jeudi 20 décembre 2012

MY DAD                                             COULDN'T                                              STAND




                                                                                                                             ON

                                                                                                    
                                                                                            TWO


                                                            FEET 

                                  
                                AS


HE



LECTURED                                           ABOUT                                          MORALITY

Sea+And+Sand/2pejIG?src=5

mercredi 19 décembre 2012

Dans les casernes françaises en 1970, le monde kaki était à l'image de la géopolitique de cette époque. En lieu et place du Bloc de l'Est et de l’Alliance Atlantique s’affrontant sous le regard des Non Alignés, trois sous-groupes humains coexistaient pacifiquement, les Appelés, les Crevures et les Rampouilles. À savoir les appelés du contingent, les militaires de carrière et ceux qui avaient rempilé à la fin de leur service national. Comme Georges Wolinski faisant amende honorable pour avoir jadis mal traité le Grand Charles, je regrette un peu cette appellation désobligeante et légèrement injurieuse de crevure. Rampouille, par contre, c'était mignon. Dommage que ça n'existe plus. ~)(~

mardi 18 décembre 2012

TTTTTTTTTTTTTTTTT
TIRED OF WAITING FOR
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
TIRED OF WAITING
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
T I R E D  O F
T  I  R  E  D

lundi 17 décembre 2012

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (7)

Entre chiens, on se comprend. Certains parlent le dogwap - l'équivalent de l’espéranto chez les humains - d'autres uniquement leur dialecte racial ou ethnique, d'autres encore parlent certaines langues humaines en plus de tous les systèmes que je viens de citer. Par contre, en ce qui concerne la liberté d'expression accordée aux chiens, la situation est critique, voire paradoxale. Alors que la population canine mondiale (environ 4.750 millions au 1er janvier 2010) est égale à 67% de la population humaine, elle est maintenue dans un état de domesticité et de rusticité révoltantes. Très peu de chiens ont accès aux médias et une infime proportion de ceux-ci peuvent s'exprimer par le biais de la littérature, de la musique ou des arts graphiques. Quand je dis une infime proportion, je devrais dire aucun. Je connais personnellement des artistes canins et je les lis, les écoute ou les admire, mais c'est dans l'anonymat et la clandestinité que la société leur octroie. Conséquemment, comme dirait Sam Cutler recadrant les Hells Angels à Altamont, je me console avec les artistes humains non anthropocentrés, qui sont très peu nombreux et, de par la nature même de leur engagement, très peu médiatisés.
« On nous a tant dit que nous étions exceptionnels ! Centre du monde, enfants de Dieu, conscience du tout, sel de la terre, intelligence, êtres parlants, esprit des sciences, vecteur du progrès. Notre existence fut si fêtée par tant de mythes, de religions, de philosophies, de discours complaisants qu'on ne comprend plus nos échecs, nos bassesses, nos guerres interminables et nos boues sans nombre (...) Observez lucidement cette espèce absurde et violente. Regardez en face son absence de justification, son existence éphémère et insensée. Exercez-vous à endurer cette idée que l'humanité n'a fondamentalement ni raison d'être, ni avenir. Cela devrait contribuer à vous rendre serein »  ©  Roger-Pol Droit, 101 expériences de philosophie quotidienne - Éditions O. Jacob 2001

dimanche 16 décembre 2012


miettes de clavier, souris absente

samedi 15 décembre 2012

L'érection de l'obélisque a eu lieu sous Louis-Philippe.

