POM POM TREES
samedi 23 mai 2015
vendredi 22 mai 2015
LIBERTÉ ÉGALITÉ SORORITÉ (8)
Hier soir, en écoutant Francis Cabrel parler du premier disque qu'il acheta, en l'occurrence Monster, le LP de Steppenwolf, j'ai pensé qu'un jour ou l'autre il faudrait que je le dise, ne serait-ce qu'au détour d'une conversation ou d'une chronique. Oui, le premier disque que j'ai acheté était un 45t de Johnny Hallyday, mais je peux expliquer comment et pourquoi. En 62, mes fonds secrets servaient à ce genre de dépenses, mais tout achat n'était pas autorisé. J'avais chargé mon frère de s'en occuper. La consigne était simple : un 45t de JH. Il fit contre mauvaise fortune bon cœur, car il ne l'aimait pas. Lui c'était Ray Charles, Fats Domino, Joey Dee, etc. Il me rapporta donc JOHNNY à New York, avec cette photo du beau gosse relax sur une chaise de camping. J'aimais bien I Got a Woman et Be Bop a Lula, plus que Maybellene et Blueberry Hill. Pourquoi ai-je fait ça ? Je ne sais pas, par provocation prépubère, par volonté de prendre le train en marche, pour être dans la vague. En tout cas, cet acte fondateur ne fonda rien du tout, puisqu'il ne fut suivi d'aucun autre disque hallydesque. En 65, pour mon anniversaire, ma mère me laissa choisir ce que je voulais. Je jetai mon dévolu sur HELP des Beatles et BOOM-BOOM des Animals. Mais le premier disque que j'achetai, un mois après, seul et sans témoin, fut Like a Rolling Stone.
Hier soir, en écoutant Francis Cabrel parler du premier disque qu'il acheta, en l'occurrence Monster, le LP de Steppenwolf, j'ai pensé qu'un jour ou l'autre il faudrait que je le dise, ne serait-ce qu'au détour d'une conversation ou d'une chronique. Oui, le premier disque que j'ai acheté était un 45t de Johnny Hallyday, mais je peux expliquer comment et pourquoi. En 62, mes fonds secrets servaient à ce genre de dépenses, mais tout achat n'était pas autorisé. J'avais chargé mon frère de s'en occuper. La consigne était simple : un 45t de JH. Il fit contre mauvaise fortune bon cœur, car il ne l'aimait pas. Lui c'était Ray Charles, Fats Domino, Joey Dee, etc. Il me rapporta donc JOHNNY à New York, avec cette photo du beau gosse relax sur une chaise de camping. J'aimais bien I Got a Woman et Be Bop a Lula, plus que Maybellene et Blueberry Hill. Pourquoi ai-je fait ça ? Je ne sais pas, par provocation prépubère, par volonté de prendre le train en marche, pour être dans la vague. En tout cas, cet acte fondateur ne fonda rien du tout, puisqu'il ne fut suivi d'aucun autre disque hallydesque. En 65, pour mon anniversaire, ma mère me laissa choisir ce que je voulais. Je jetai mon dévolu sur HELP des Beatles et BOOM-BOOM des Animals. Mais le premier disque que j'achetai, un mois après, seul et sans témoin, fut Like a Rolling Stone.
mercredi 20 mai 2015
LES TIMBRÉS DU TROMPE-L’ŒIL (5)
Mais comment ont-ils peint ces timbres uniques? Cela se travaille comme une mi- niature, explique Pascal Marmin. Nous utilisons de la gouache pour le motif et de l'encre pour les lettres en noir. Nous ajoutons parfois du tram- age (rayures sur l'effigie avec du Letraset adhésif que l'on trouve dans les magasins de matériel pour dessin), ce qui protège la gouache qui craint l'humidité. À la question quels autres personnages ils aimeraient représenter, la réponse fuse sans la moindre hésitation : le pape Jean-Paul. Pourquoi le Pape ? Eh bien, réfléchissez ! Postée au Vatican, l'enveloppe serait certifiée, le cachet de la poste faisant foi. Ce serait bien qu'on trouve un mécène, suggère Pascal Marmin, comme cela nous pourrions voyager un peu partout et poster nos enveloppes dans certaines postes étrangères. Nous nous documenterions sur les timbres en vigueur dans les pays pour travailler ensuite sur de nouvelles effigies. Pour l'instant les deux faussaires n'ont qu'une envie, récidiver, malgré les menaces des PTT. À la rentrée ils comptent bien recommencer une série de trompe-l’œil sur enveloppes avec de nouvelles têtes ou de de nouveaux objets. Et si grâce à eux, les postes retrouvaient un regain d'intérêt aux yeux du public ?
