lundi 7 janvier 2013


DERRIÈRE LE MUR


Le train crisse
au ra-ha-len-hen-ti-hii
entre vos deux oreilles
le vent fouette l’odeur
et la bannière étiolée
de la raffinerie TOTAL
le chien Van est tout fou
il veut toujours manger
et tire sa belle langue rose
et quand il n’a rien de mieux
il mange sa patte cassée
et garde l’autre pour demain

   Et c’est quoi ça, man ?
   c’est l’Afrique à Martigues
   le mur de la vie, man !
   tu peux grimper
   et regarder derrière le mur
   de la wolof-africa

Djibril aime les barbecues sur la plage
avec Roxanne, Samir, Sandra et les autres
mais il n'a pas de charbon de bois
ni de sauce piquante pour les saucisses
et il voudrait bien une voiture
avec chauffeur si possible
not’Guy aime les bateaux et les avions
et le lait caillé au petit déjeuner
il arbore toujours un sourire radieux
mais ce sont ses poumons qui sont hâlés
à coup sûr il est le meilleur endormisseur
de petite fille de tout l’étang de Berre

   Et c'est quoi ça, man ?
   c’est l’Afrique à Martigues
   le mur de la vie, man !
   tu peux grimper
   et regarder derrière le mur
   de la wolof-africa

Mouna n’y est pour personne car elle
s’appelle Yuna, elle tricote sur le clavier
de son PC avec ses doigts de fée
de ses yeux jaillit une étincelle
qui fait de l’ombre
aux plus brillantes étoiles
Alex a du cholestérol depuis qu’il a épousé
une française qui est un vrai cordon bleu
mais c’est un magicien de la machine à laver
et Xavier il a envie de tuer quelqu’un
dans ce monde pourri du commerce du soda
il ne tiendra pas cinq ans avant de partir à Nantes

   Et c’est quoi ça, man ?
   c’est l’Afrique à Martigues
   le mur de la vie, man !
   tu peux grimper
   et regarder derrière le mur
   de la wolof-africa

dimanche 6 janvier 2013

Bonjour c'est Droopy Goldman... dans mon Tah Rah Tah Tah Ah M'wouah, je voudrais réécouter Roger Hodgson dans The logical song... parce que les meilleures chansons ne sont pas toujours celles auxquelles on pense en premier... ah, vous avez égaré la bande ? Bon, alors à la place, je choisis Sway par les Rolling Stones... Vous n'avez pas ça non plus ?

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samedi 5 janvier 2013

  L'altro giorno mi trovavo sul ponte Garibaldi
> e allora ?
  allora mi sono sporto
> si...
  e i miei occhiali sono caduti nel Garigliano
> ma non è il Garigliano, è il Tibro
  sai... io senza i miei occhiali !

