de 57 jours (tacitement reconductible par périodes de 19 jours). Tout recours ayant pour but d'empêcher ou de limiter son activité est recevable au greffe du tribunal de la Zone de la Porte d'Ivry, Paris 13è, seul compétent en la matière.



En conséquence, la possibilité d'émettre court jusqu’au samedi 27 août 2011 à 0h34.

samedi 2 juillet 2011

Dans le Fermoir trouvera place toute chose non lue, en attente dans une messagerie imaginaire. J’aurais donc pu le baptiser Germessim, Germoir de Messages Imaginaires.
Mais le Fermoir bénéficie d’une antériorité, ne serait-ce qu’alphabétique.
Le principe fondateur en est l’opportunité. Nulle unité ne doit en principe y régner, pas plus d’action que de temps ou de lieu.
Il devait initialement être rédigé à la troisième personne. De cette façon, chacun aurait parlé de la même personne.
Pour vous, ce serait « lui » ou « elle ». Pour moi aussi, « il » ou « elle ». Cela paraît idéal. Mais ça ne l’est pas. Cette proximité, cette communauté d’esprit est artificielle.
De mon point de vue, « je » est moi. Du vôtre, « je » est un autre, que vous désignez par « il » ou « elle » si vous vous adressez à un tiers, par « tu » ou « vous » si vous me parlez. En utilisant le je, le Fermoir rejoint donc une certaine réalité.
Mais le réel présente t-il de petits - de minuscules ? - multiples communs à chacun ?

vendredi 1 juillet 2011





Ce jour marque l’ouverture du Fermoir.
Qu'est-ce à dire ?
En réalité, il s’agit d’un très modeste clin d’œuvre à l’Oulipo.
En quoi mon Fermoir se démarque t-il du concept créé par François Le Lionnais et Raymond Queneau ?
En tout, puisque ni son contenu ni son enveloppe n’auront à voir avec l’Ouvroir de Littérature Potentielle.
Reste son nom, inspiré librement de ce dernier.
Je vous présente donc le Fermoir de Clapet Anti-Retour, dont la marque - non déposée - est « Ferclaar ».
À chaque serrure suffit son pêne, je vous dirai donc demain les quelques principes qui sous-tendent l’existence du Fermoir.

samedi 30 décembre 2000

Un blog comme le Fermoir donne un pouvoir sur le temps. Défiant les contingences de l'ordinaire, acceptées par une immense majorité qui s'y est habituée, mais combattues par quelques doux rêveurs, le rédacteur peut se projeter à son gré dans le siècle, par la souris et le clavier, et aussi par d'autres artifices. Si vous lisez ce message, c'est que vous avez trouvé le mécanisme et je vous invite donc à me suivre dans le jour d'avant, qu'on peut appeler aujourd'hier. ~)(~

vendredi 29 décembre 2000

Ce matin, juste avant midi, j'ai rendu visite à Natch. Une visite si longtemps retardée qui trouve sa place le jour de ses cinquante ans. Mais cela je ne le sais pas encore. Tout ce que je sais, c'est que Natch est vivant et qu'il va bien, enfin pas si mal puisqu'il a répondu à mon appel et que nous sommes enfin réunis. ~)(~