Mais comment ont-ils peint ces timbres uniques? Cela se travaille comme une mi- niature, explique Pascal Marmin. Nous utilisons de la gouache pour le motif et de l'encre pour les lettres en noir. Nous ajoutons parfois du tram- age (rayures sur l'effigie avec du Letraset adhésif que l'on trouve dans les magasins de matériel pour dessin), ce qui protège la gouache qui craint l'humidité. À la question quels autres personnages ils aimeraient représenter, la réponse fuse sans la moindre hésitation : le pape Jean-Paul. Pourquoi le Pape ? Eh bien, réfléchissez ! Postée au Vatican, l'enveloppe serait certifiée, le cachet de la poste faisant foi. Ce serait bien qu'on trouve un mécène, suggère Pascal Marmin, comme cela nous pourrions voyager un peu partout et poster nos enveloppes dans certaines postes étrangères. Nous nous documenterions sur les timbres en vigueur dans les pays pour travailler ensuite sur de nouvelles effigies. Pour l'instant les deux faussaires n'ont qu'une envie, récidiver, malgré les menaces des PTT. À la rentrée ils comptent bien recommencer une série de trompe-l’œil sur enveloppes avec de nouvelles têtes ou de de nouveaux objets. Et si grâce à eux, les postes retrouvaient un regain d'intérêt aux yeux du public ?
(à suivre) © Gilles Brochard 1986
mardi 19 mai 2015
lundi 18 mai 2015
- B.B. King est mort
> oui, c'est triste
- non, au contraire, on va faire la fête
> parce qu'il est mort ?
- parce qu'il est mort de vieillesse, mec !
> c'est ça qui te réjouit ?
- hé oui, aux States on est heureux !
> pourquoi ?
- un noir qui meurt à 89 ans de mort naturelle
> et alors, c'est rare ?
- c'est pas rare, mec, c'est inespéré !
> à ce point-là ?
- oui mon pote ; aux States, un noir de 90 ans c'est un miraculé
> ?!?...
- yes man, il a juste réussi à pas se faire buter par un putain de flic raciste !
> ?!?...
- yes man, il a juste réussi à pas se faire buter par un putain de flic raciste !
dimanche 17 mai 2015
samedi 16 mai 2015
vendredi 15 mai 2015
Vendredi dernier dans Questions Pour Un Champion, j'ai pu me tester dans les conditions du direct. Parmi les trois sujets proposés dans le 4 à la suite : The Rolling Stones. Après que le premier candidat ait choisi "La forêt dans les mythologies", le deuxième demanda sans conviction les Rolling Stones. Ce jeune webmaster a fait deux sur 4. Les questions : 1) quel artiste né en 43 est le leader des Rolling Stones ? 2) en 1973, quelle ballade est dédiée à la femme de David Bowie ? 3) en 69, quel guitariste multi-instrumentiste meurt noyé dans sa piscine ? 4) en 69, quel album comprend les titres You can't always get what you want et Gimme shelter ? 5) en 1964, quelle salle parisienne est dévastée suite au concert donné par le groupe ? 6) en 64, dans quelle chanson entend-on Hey hey hey, that's what I say ? et 7) en 64, pour quelle chanteuse Mick Jagger et Keith Richard ont-ils composé As tears go by ? Déception, car j'ai été sec à la 6) en me focalisant sur l'année, mais Satisfaction appartient à 1965 aussi sûrement que Woodstock à 1969, isn't it ? (-*-)
jeudi 14 mai 2015
CECA Contrôle Éditorial Champagne Alsace
Fait à Reims le 7 mai 2015, pour réunir ou ruiner ce que de droit,
Yves Horner, agent vitrificateur
N.Ref : YH 0147/15 à = Le Fermoir, Vitrify Le Fçois
Depuis le 15/02/15, la Cellule du Contrôle Éditorial est à nouveau opérationnelle,
dans un périmètre identique à celui de la nouvelle région Champagne Ardenne
Lorraine Alsace, dénommée Champagne Alsace pour plus de commodité.
À ce titre, nous effectuons des contrôles aléatoires dans différents canaux de la
presse souterraine. Les enregistrements en notre possession montrent qu'à trois
reprises, votre journal n'a pas paru aux heures indiquées dans vos statuts (5H00
les jours impairs et 6H00 les jours pairs), mais en milieu de journée.