[ NDLR : contrepèterie atypique qui peut être requalifiée en histoire courte ]

vendredi 14 décembre 2012



le mec

     orangé 
      

    





























collage sur livre, 1969    

jeudi 13 décembre 2012

William Seward Burroughs [ II ] eut une vie bien remplie. Incorrigible junkie, parangon du dandysme en oripeaux, maculant méticuleusement de son encre violette le duvet de la bannière étoilée, il lui fallut en outre à partir de 1965 assumer son statut de parrain de la beat generation, alors qu'il avait passé la cinquantaine. En 1979 à Bruxelles, il éconduit un Ian Curtis énamouré venu lui demander un livre griffé de sa main ou quelques mots de sa bouche de parchemin, voire les deux si affinités. Mais il a fait bien pire, ou beaucoup mieux, tout dépend de quel coté du miroir on se place. En 1951, il expérimente avec sa femme un jeu de société consistant à placer une petite bouteille d'eau sur la tête de celle-ci et à la détruire - la bouteille - avec une arme à feu. Parmi son arsenal, il choisit une arme légère et fusille Joan Vollmer à bout portant. Sans doute une mauvaise interprétation de l'histoire de Guillaume Tell, à moins que ce ne soit tout simplement un défaut d'entretien du pétard. Son fils William Seward Burroughs [ III ] eut une vie du même type, mais beaucoup plus courte. ~)(~

