Scorp Lion © dog old man 1976
dimanche 29 mai 2016
vendredi 27 mai 2016
FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (75)
Chiot et jeune chien, j'étais naïf, crédule à un point qui confine à la bêtise. On me faisait avaler n'importe quoi. Mes parents, mes profs en ont usé et abusé, les premiers pour me "protéger", les seconds pour me guider vers un soi-disant "savoir médian" sensé m'ouvrir les portes d'une vie professionnelle pourvoyeuse de réussite. Résultat des courses, comme dit JPC, je me suis fermé les routes du rêve, les croyant réservées aux voyous. Aujourd'hui, je n'ai plus ni parents, ni profs et je peux laisser aller mon esprit là où il veut. I'm fixing a hole where the rain gets in and stops my mind from wandering where it will go!
><
Je n'avale plus n'importe quel os, mais chassez l'atavisme et il revient au galop. Ainsi, il a fallu que j'atteigne un âge avancé pour que j'admette que ce n'est pas George qui prend le solo de While my guitar gently weeps. Pour moi, cette pépite signée Harrison ne pouvait pas être magnifiée, ni par Eric Clapton, ni par un autre. Devant les témoignages et les évidences, je me suis fait une raison. Et hier, j'apprends que ce n'est pas Ringo qui joue la batterie sur Back in the USSR. Me voilà un peu bête, beaucoup chien, d'apprendre qu'une imperceptible illusion plane sur le 1ER titre de l'album N°1 du groupe HORS CATÉGORIE.
jeudi 26 mai 2016
mercredi 25 mai 2016
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mardi 24 mai 2016
lundi 23 mai 2016
RETOUR AUX SOURCES (2)
SOURCE LUCAS
Température au griffon : 27°C
Ph : 6,8
Captage : naturel, puits à 15m de profondeur, à proximité de la rue Lucas
Débit : 15 l/mn
Déclarée d'intérêt public : 23.01.1861
Particularité : on lui reconnait des vertus antiallergiques et dermatologiques
Origine du nom : anciennement Petit Boulet, Source Sornin, Source des Acacias.
En 1802, elle fut rachetée, pour le compte de L’État, par le baron Lucas, Médecin Inspecteur des Eaux
En 1802, elle fut rachetée, pour le compte de L’État, par le baron Lucas, Médecin Inspecteur des Eaux
samedi 21 mai 2016
vendredi 20 mai 2016
Un jour, dans les années 80, je me suis trouvé dans le même compartiment de métro que Jean-Pierre Léaud. Il était assis près de la porte, ne regardant pas si on le reconnaissait. Une autre fois, non loin de la place de l'Odéon, j'ai vu Régis Debray enfourcher son vélo. Ça s'est arrêté là. Je n'ai fait aucun pas de côté qui m'aurait permis de voir le profil de Truffaut dans l’œil de Doinel, de poser ma semelle dans une empreinte du Che en Bolivie.
jeudi 19 mai 2016
Jeudi dernier sur France 5, un n° de DUELS que j'attendais et qui ne m'a pas déçu : Godard vs Truffaut. Comme le fait remarquer Mathieu Amalric : entre Godard et Truffaut, on n'est pas obligé de choisir. On peut les aimer les deux, pour des raisons différentes. Je partage son avis. En faisant ce non-choix, on évite aussi de tomber dans les querelles de puristes et les gloses élitistes. Ceci mis à part, je ne savais pas que la correspondance de Truffaut contenait cette longue lettre de rupture écrite en 1973 par François à Jean-Luc, en réponse à la demande d'argent du franco-suisse pour coproduire son nouveau film. Il faut dire que Godard ne fait jamais dans la dentelle, qu'il utilise de la pellicule ou du papier à lettre : « J'ai vu hier La nuit américaine. Probablement personne ne te traitera de menteur, aussi je le fais ». S'en suivit cette très longue réponse de Truffaut en forme de réquisitoire, de règlement de comptes, agrémentée de formules au vitriol ( cf. le fameux "comportement de merde sur un socle" ). Tout ce qu'il dit est légitime. Faut-il pour autant pousser Godard dans le vide que creuse cette fracture, mettre la tête sous l'eau au père d' À bout de souffle, Bande à part, Les carabiniers, etc. j'en passe et des moins moches ? Je ne le pense pas. Et Jean-Pierre Léaud non plus, qui doit tout à l'un et le reste à l'autre.