Aucune explication n'a été donnée au lectorat. Plus grave, vous avez rectifié
a posteriori l'heure réelle de parution pour la mettre en conformité avec lesdits
statuts. Si cette anomalie devait se reproduire, vous vous exposeriez aux
sanctions suivantes :
1) suspension sine die de l'autorisation d'émettre (selon taux de gravité) ou non
renouvellement de la clause administrative (son taux de fréquence)
2) amende de 453 à 762 euros, majorable si la mauvaise foi est établie
3) inscription de l'infraction au RNDS (Registre National des Délits Subliminaux)
les trois sanctions pouvant être cumulées N.B. nous n'avons pas vocation à
censurer la presse souterraine, mais à la rendre moins anxiogène et moins
pessimiste (une colonne à moitié pleine plutôt qu'à moitié vide)
Depuis le 15/02/15, la Cellule du Contrôle Éditorial est à nouveau opérationnelle,
dans un périmètre identique à celui de la nouvelle région Champagne Ardenne
Lorraine Alsace, dénommée Champagne Alsace pour plus de commodité.
À ce titre, nous effectuons des contrôles aléatoires dans différents canaux de la
presse souterraine. Les enregistrements en notre possession montrent qu'à trois
reprises, votre journal n'a pas paru aux heures indiquées dans vos statuts (5H00
les jours impairs et 6H00 les jours pairs), mais en milieu de journée.
Aucune explication n'a été donnée au lectorat. Plus grave, vous avez rectifié
a posteriori l'heure réelle de parution pour la mettre en conformité avec lesdits
statuts. Si cette anomalie devait se reproduire, vous vous exposeriez aux
sanctions suivantes :
1) suspension sine die de l'autorisation d'émettre (selon taux de gravité) ou non
renouvellement de la clause administrative (son taux de fréquence)
2) amende de 453 à 762 euros, majorable si la mauvaise foi est établie
3) inscription de l'infraction au RNDS (Registre National des Délits Subliminaux)
les trois sanctions pouvant être cumulées N.B. nous n'avons pas vocation à
censurer la presse souterraine, mais à la rendre moins anxiogène et moins
pessimiste (une colonne à moitié pleine plutôt qu'à moitié vide)
Fait à Reims le 7 mai 2015, pour réunir ou ruiner ce que de droit,
Yves Horner, agent vitrificateur
mercredi 13 mai 2015
LES TIMBRÉS DU TROMPE-L’ŒIL (4)
![]() |
| Au Grand Homme (1,93m) La Poste Reconnaissante |
Souvent, l'adresse a un lien avec le timbre lui-même. Par exemple, envoyer de la place de l'Étoile une enveloppe portant l'effigie du général de Gaulle à l'adresse de Carlton Gardens à Londres où il résidait pendant la guerre était un clin d’œil astucieux. Pire encore, nos deux compères ont envoyé leur Kadhafi respectif de Villejuif. Sans commentaire ! Le risque que l'on prenait, remarque Jean- François Veillard, était de ne pas retrouver nos enveloppes. Je les ai donc photographiées avant de les poster. Mais cela ajoutait à notre travail une petite excitation. Passer tant d'heures dessus et les voir partir comme cela, c'était dur. La démarche de Marmin et Veillard est sans précédent. Quand Pascal Letellier, le directeur de la galerie COPRAH, leur a demandé de pousser un peu plus loin pour exposer leurs travaux oblitérés, ils ont travaillé comme des fous pour achever ce qu'il est convenu d'appeler la spirale (peinture, poste, oblitération, réception de l'enveloppe) et tout terminer en moins de deux mois.
(à suivre) © Gilles Brochard 1986
mardi 12 mai 2015
lundi 11 mai 2015
LIBERTÉ ÉGALITÉ SORORITÉ (7)
Avant, les enterrements étaient ennuyeux... bien sûr, il y a toujours eu le subtil encens et la fraîcheur des nefs, et aussi l'écho des pas et des paroles, la pénombre des absides... mais si le flacon était plaisant, le breuvage n'était qu'une piquette et l'ivresse absente... bref la messe n'était pas à la hauteur, car, comme dirait tonton Georges, le prêtre voulait péter plus haut que son culte... aujourd'hui c'est beaucoup mieux, certains curés vivent dans le même monde que leurs ouailles et ne se gargarisent plus de chants liturgiques ou de comptines pour adultes naïfs... le défunt n'est plus la pâle victime d'un destin funeste, c'est lui qui rassemble pour un jour, c'est lui qui invite des inconnus à partager ce qu'ils n'ont pas encore touché, à se contenter de ce qu'ils ont déjà perdu... mais ce qui me réchauffe le cœur dans les cérémonies d'aujourd'hui, c'est la musique... on peut jouer ce qu'on veut, du classique, du jazz, de la chanson française, de la pop anglaise... rien que ça, ça me fait voir la mort d'un autre œil... pour ma part, je choisirais en 1 : Blackbird, joué par Paul McC. à Abbey Road lors de cette soirée privée organisée pour la sortie de Chaos and Creation, en 2 : Village Ghetto Land par George Michael, live à Wembley pour les 70 ans de Nelson Mandela... et en 3 : Underway par Peter Green >< Fleetwood Mac...