mercredi 12 décembre 2012

~~
~~~~~~
12.12.12 - 12:12
=
CINQ  FOIS  DOUZE
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TWELVE  BY  FIVE
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THE ROLLING STONES
=
DECCA 4661 UK 1964
=
DOUZIÈME CHANSON
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SU
ZIE
Q
=
http://grooveshark.com/s/12x5
+Suzie+Q/4sVfwK?src=5
Exceptionnellement, et aujourd'hui seulement, la parution est repoussée de six heures et douze minutes. Pourquoi ? Vous le saurez dans un peu moins de six heures et douze minutes !..

mardi 11 décembre 2012

Quelque part dans la campagne. Il fait beau. Devant moi un petit groupe avec un homme qui dépasse. Je m'approche. C'est le général de Gaulle. Il a l'air sonné, un filet de sang sort d'une de ses narines. Il parle avec difficulté, on dirait que sa langue est touchée. Je ne comprends pas le sens de ses paroles. Les personnes présentes l'entourent, essayant de lui prodiguer des soins. Il se dégage et s'éloigne en marchant droit devant lui. Nous le suivons pour voir si tout va bien, tout en nous maintenant à distance. Il est en tenue militaire, tête nue. On entend les bribes d'un monologue. On dirait qu'il se harangue lui-même, pour ne pas s’écrouler. Peu à peu, son pas accélère. Le ton s'est raffermi. J'entends distinctement les mots qui ponctuent les débuts de phrases : Ainsi... D'abord... Ensuite... Nous sommes toujours sur des chemins de champs, des versants de vignes, en légère déclivité. Enfin, le chemin arrive quelque part. Une pancarte indique "rue Freysse". Le général descend la rue à main gauche. Soudain il s'arrête. Il est là, immense et immobile. J'avance jusqu'à sa hauteur. Vous avez besoin de quelque chose, mon général ? Il me remarque à peine, son regard planté sur quelque horizon que je ne perçois pas. Oui, il me faut une table, un stylo et du papier. Je le guide jusqu'à la porte d'un jardin au fond duquel se trouve une petite maison. Il s'engage dans l'allée. Je le vois frapper à la porte et entrer dans la maison. Je descends la rue Freysse jusqu'à une avenue bordée de platanes. Derrière, des pavillons et des immeubles bas. C'est la ville. Je me retourne. Devant la porte du jardin, chacun attend de voir.

lundi 10 décembre 2012

The picture of Barry Godber


Le jeudi 3 juillet 1969 Brian Jones est retrouvé mort dans la piscine de sa maison d'H artfield, dans la campagne anglai se du Sussex au sud de Londres. Le concert prévu depuis un mois pour présenter Mi ck Taylor, le nou veau guitariste, blond lui aussi mais légèrement frisé, aussi effacé que Brian Jones était voyant, a lieu comme prévu le samedi 5 juillet à Hyde Park et se transforme en une gigantesque cérémonie païenne à la mémoire du musicien disparu. Dans le ciel, le soleil est au rendez-vous, et sur scène les percussionnistes africains pilonnent Sympathy for the devil, au risque de lui faire subir le syndrome du bébé secoué. Mais Lucifer tient le choc devant les cinq cent mille âmes rassemblées sur l'herbe rase qui surplombe gentiment la Serpentine. Les Rolling Stones ont le monopole absolu. 540.693 yeux marrons et 459.307 yeux clairs ( David Bowie est dans le public ) sont dardés sur la scène. Personne ou presque n'a remarqué le passage de King Crimson, le groupe fraîchement assemblé par Robert Fripp, qui a assuré avec Family et Screw la première partie du spectacle en jouant quelques morceaux de "In the Court of the Crimson King", leur disque en cours d'enregistrement dans les Wessex Sound Studios tout proches, une demi-heure à peine par Sussex Gardens, Park Crescent et King's Cross jusqu'à Highbury Corner. Ce n'est qu'en octobre que fleurira dans les bacs la célèbre pochette ornée du tableau peint par Barry Godber. Ce très jeune artiste mourra quelques mois plus tard. Ce fut son unique tableau, mais qui acquerra par la suite le statut d'icône du rock, comparable toutes proportions gardées à celui de la photo de Che Guevara prise par Alberto Korda en 1960. Robert Fripp a dit à propos du tableau : « The face on the outside is the Schizoid Man, and on the inside it's the Crimson King. If you cover the smiling face, the eyes reveal an incredible sadness. What can one add ? It reflects the music ». Le visage sur la couverture représente l'Homme Schizoïde, et à l'intérieur c'est le Roi Cramoisi. L'observation du visage souriant révèle une incroyable tristesse dans les yeux. Que dire de plus ? C'est le reflet de la musique.

dimanche 9 décembre 2012

the old world is behind me

samedi 8 décembre 2012

ELLA                                                                                     ELLA




ELLA




ELLE                                                                                       L'A !

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vendredi 7 décembre 2012

                                >+< 


Picasso était espagnol... moi aussi

Picasso était génial... moi aussi...

Picasso était communiste, moi non plus

 
          [ Salvador Dali ]
  
                           //               \\

                           \\                 \\


                           //                   \\-_

jeudi 6 décembre 2012

Depuis 15 jours, la COCOE et la CONARE nous ont bien diverti, reconnaissons-le, alors pour le salut de leurs âmes, récitons cinq paternotte et sept je vous salue Copé.
Notte pater qui êtes en commission (ad lib)... je vous salue Copé, plein de brie de meaux bris de mots (ad lib)...

   HELL'S HUNTERS


On a clear december day
the Altamont speedway was
buzzing with thousands freaks
but the december's children's