mercredi 18 mai 2016
lundi 16 mai 2016
RETOUR AUX SOURCES (1)
SOURCE DES CÉLESTINS
Température au griffon : 22°C
Ph : 6,7
Captage : naturel, cavité à 30m de profondeur, sous la partie haute du parc des Célestins
Débit : 167 l/mn
Déclarée d'intérêt public : 23.01.1861
Particularité : la seule source de Vichy actuellement embouteillée
Origine du nom : un couvent de moines Célestins construit sur le rocher en 1410 lui donne son nom. Le pavillon est classé monument historique.
vendredi 13 mai 2016
Mon père était comme tout le monde, un clockwork patchwork de ratages et de succès, de rideaux d'ombres, de rais de lumière, de repli sur soi et d'enquêtes de personnalité du réel. Rien de moins ni de plus que l'incommensurable collusion de millions de brins d'ADN venus du fond des âges et transmis dès la conception par les parents à leurs enfants, virement immatériel automatique en attente d'un éventuel legs en espèces très terre à terre. Aujourd'hui, cent un ans après sa naissance, j'ai fait le choix de ne retenir que les aspects positifs du fonds chromosomique paternel. Ça m'arrange car il n'y en a pas tant que ça, alors je retiens que jeune il était beau gosse et que vieux il a eu des éclairs de génie devant son chevalet. Ce sont les deux choses qui me viennent d'abord à l'esprit quand je pense à lui. Malheureusement, parmi les caractères physiques et psychiques tombés dans mon escarcelle, il n'y a ni l'un ni l'autre. Mais des éléments plus lourds, moins valorisables et qui sont plus une gêne qu'une aide. Alors me direz-vous, c'est de ma mère que j'aurais reçu le petit nécessaire à en découdre qui fait que j'ai pu atteindre si ce n'est un certain rêve, tout du moins un certain âge. Oui, mais cela ne m'éclaire en rien, car je ne suis pas comme Y'ug, je n'arrive pas à me mettre dans la peau d'une femme... ~)(~
jeudi 12 mai 2016
J'ai appris récemment que Les mots bleus, la chanson de Christophe, avait été écrite par Jean-Michel Jarre. C'est comme les paroles de Vertige de l'amour, je sais que c'est Boris Bergman qui les a écrites, mais dans mon esprit cette chanson coïncide tellement, se confond tellement avec Baschung (certains mettent un point d'honneur à rajouter son S à Keith Richard, je peux bien rajouter son C à Bashung) que j'ai encore du mal à le croire.
mercredi 11 mai 2016
mardi 10 mai 2016
Le dimanche 10 avril 2016, le journal a accueilli son 50.000ème visiteur. Nous lui disons merci du fond du clavier et du bout de la souris, à lui et aux autres bien sûr, le 49.994ème, le 49.995ème, le 49.996ème, le 49.997ème, le 49.998ème, le 49.999ème, mais aussi le 50.001ème, le 50.002ème, le 50.003ème, le 50.004ème, le 50.005ème, tout en sachant bien entendu que ces visites répétées sont probablement le fait d'une quinzaine de lecteurs fidèles qui ont leur petit Droopy "à la bonne". Si c'est le cas, ça tombe bien, j'adore le 15.
lundi 9 mai 2016
LES BONS PLANS (33)
Pour me souvenir des choses et des gens et de tout ce qui n'est ni chose ni gent, j'ai mis au point une méthode qui jusqu'à présent me satisfaisait. Je garde en mémoire un petit groupe de noms ayant un lien entre eux, par exemple Alex Vizorek, Chris Esquerre et Pierre-Emmanuel Barré et je me les récite le soir avant de m'endormir. Pas tous les soirs bien sûr et pas toujours les mêmes. Pour que mon truc soit efficace, il faut que ce soient des noms un peu difficiles à retenir. Pas Pompidou Giscard Mitterand. Je dois aussi pouvoir en changer, afin de tester la fiabilité de ce procédé. Ainsi, en vous en parlant, j'en crée un autre pour voir : Willie Alexander, Doug Yule et Edie Sedgwick (vous allez trouver rapidement le point commun, c'est facile !) ou bien Ronny Turiaf, Mamoutou Diarra et Joseph Gomis. J'en étais content (de la méthode, car en ce qui concerne Turiaf, Diarra et Gomis, je les ai vus s’entraîner à Vichy avant l'Euro en 2009 et j'en étais plus que content, heureux !). Tout ça pour vous dire... ah ça recommence... je trace je trace et puis je perds la trace. C'est le talon d’Achille de ma méthode : à trop me concentrer sur le comment, je perds le pourquoi. Pourquoi ai-je choisi de vous parler de mémoire aujourd'hui, après deux semaines de silence ? Sûrement pour vous dire que je ne vous oublie pas... à demain ! DG
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