vendredi 4 janvier 2013

Durant l'été 68, les Rolling Stones squattent les Olympic Studios de Londres. Devant l’œil de verre de Jean-Luc Godard et sous le regard absent de Brian Jones grattant sa guitare acoustique dans son box comme un pèlerin bouddhiste tourne son moulin à prières, on assiste, non sans un petit frisson rétrospectif, au spectacle fascinant de la gestation d'une chanson. Pas n'importe quelle chanson. Sympathy for the devil. Un morceau qui rayonne sur le parcours artistique et erratique du groupe, tantôt le sortant de l'ornière, tantôt l'y replongeant, mais qui lui confère cette aura si rare qui distingue le grand maître du petit élève. Ce film [ one + one ] est sorti en 1969. Je l'ai vu en salle en 1972 ou 73, puis revu plusieurs fois à diverses occasions. On y voit un Mick Jagger perché sur son tabouret de bar, apprenti sorcier flairant l'odeur de bouillon indigeste qui s'échappe de je ne sais quelle marmite, plus un Nicky Hopkins aux ordres, passant à la demande d'un mid-tempo vitreux à un staccato inepte sur un clavier régurgitant un son d'orgue Bontempi. Que Lucifer me change en pâte à churros si je mens ! On y voit un Bill Wyman apathique plus un Keith Richard dans sa chemise bleu marine à pois blancs, vautré sur le tapis, cloué au sol, réduit à l'impuissance, à deux doigts de se noyer dans un filet d'eau saumâtre, car ce qui sort des moniteurs s'apparente plus à un résidu de caniveau qu'à une composition musicale. Et alors, me direz-vous, nous savons tout cela ! Oui, mais savez-vous qu'Eric Clapton était là, dérobé à la caméra par quelque paravent, et qu'il a participé à cette tentative de tirage du diable par la queue ? Il aurait mis ses dix doigts et ses six cordes au service de cette entreprise (S. for the D.), à l’initiative de Keith Richard. Tel est le scoop révélé par François Busnel lors de la rediffusion d'un volet de son émis- sion "Beatles vs Rolling Stones, la grande battle", le 28 décembre dernier sur France Inter. Serais-je tombé malencontreusement - et pas qu'une fois - dans une trappe du réel, ce qui m'aurait empêché d'avoir connaissance de ce fait ? Me l'aurait-on caché pour une raison que j'ignore ? L'aurais-je volontairement effacé de ma mémoire ou laissé dépérir dans les oubliettes de ma conscience ? Dernière hypothèse : les fiches confectionnées par les petites mains du service public à l'usage de FB contiendraient une coquille, le solo de "While George Harrison gently weeps" interférant avec "Boyd Patty for God devil" ?? Mystère, crossfire et hurricane ! Toute information, recoupée SVP, est la bienvenue. Contacter le journal qui publiera. Pas sérieux s'abstenir.

jeudi 3 janvier 2013

GARY OLDMAN                                                         HAS NEVER




><



BEEN CALLED                                                          A HAS-BEEN
 G.Oldman                                                                      J.White 

mercredi 2 janvier 2013

a great big kiss for 2013 ~)(~

mardi 1 janvier 2013

SO                                  I FELT                                  LIKE                                  THE




                                                                                                 BIGGEST




ASSHOLE




                              WHEN




I KILLED                             YOUR                             ROCK                            'N ROLL


http://grooveshark.com/s/
Kill+Rock+and+Roll/3Rqcm2?src=5

lundi 31 décembre 2012


Le Gros Poucet


Les poches pleines de scories lourdes de sens
et d'obsidiennes "viens-y si t'es un homme"
le poucet n’a pas peur, sauf de se résigner
fatigué de changer de cap à chaque lacet
du petit chemin en épingle à cheveux

Il y perd le nord et aussi son latin
qui male amat, male castigat ?
non, c'est plutôt cave diem ou bien
carpe canem… le doute s'insinue
car il le sait, errare humanum est !

Vers l'est, il y va, puisque l'est est à droite
du nord quand on va du sud vers le nord
il pense : mein deutsch me serait plus utile
wie ein messer, comme un couteau de poche
pour trancher dans le lard de la nuit

Mais parler la langue du pays ne sert à rien
quand on est dans le maquis, alors il rajuste
son bonnet pour ne pas perdre les bruits
et il laisse tomber ses gros cailloux noirs
irgendwie, ça sera moins lourd au retour

dimanche 30 décembre 2012

here comes the sun, 2008

samedi 29 décembre 2012


éclipse ferroviaire, 2008

vendredi 28 décembre 2012

IN THE NAME OF JORMA (2)