Avant, les enterrements étaient ennuyeux... bien sûr, il y a toujours eu le subtil encens et la fraîcheur des nefs, et aussi l'écho des pas et des paroles, la pénombre des absides... mais si le flacon était plaisant, le breuvage n'était qu'une piquette et l'ivresse absente... bref la messe n'était pas à la hauteur, car, comme dirait tonton Georges, le prêtre voulait péter plus haut que son culte... aujourd'hui c'est beaucoup mieux, certains curés vivent dans le même monde que leurs ouailles et ne se gargarisent plus de chants liturgiques ou de comptines pour adultes naïfs... le défunt n'est plus la pâle victime d'un destin funeste, c'est lui qui rassemble pour un jour, c'est lui qui invite des inconnus à partager ce qu'ils n'ont pas encore touché, à se contenter de ce qu'ils ont déjà perdu... mais ce qui me réchauffe le cœur dans les cérémonies d'aujourd'hui, c'est la musique... on peut jouer ce qu'on veut, du classique, du jazz, de la chanson française, de la pop anglaise... rien que ça, ça me fait voir la mort d'un autre œil... pour ma part, je choisirais en 1 : Blackbird, joué par Paul McC. à Abbey Road lors de cette soirée privée organisée pour la sortie de Chaos and Creation, en 2 : Village Ghetto Land par George Michael, live à Wembley pour les 70 ans de Nelson Mandela... et en 3 : Underway par Peter Green >< Fleetwood Mac...
vendredi 8 mai 2015
jeudi 7 mai 2015
DÉFINITION n.f. 1. Énonciation de ce qu'est un être ou une chose, de ses caractères essentiels, de ses qualités propres. <> Par définition : en vertu de la définition même de ce dont on parle. 2. LOG. Énoncé ou déclaration aux termes desquels un symbole nouvellement introduit signifie ou dénote la même chose qu'un symbole ou une combinaison de symboles dont le sens est déjà connu. 3. TÉLÉV. Degré de finesse d'une image transmise, exprimé par le nombre de lignes et de points d'exploration. Télévision à haute définition. 4. MATH. Ensemble de définition d'une fonction f de E vers F : sous-ensemble de E dont les éléments ont une image par f dans F.
mercredi 6 mai 2015
LES TIMBRÉS DU TROMPE-L’ŒIL (3)
![]() |
| le chapeau de Gaston Defferre |
Marmin et Veillard ont su habilement déjouer la vigilance des postiers, à deux ou trois exceptions près. Sur la vingtaine d'enveloppes postées, une a disparu - sans doute subtilisée par un collectionneur - et deux autres ont été interceptées. Il faut dire qu'elles représentaient l'effigie de l'ayatollah Khomeini. Veillard et Marmin avaient peint chacun leur ayatollah et posté d'Auvers -sur-Oise les deux enveloppes. Malheureusement, le célèbre imam frappé du sceau de la République Française s'est laissé intercepter par des agents consciencieux. En revanche, Kadhafi, De Gaulle, les Pieds Nickelés et Hitchcock sont passés sans anicroche. Les employés n'y ont vu que du feu. Ce qui nous intéresse confie Jean-François Veillard, c'est que nous faisons une création. Le tampon, le sceau de la poste certifient l'illusion. Nous avons même ajouté d'autres éléments comme une fausse fenêtre, de fausses déchirures. À ce jeu artistique poussé assez loin dans la provocation, plus d'un se serait laissé prendre. L'illusion est totale. Le prix du timbre, les dents, la mention République Fran- çaise, l'année d'émission, la trame, jusqu'à l'inscription POSTES, tout y est. Prophé- tique, Pascal Marmin a peint la fusée Ariane sur enveloppe. Le timbre est déchiré dans le sens de la hauteur. Quelques jours plus tard, Ariane connaissait le sort que l'on sait.
