Miss Amanda Sthers a écrit un livre dans lequel elle est Keith Richards. Cette femme souffre de sextuplicité aiguë. Il y a six ou sept personnes en elle, dont Miss Amanda Lear, l'une des innombrables conquêtes de Brian. Elle rapporte une scène où Keith insulte la police canadienne en français. Elle est Andréa et se plaint à une autre elle-même de ne pas pouvoir se glisser dans une tierce personne, tout en assumant le risque d'abandonner son identité à une alter siamoise. Entre autres. Andréa c'est toi ? Entre et assieds-toi. Help me ! Cette femme m'a mis dans des draps trop blancs, phosphorescents, glissants et voilà le résultat... je cherche le sens esprit essence entre ciel et mer, entre le petit nuage blanc de John and Yoko live peace in Toronto with Klaus Voormann, Alan White et la maman des poissons de Boby Lapointe...
samedi 27 février 2021
jeudi 25 février 2021
mardi 23 février 2021
dimanche 21 février 2021
vendredi 19 février 2021
mercredi 17 février 2021
lundi 15 février 2021
samedi 13 février 2021
3 rue de l'homme-œuf Our Planet Project
Monsieur Purkardt,
Votre pool Mankind Prospects m'a proposé d'intégrer le jury populaire mondial
D.O.Goldman
jeudi 11 février 2021
Personne n'a oublié Guillaume Tell, sa révolte et son adresse légendaire, la pomme transpercée sur la tête de son fils. Celui-ci a subi quelques moqueries, du style Tell père, Tell fils, etc. Sa sœur est restée dans l'anonymat. Ses parents l'avaient appelée Taglia, un joli prénom italien, mais qui lui a valu quelques sourires et blagues de potaches. Toi je vais te manger al dente, mais à quelle sauce...
mardi 9 février 2021
dimanche 7 février 2021
vendredi 5 février 2021
lundi 1 février 2021
Dans un mois, ou quatre semaines, ou vingt-huit jours, ce sera l'anniversaire de ma mère. J'attends ce jour particulier avec impatience. Je pense souvent à elle. Elle me manque, parfois un peu, parfois plus qu'un peu. J'ai bien conscience que c'est dans l'ordre des choses, mais ça ne change rien, ça échappe à tout contrôle. Et du côté de l'hippocampe, dans ce petit refuge impénétrable du cerveau limbique, sont retenues quelques-unes de ses paroles, de ses idées, parfois j'ai les mêmes. Je l'entends encore me dire, un jour au bord d'une rivière : « Toute cette eau qui s'écoule sans jamais s'arrêter, comment est-ce possible? » On a beau comprendre ou se convaincre que c'est toujours la même eau qui tombe du ciel depuis la nuit des temps et qui court se jeter dans les océans avant de remonter à toute vapeur dans l'atmosphère et de repiquer tête la première sur terre, y a de quoi se pincer et s'émerveiller, ou s'inquiéter et se ronger les sens, c'est selon. Troisième choix, s'en battre les flancs, comme Astérix.
samedi 30 janvier 2021
« Ne bougez pas Monsieur, les secours vont arriver ». Sur le trottoir, une femme se mord la main. « Tout va bien » lui dis-je en descendant la branche maîtresse et en me laissant glisser le long du tronc de ce beau tilleul. J’atterris à ses pieds. Elle pousse un petit cri et fait un écart. De l'autre côté de la rue, un attroupement s'est formé. Comme d'habitude à cette heure du jour dans les lieux publics. Ces gens me prennent pour un singe échappé d'une cage qu'un gardien étourdi, supposent-ils, a dû fermer mal. Pas de temps à perdre en vains bavardages. J'agrippe une grande grille forgée haute d'un étage et de là m'élance dans un pin bleu. Sous mes yeux, un parc qui borde la voie ferrée du Marin Brun. Des cèdres, un saule redingote et au fond, l'entrée d'un tunnel. Je vois tout, mais la sirène d'une ambulance me ramène à la réalité. Ce parc est celui d'un hôpital. Un autre véhicule de secours arrive, suivi d'un camion de pompiers. Sons et lumières bleues, oranges avec du rouge, du blanc. Ça recommence. Me livrer à leurs camisoles, textiles ou chimiques ? Non. Je n'ai pas volé toute une vie dans les arbres pour me résoudre à déambuler le nez sur des vitrines, le cul sur des banquettes. Liberté surveillée, en France comme ailleurs, mais liberté inaliénable. Une fois de plus, je vais décliner mon identité, donner des gages de civisme et de respectabilité. Et si ça ne suffit pas, j'irai chercher ma botte secrète, cette photo avec Peter Lorre prise à Fresno, dédicacée "To my friend, the flying frenchie".
jeudi 28 janvier 2021
Phil Spector est mort dans sa prison de Stockton en Californie. Il y purgeait une peine de 19 ans pour le meurtre d'une femme par arme à feu en 2003. C'était son côté américain absolutiste, le deuxième amendement, les flingues, les calibres, the silver bullets et tout ce qui va avec. Pour ça, je le déteste, pour cette violence constitutive de sa personne, je le hais. On the other hand, sans Phil Spector, pas de Ronettes, pas de Crystals, pas de Wall of Sound, pas de Be my baby, ni de Da doo ron ron. Sans not' p'tit Philou, pas d'Instant karma ni d'Imagine, en tout cas pas sous cette forme. Faut y penser, quand même. Et puis il y a Let it be, le dernier album des Fab Four. Craignant la mégalomanie de Spector, Paul ne voulait pas de lui sur ce coup. Mais John avait des arguments, donc ça s'est fait. Paul est un gentil garçon, mais il a ses têtes. Il l'avait gardé en travers et en 2003, il veut refaire Let it be... Naked. Il retire Dig it et Maggie Mae qui ne sont que des gags et rajoute Don't let me down. OK, très bonne idée, mais ce qu'il veut avant tout c'est débarrasser les chansons de leurs arrangements spectoriens. Le problème est que, au lieu de magnifier cet opus sous-estimé, il met en perspective le travail de Phil S. Et force est de constater, comme on dit dans les débats entre gens de bonne compagnie, que le traitement du son créé par le parano du Smith&Wesson en 1970 est parfait. Il ne dénature en aucune manière l'esprit ou la lettre de Here is the Beatles End. Alors va, Phil Spector, je te hais mais je ne te déteste point.
dimanche 24 janvier 2021
samedi 23 janvier 2021
Il faut que M.Olivier Véran, Ministre de la Santé, se mette en relation de toute urgence avec M.Jean-Paul Hamon, président d'honneur de la Fédération des Médecins de France. Depuis le début de la crise sanitaire, on a souvent tendu les micros au Professeur Raoult pour recueillir sa sainte parole, au risque de se priver de l'avis éclairé d'autres éminents spécialistes. Parmi ceux-ci, M.Hamon. On ne l'a pas assez souligné, mais il se trouve que ce dernier a le même don que le regretté Sâr Rabindranath Duval. D'instinct, il voit, il synthétise, il comprend avant tout le monde ce qu'il faut, ce qu'il faudra et aussi bien sûr - c'est dans ce domaine qu'il excelle - ce qu'il aurait fallu faire. Dans la situation actuelle, il faudrait être fou pour ne pas mettre toutes les chances et toutes les compétences de son côté. Alors nous vous en conjurons, Monsieur Véran, ne tardez plus, c'est trop important !