En 1967, tout juste débarqué de Tijuana, Carlos Santana écume les clubs de blues du quartier de Mission à San Francisco en peaufinant son afro cuban sound, sans se douter que Bill Graham, qui l'a repéré et qui l'a à la bonne, va le propulser deux ans plus tard sur la scène de Woodstock, avant même que le premier disque soit dans les bacs. Quant à John Fogerty, dans la San Francisco Bay lui aussi, il n'en est pas encore à la perfection de Ramble tamble, le teaser magique de Cosmo's Factory, mais au toilettage du Suzie Q de Dale Hawkins, la chanson qui mettra son groupe sur le chemin de la réussite en 1968. Pour en revenir à la bande son de Notre Homme Sérieux, le choix de Machine gun par Jimi Hendrix, Billy Cox et Buddy Miles un peu plus loin dans le film confirme le léger décalage temporel. Musicalement, le curseur s'est déplacé de trois ans. Never mind, dans la foulée les Coen Brothers rétablissent l'équilibre avec brio en incluant la scène de la visite de Larry Gopnik à sa lubrique voisine, un clin d'œil énorme au Lauréat (The Graduate) avec Ann Bancroft (Mrs Robinson) dans le rôle de la mèche et Dustin Hoffman dans celui du pétard mouillé. Nous revoilà en 1967 et le tour est joué ! Enfin, après le rabbin Nachtner et sa parabole du dentiste, le film se termine en apothéose chez le rabbin Marshak, qui ménage ses effets avant de terminer son prêche au nom de Grace Slick, Marty Balin, Paul Kantner et Jorma... KAUKONEN of course ! Mais où sont passés Jack Casady et Spencer Dryden ? Putain de section rythmique, quand même, NON ??...

jeudi 27 décembre 2012

IN THE NAME OF JORMA (1)

"A Serious Man"... le titre est OK, l'accroche réussie avec la saynète en yiddish, mais c'est une fausse piste, car le film verse vite dans le burlesque. De plus, je soupçonne les frères Coen d'avoir glissé quelques petites coquilles dans la bande musicale, juste pour voir si le spectateur suit, comme le ferait le professeur Gopnik devant ses étudiants. Le pick-up familial qui sert à Danny à mémoriser la liturgie de sa bar-mitsva, le petit transistor à piles (l'oreillette me semble anachronique) qu'il utilise pendant les cours ne laissent planer aucun doute. L'action se situe au milieu des années 60, en 1967 plus précisément, puisque la chanson qui passe à la radio et monopolise son attention en plein cours d'hébreu est Somebody to love par Jefferson Airplane. Confirmation un peu plus tard, lorsque le père de Danny consulte le rabbin Scott qui lui désigne le parking devant son bureau. On peut lire distinctement la date sur un calendrier mural, mai 1967. Tout est parfait, le LP de Jefferson Airplane - Surrealistic Pillow - est sorti en février 67 et le single Somebody to love / She has funny cars en avril. Mais là où ça ne colle plus, c'est quand le professeur reçoit un appel dans son bureau et dément avoir commandé l'album du mois, Abraxas de Santana, ainsi que le suivant, Cosmo's Factory de Creedence Clearwater Revival. Deux LP de 1970 au printemps 67, ce n'est pas sérieux, Monsieur Joel... pas sérieux, Monsieur Ethan (...)

mercredi 26 décembre 2012

à Urdy, le viaduc de Milou reconnaissant

mardi 25 décembre 2012

Nous savons que certains de nos abonnés sont parfois perplexes à la lecture de messages sibyllins hébergés dans notre colonne. Chers lecteurs, excusez le pigiste, mais parfois, sans ses lunettes, il ne voit plus très bien ce qu'il veut dire ! [ Votre dévouée, La direction ]

lundi 24 décembre 2012

et décembre revint faire chier, avec son inter-pôle, son trop-plein de soap, son dérèglement ecclésiastique, sans compter les décharges d’électriniquité sur le bout de la truffe, et les coups de pied de l'agent cynophobe... par chance les dos des chiens sont ronds et le poil ras fait que le sabot fuse !..

dimanche 23 décembre 2012


I was black & white and I was proud !

samedi 22 décembre 2012


remettre l'homme le ballon au centre                                     photo © Kop Dragons Vichyssois

vendredi 21 décembre 2012



  MKJ explosa / Letraset sur livre, 1969

jeudi 20 décembre 2012

MY DAD                                             COULDN'T                                              STAND




                                                                                                                             ON

                                                                                                    
                                                                                            TWO


                                                            FEET 

                                  
                                AS


HE



LECTURED                                           ABOUT                                          MORALITY

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