(à suivre) © Gilles Brochard 1986
mardi 5 mai 2015
grooveshark a cessé d’émettre... je n'ai pas tout compris à leurs explications, sûrement une histoire de droits... me voilà privé d'un moyen de diffusion musicale très pratique... va falloir trouver un autre site qui propose le même service... le plus embêtant est que tous les liens musicaux publiés dans le journal sont muets... ça fait désordre, mais il faut faire sans... aujourd'hui, j'avais pensé que le "twist des clés" de François Béranger irait bien...
lundi 4 mai 2015
LIBERTÉ ÉGALITÉ SORORITÉ (6)
une relative immobilité associée à une certaine rigidité, cet état des choses ne me déplait pas... sans doute parce qu'elles se sont installées au fil des jours... je vous parle d'un état physique et non mental, qui n'est pas si facile que ça à expliquer, mais qui me semble relever de l'évolution... non pas celle de la découverte géniale de Darwin, admirée dans le monde entier, sauf par les créationnistes américains... mais une évolution individuelle, rapportée à l'échelle d'une vie humaine, d'une durée de 80 ans environ... en fait, je suis rassuré par l'idée que l'être humain passerait naturellement d'un état agité de la matière (muscles, organes, fonctions vitales, etc) à un état figé de celle-ci... non pas à cause de maladies, d'accidents ou simplement d'une usure normale, mais par une lente adaptation visant à l'amener doucement à l'état ultime du corps humain, à savoir : immobilité et rigidité... froideur aussi pendant que tu y es, allez vous me dire... oui, pourquoi pas, mais là on va trop loin dans l'anticipation... d'un autre côté, l'envers de ce tableau morbide de la vie humaine existe... car cette avarie dans la chambre des machines, ce lent naufrage du corps peut être compensé au newton près par un regain de la liberté de pensée... les forces de l'esprit, le pouvoir de l'âme... une vaste étendue, de Fr. Mitterand à Jimi Hendrix.
une relative immobilité associée à une certaine rigidité, cet état des choses ne me déplait pas... sans doute parce qu'elles se sont installées au fil des jours... je vous parle d'un état physique et non mental, qui n'est pas si facile que ça à expliquer, mais qui me semble relever de l'évolution... non pas celle de la découverte géniale de Darwin, admirée dans le monde entier, sauf par les créationnistes américains... mais une évolution individuelle, rapportée à l'échelle d'une vie humaine, d'une durée de 80 ans environ... en fait, je suis rassuré par l'idée que l'être humain passerait naturellement d'un état agité de la matière (muscles, organes, fonctions vitales, etc) à un état figé de celle-ci... non pas à cause de maladies, d'accidents ou simplement d'une usure normale, mais par une lente adaptation visant à l'amener doucement à l'état ultime du corps humain, à savoir : immobilité et rigidité... froideur aussi pendant que tu y es, allez vous me dire... oui, pourquoi pas, mais là on va trop loin dans l'anticipation... d'un autre côté, l'envers de ce tableau morbide de la vie humaine existe... car cette avarie dans la chambre des machines, ce lent naufrage du corps peut être compensé au newton près par un regain de la liberté de pensée... les forces de l'esprit, le pouvoir de l'âme... une vaste étendue, de Fr. Mitterand à Jimi Hendrix.
dimanche 3 mai 2015
samedi 2 mai 2015
vendredi 1 mai 2015
- peux-tu citer un marqueur de l'occident ?
> le matérialisme
- le matérialisme est mondial
> la violence sociale ?
- pas vraiment, l'orient aussi est violent
> quoi alors ?
- c'est la réponse à une question
> quelle question ?
- quel est l'inverse de la mort
> c'est ça la question ?
- oui
> et alors ?
- alors un occidental répond : la vie
> et un oriental ?
- un oriental dit : la naissance
> le matérialisme
- le matérialisme est mondial
> la violence sociale ?
- pas vraiment, l'orient aussi est violent
> quoi alors ?
- c'est la réponse à une question
> quelle question ?
- quel est l'inverse de la mort
> c'est ça la question ?
- oui
> et alors ?
- alors un occidental répond : la vie
> et un oriental ?
- un oriental dit : la naissance
mercredi 29 avril 2015
LES TIMBRÉS DU TROMPE-L’ŒIL (2)
Et pourtant les PTT devraient être contents. Pascal Marmin et Jean-François Veillard, deux peintres de 33 ans, originaires d'Orléans, viennent de rendre un superbe hommage aux postes françaises en exposant leurs miniatures chez COPRAH, une galerie du 11ème. Mieux, le Musée de la Poste pourrait signer un contrat avec eux et les engager pour qu'ils montrent aux philatélistes de tout poil qu'un timbre en trompe-l’œil vaut tous les timbres du monde. On exposerait leurs enveloppes aux timbres inédits : qui verrait vraiment la différence ? Mais après tout, Marmin et Veillard sont peut-être un peu trop culottés pour les fonctionnaires de notre chère Poste ! Car enfin, de quoi s'agit-il vraiment ? Un beau matin, Pascal Marmin et Jean-François Veillard, qui se connaissent depuis l'école primaire, décident de monter une opération originale à base de trompe-l’œil en miniature. Le timbre, voilà une bonne idée. Personne ne l'avait encore tentée. Dans un premier temps, il s'agit de peindre directement sur une enveloppe un timbre à l'effigie inédite. Ensuite, la deuxième étape consiste à noter l'adresse du destinataire - qui peut être celle de l'expéditeur - la troisième phase de l'opération étant de poster l'enveloppe. Bien sûr, la quatrième phase est primordiale : l'oblitération du timbre - le cachet de la poste faisant foi - permettra d’authentifier la peinture, une façon de reconnaître « officiellement » le timbre !