hope for happiness turned into
a pocketful of monster shells

Hells angels bikes growlin'
while the Jefferson Airplane
crashes before reaching
the other side of this life
somewhere in the crowd
some dogs smell fresh meat

Fat angels stuck in speed
and bourbon and beer
drunk angels hunting
beauty like beasts
they are blood suckers
they are Meredith hunters

Through the blue misty night
Mick Angelic tryin' to cool out
his brothers and sisters
but just as head is tail
they see no Lucifer in him but
an arsonist in a fireman's dress

Who's fighting and what for ?
we don't want to fight, come on !
and what can the poor boys do
but scream in a rock 'n roll band
'cause under the californian sun
there's no place for street fight

Fat angels stuck in speed
and bourbon and beer
drunk angels hunting
beauty like beasts
they are blood suckers
they are Meredith hunters

    LES CHASSEURS


Par un beau jour de décembre
le circuit d'Altamont vibrait
de milliers de freaks mais la soif
de bonheur des enfants de décembre
se transforma en une poche pleine
de coquillages monstrueux

Les motos des hells angels grondent
pendant que le Jefferson Airplane
se crashe avant d'atteindre
l'autre coté de cette vie
quelque part dans la foule
des chiens flairent la chair fraîche

Des anges pleins de speed
de bourbon et de bière
des anges bourrés traquant
la beauté comme des bêtes
des suceurs de sang
des chasseurs de Meredith

Dans la nuit bleue de brume
Mick Angélique essaie de calmer
ses frères et ses sœurs mais c'est
un serpent qui se mord la queue
personne ne voit Lucifer en lui
mais un pompier pyromane

Qui se bat et pourquoi ?
on ne veut pas se battre, allez !
et que peuvent bien faire les paumés
à part gueuler dans un groupe de rock
car sous le soleil de Californie il n'y a
pas de place pour le combat de rue

Des anges pleins de speed
de bourbon et de bière
des anges bourrés traquant
la beauté comme des bêtes
des suceurs de sang
des chasseurs de Meredith

mercredi 5 décembre 2012

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (6)

En réalité, on aime ses parents pour leurs défauts affirme M.Rufo, un psychiatre humain. Foi d'animal, je signe des quatre pattes. Mon père était un berger allemand de toute beauté, mais il avait une faiblesse handicapante, un penchant auto-immun qui lui faisait percevoir autrui par intermittence seulement. Sa perception de l'ici et maintenant était incertaine, son empathie émettait un signal faible, perturbé par des éléments qui m'étaient d'autant plus étrangers que je ne connaissais rien de sa vie antérieure à ma naissance. Ma mère, épagneule non ibérique, souffrait de cette conjonction de facteurs défavorables et il m'a fallu plus d'un lustre canin - 40 ans en EAH - pour faire un lien entre sa souffrance et mon CDE (complexe de dog émissarité). Tout cela pour une simple question de genre. Émargeant au sexe masculin, je me suis glissé sans coup férir et sans m'en apercevoir dans la peau de mon père. Quand on ajoute à ça le poids du déterminisme génétique qui n'est pas mince, mais qui relève d'un autre registre, plus formel, on voit que le libre arbitre et les marges de manœuvre sont bien maigres.

mardi 4 décembre 2012


     
           
          Droopy Goldman                                    
          24, rue Kupferberg                               
          21  TARSUL                                            au Parti Communiste Français
                                                                            44, rue Le Peletier
                                                                            PARIS 9ème

                                                                            à l'attention de M.Thorez

                                                                            
          
          Cher Maurice,

          Dans ta lettre du 10 novembre dernier, tu me demandes de régulariser ma
          cotisation au plus tôt et d'acheter mon timbre avant le 25 novembre.
            
          Je trouve que tu es bien pressé de recouvrer cette somme modique auprès
          d'un kohl caucasien dévoué comme moi. Certes je ne roule pas sur l'argent
          mais je n'ai jamais omis de payer mon écot et ma vignette de décembre
          viendra bientôt rejoindre ses camarades de 1952, comme ce fut le cas en
          1951 et les années précédentes. Ci-joint, copie de ma carte en bon état
          de validité si j'en crois les statuts, que tu dois connaître mieux que moi.

          Reçois nos sincères stakhanovations, toi et tes fidèles ronds-de-soviets,

          de la part de toute la cellule Lénine.


                                                                            D.O.Goldman

                                                                            Section G.Péri


  

                                                                                                   

lundi 3 décembre 2012


pour vivre h-----x, vivons c----s

dimanche 2 décembre 2012

MOURIR ?                                                                     JAMAIS !





PLUTÔT





CREVER !                                                                            SINÉ

samedi 1 décembre 2012

MARRE DES REPRISES POURRAVES ! DEPUIS « HERE COMES THE NIGHT » PAR DUCKS DELUXE OU « POLICE ON MY BACK » PAR THE CLASH, QUOI DE NEUF SOUS LE SALE ŒIL DE SATAN ? JE LANCE UNE PÉTITION POUR QUE KEVIN ROWLAND SORTE DE SA RETRAITE ET NOUS FASSE LE « DYNAMITE DAZE » DE KEVIN COYNE !

http://grooveshark.com/s/
Police+On+My+Back/4sT87W?src=5


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