(à suivre) © Gilles Brochard 1986
lundi 27 avril 2015
LIBERTÉ ÉGALITÉ SORORITÉ (5)
ne rien faire de ses dits doigts... ne rien savoir faire de ses dix doigts... ou mieux encore, fier de ne rien faire de ses cinq doigts... parce qu'en fait on n'a que cinq doigts différents, en double... je suis droitier, donc le très petit usage que j'en ai est de ceux-ci... les cinq doigts gauches ne me servent qu'en cas d'urgence, ils n'en sont que plus gauches... les cinq droits n'en tirant pas profit pour autant... mais je m'égare, je m'étais mis en tête (gauche), de faire l'inventaire de mes cinq doigts (droits)... le premier est trop fin... hé oui pour moi le premier est l'auriculaire, puisqu'en regardant ma main ouverte, il est à gauche, et je lis et je compte de gauche à droite... celui-là est bien nommé et sert à gratter le conduit auditif droit, en vibrant c'est très efficace... le deuxième n'est ni grand ni petit, je l'affecte uniquement au soutien du troisième... le troisième, plus long, me sert à ramasser d'un geste circulaire la part de moutarde ou de confiture restée dans la gorge en haut du pot... le quatrième me sert à pointer et aussi à curer mon nez, deux usages millénaires que je ne remettrai pas en cause... enfin le n°5, le pouce, m'a servi en 1971 à faire de l'auto-stop... par la suite, j'ai voulu l'utiliser comme outil de préhension, en opposition avec l'index et le majeur, mais l'hérédité maternelle et la rhizarthrose s'y sont trop tôt opposés.
ne rien faire de ses dits doigts... ne rien savoir faire de ses dix doigts... ou mieux encore, fier de ne rien faire de ses cinq doigts... parce qu'en fait on n'a que cinq doigts différents, en double... je suis droitier, donc le très petit usage que j'en ai est de ceux-ci... les cinq doigts gauches ne me servent qu'en cas d'urgence, ils n'en sont que plus gauches... les cinq droits n'en tirant pas profit pour autant... mais je m'égare, je m'étais mis en tête (gauche), de faire l'inventaire de mes cinq doigts (droits)... le premier est trop fin... hé oui pour moi le premier est l'auriculaire, puisqu'en regardant ma main ouverte, il est à gauche, et je lis et je compte de gauche à droite... celui-là est bien nommé et sert à gratter le conduit auditif droit, en vibrant c'est très efficace... le deuxième n'est ni grand ni petit, je l'affecte uniquement au soutien du troisième... le troisième, plus long, me sert à ramasser d'un geste circulaire la part de moutarde ou de confiture restée dans la gorge en haut du pot... le quatrième me sert à pointer et aussi à curer mon nez, deux usages millénaires que je ne remettrai pas en cause... enfin le n°5, le pouce, m'a servi en 1971 à faire de l'auto-stop... par la suite, j'ai voulu l'utiliser comme outil de préhension, en opposition avec l'index et le majeur, mais l'hérédité maternelle et la rhizarthrose s'y sont trop tôt opposés.
dimanche 26 avril 2015
vendredi 24 avril 2015
LES BONS PLANS (26)
Ce bon plan m'est apparu vers 57 ans, qui fut pour moi l'âge de la maturité. Il tient en quatre mots = NE SOYEZ PAS PARFAITS. Je m'explique. Quand vous ne serez plus là, vos proches vous verront différemment. Le statut de défunt change beaucoup de choses dans le ressenti des vivants. Si vous avez été exemplaire sur trop de points, altruiste, dévoué, désintéressé, aimant, souriant, généreux, etc, vous ne ferez que des malheureux* Votre famille et vos amis les plus chers seront dans une peine profonde, prégnante, dont certains ne se sortiront qu'avec difficulté. Ils auront du mal à vous effacer de leurs pensées et à repartir d'un bon pied et d'un bon œil dans la vie de tous les jours. Toutes les qualités dont vous aurez fait montre de votre vivant leur feront cruellement défaut après votre mort. Bref, après avoir été un vivant bon, vous serez un mort cruel. Est-ce ce que vous voulez ? Non, bien sûr. Personne ne peut raisonnablement vouloir cela pour ses êtres chers. Je vous incite donc à vous laisser aller, avec modération, à vos penchants les moins nobles. N'hésitez pas à vous montrer vil, tortin, égoïste, peu concerné par le désir d'autrui. Faites vous plaisir, même si cela procure chagrin et désagrément autour de vous. Si toutefois vous pensez que j'ai tort, continuez à être bons, mais SVP, réfléchissez avant d'agir bien.
* sauf ceux qui ne vous aimaient pas
Ce bon plan m'est apparu vers 57 ans, qui fut pour moi l'âge de la maturité. Il tient en quatre mots = NE SOYEZ PAS PARFAITS. Je m'explique. Quand vous ne serez plus là, vos proches vous verront différemment. Le statut de défunt change beaucoup de choses dans le ressenti des vivants. Si vous avez été exemplaire sur trop de points, altruiste, dévoué, désintéressé, aimant, souriant, généreux, etc, vous ne ferez que des malheureux* Votre famille et vos amis les plus chers seront dans une peine profonde, prégnante, dont certains ne se sortiront qu'avec difficulté. Ils auront du mal à vous effacer de leurs pensées et à repartir d'un bon pied et d'un bon œil dans la vie de tous les jours. Toutes les qualités dont vous aurez fait montre de votre vivant leur feront cruellement défaut après votre mort. Bref, après avoir été un vivant bon, vous serez un mort cruel. Est-ce ce que vous voulez ? Non, bien sûr. Personne ne peut raisonnablement vouloir cela pour ses êtres chers. Je vous incite donc à vous laisser aller, avec modération, à vos penchants les moins nobles. N'hésitez pas à vous montrer vil, tortin, égoïste, peu concerné par le désir d'autrui. Faites vous plaisir, même si cela procure chagrin et désagrément autour de vous. Si toutefois vous pensez que j'ai tort, continuez à être bons, mais SVP, réfléchissez avant d'agir bien.
* sauf ceux qui ne vous aimaient pas
jeudi 23 avril 2015
> ça y est, gérard ne boit plus
- t'es sûr ?
> oui, il est sobre comme un chameau
- pourtant, je l'ai aperçu l'autre soir
> et alors ?
- alors il sortait de ce club, le dinosaure
> le donosaure
- peut-être, mais il avait pas l'air
> l'air de quoi ?
> l'air de quoi ?
- d'avoir sucé des glaçons
> je te le dis, il a arrêté de téter
- ça m'étonnerait
> sauf au donosaure !
- comprends pas
> il n'a bu qu'au donosaure
mercredi 22 avril 2015
LES TIMBRÉS DU TROMPE-L’ŒIL (1)
Du jamais vu. Deux graphistes, plutôt que d'aller acheter sagement leur petit timbre poste au buraliste du coin, peignent à même l'enveloppe l'effigie salvatrice qui les affranchira de tout autre paiement à l'administration bien connue sous le sigle de PTT. La dite administration n'apprécie hélas pas toujours le talent des faussaires.
(à suivre) © Gilles Brochard 1986
lundi 20 avril 2015
LIBERTÉ ÉGALITÉ SORORITÉ (4)
fini le temps où j'avais des articles sous le coude, où je pouvais alléger, élaguer, prévoir, dispatcher... aujourd'hui je suis sec... la source littérale ne me donne que quelques mots au compte-gouttes... j'en fais des phrases qui mises bout à bout forment un texte... c'est dire à quelles extrémités j'en suis réduit... seule consolation, je mets à profit mon BT15, ce Bloc Texte 15 lignes dont j'ai fait ma marque de fabrique*... tout ça ne pisse pas loin... mon napoléon en haillons, puis ma casserole rouge n'ont pas atteint le dixième épisode... mon manifeste canin n'a plus le mordant des débuts, il fallait s'y attendre... quant à LIBERTÉ ÉGALITÉ SORORITÉ, ce n'était pas une mauvaise idée et je fondais quelques espoirs dans cette chronique... encore eût-il fallu que j'y mette du contenu... ce qui me plaisait, c'était le titre... comme celui du livre de claude pélieu, TATOUAGES MENTHOLÉS ET CARTOUCHES D'AUBE*... restent les bons plans qui bon an mal an tiennent leur rang et les doléances qui sont là, fidèles, dévouées, mais je ne peux pas passer mon temps à défendre des causes douteuses... enfin il y a eu ce dernier tango à L.A. qui m'a donné satisfaction, mais je n'y suis pour rien, je n'ai fait que le recopier, avec application... malgré ce constat terne en tiers de teinte, je vais poursuivre un peu, en attendant mieux...
* voir article du 4 juillet 2011 * bizarrement certains écrans ne respectent pas ce format
dimanche 19 avril 2015
vendredi 17 avril 2015
il y a des soirs où l'heure tardive du programme vous met le cervelet au court-bouillon... on barbote dans une eau trouble, entre gag et réalité... vertige de l'humour, nausée de l'oreille interne... jean-louis murat dégoise sur un ton las... il adorait les rolling stones, otis redding aussi, et plus encore depuis qu'il est mort... la chanson qui le fait pleurer est et si tu n'existais pas de joe dassin... il pousse la détestation des beatles jusqu'à dire que paul mccartney est le jacques chirac de la chanson... deuxième degré, private joke, blasitude ?... non, il a l'air si sérieux... c'est un peu comme traiter van gogh de mystificateur... beethoven de symphoniste pour handicapés... kubrick de spécialiste des effets spatiaux...
jeudi 16 avril 2015
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mercredi 15 avril 2015
DERNIER TANGO À L.A. (13)
Le Lost Weekend de John Lennon vient de prendre fin ; il réintègre le Dakota Building au début de l'année 1975 et, deux mois plus tard, Yoko lui annonce qu'elle attend un enfant. Au moment où sort officiellement l'album ROCK 'N' ROLL, au terme d'un invraisemblable imbroglio impliquant l'ineffable Morris Levy, Lennon a pris la décision de se retirer de la vie publique et de ne plus faire de musique, pour se consacrer entièrement à son fils Sean, né le 9 octobre*, pendant que Yoko "gérerait les affaires". Une nouvelle vie commence (...)
Le Lost Weekend de John Lennon vient de prendre fin ; il réintègre le Dakota Building au début de l'année 1975 et, deux mois plus tard, Yoko lui annonce qu'elle attend un enfant. Au moment où sort officiellement l'album ROCK 'N' ROLL, au terme d'un invraisemblable imbroglio impliquant l'ineffable Morris Levy, Lennon a pris la décision de se retirer de la vie publique et de ne plus faire de musique, pour se consacrer entièrement à son fils Sean, né le 9 octobre*, pendant que Yoko "gérerait les affaires". Une nouvelle vie commence (...)
* comme lui © Manuel Rabasse 2014
mardi 14 avril 2015
il y a trois ans en arrière, je trouvais une ressemblance entre y'ug et fr.hollande... le regard, légèrement circonflexe comme dirait tonton georges, une intonation... le charme discret d'un bras de fer dans une manche de velours... mais c'était le candidat de 2012, aujourd'hui c'est différent... pouvoir et embonpoint ont (re)pris possession du président... je n'y retrouve plus rien de mon y'ug... mais dans jean-paul belmondo, oui... je l'ai vu, il était avec son frère et parlait de son père paul, le sculpteur... je n'avais pas le son, une fontaine de jouvence jaillissait de son sourire total, solaire... une force qui supplante celle des bronzes de papa... une certaine nuance de y'ug... ~)(~
lundi 13 avril 2015
M. Jean Germain, maire de Tours mis en examen, s'est suicidé à la veille de son procès. Certains journalistes (débutants?) font le parallèle avec la mort de Pierre Bérégovoy, le 1er mai 1993 au bord du canal à Nevers. On pourrait aussi évoquer le cas de Robert Boulin en 1979. Dans certaines circonstances, les suicides de ministres font l'objet d'un traitement spécifique. Pour Bérégovoy, rapatriement du corps par hélicoptère au Val de Grâce et autopsie "confidentielle défense". Rapport de balistique et analyse des résidus de poudre dispensables. Éloge funèbre du président sur l'honneur d'un homme jeté aux chiens*, une affaire rondement menée. Pour Boulin, retrouvé en forêt dans 50 cm d'eau avec une balle dans la tête, même punition. Quelques ecchymoses sur le crane ne furent pas de nature à jeter un doute sur la nature suicidaire de l'acte. Après tout, un homme de sa corpulence a bien pu se blesser en s'affaissant sur lui-même dans un marécage. Enterrez c'est pesé. C'est vrai que des suicides comme ça, il y en a trente à Marseille les bonnes années. Au moins cette fois-ci à Tours avec Jean Germain, on est rassuré. Fusil de chasse, douilles, garage fermé de l'intérieur, lettre à la famille et aux médias, on est bien en présence d'un homme qui ne trouvait pas la vie assez belle pour être vécue au-delà d'une certaine limite.
* aucun des chiens incriminés n'a pu être identifié dans cette affaire
* aucun des chiens incriminés n'a pu être identifié dans cette affaire
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