jeudi 20 septembre 2012

BEN                                                                              ZO                                                                              DIA



                                                                                                                              ZÉ


PINE 


                                      QUAND 



TU                                                                             NOUS                                                                       TIENS

mercredi 19 septembre 2012

22256, 22257, 22258, 22259, 22260, l'un dit, marre dis, l'autre dit, raoul eddy, et vlan c'est dit, dopamine, sérotonine, mélatonine, ocytocine, aussitôt spleen, n'ai-je donc vécu que pour cette litanine ?

mardi 18 septembre 2012

  T'are ta gueule...
  à la récré !

lundi 17 septembre 2012

YOU         SAID        YOU'D         NEVER        COMPROMISE        WITH        THE        MYSTERY         TRAMP
                                                                                          
                                                                                                                 BUT NOW


                                                                                                  YOU


                                                                      REALIZE


                                               HE'S NOT


                          SELLING


ANY ALIBIS


AS    YOU   STARE    INTO   THE   VACUUM    OF   HIS   EYES

Like+A+Rolling+Stone/4moeNu?src=5

dimanche 16 septembre 2012


  hémiplégie

samedi 15 septembre 2012

  you know Watt ?... call me Knott !

vendredi 14 septembre 2012

LA CASSEROLE ROUGE (8)

C'était l'été. Les travaux au château de Méry avançaient à un rythme soutenu. Francis recevait régulièrement des nouvelles de sa famille et en donnait en retour, s'attachant à ne pas faire transparaître son attachement grandissant pour son nouveau travail. Il n'avait pas le mal du pays et n'en était ni surpris, ni content car cet exil provisoire n'était, quand il survint, ni à craindre, ni à espérer. Pour lui, cela s'apparentait à une expérience imprévue, de celles qu'on fait à trente ans ou qu'on ne fait jamais. Le point sensible restait la séparation d'avec son premier enfant, né trois mois avant son départ pour l'usine à bois de Montagny Prouvaire. Sa femme Esther lui donnait de bonnes nouvelles du petit. Depuis le mois d'avril, l'emploi du temps de Francis avait progressivement glissé d'une semaine sur deux à Méry à deux semaines sur trois, voire trois sur quatre. À l'usine, la demande était moindre et quelques hommes arrivés en octobre étaient repartis à Levier, soulagés de retrouver leur famille, même si l'année 1890 s'annonçait incertaine. Le jour du 14 juillet, Francis déjeunait sur l'herbe à Chaponval avec son collègue Jacques. Il était un peu triste de ne pas être chez lui pour le premier anniversaire de son fils. Alors que les deux amis fumaient leur pipe à l'ombre d'un cerisier, ils virent passer un homme au visage pâle et émacié, vêtu d'une chemise écrue pleine de taches, rentrée dans un pantalon sans forme, lui-même serré à la ceinture avec une cordelette brune. En bandoulière, il portait un grand sac de jute duquel dépassaient un chevalet et une toile sur cadre. Il marchait vite, sans détourner le regard. Ils le virent disparaître derrière une élévation du chemin, avant de renaître au loin, minuscule rongeur grattant l'échine du bois. « C'est le peintre solitaire » dit Jacques. « On n'est jamais seul dans les champs et dans les bois », répondit Francis.

jeudi 13 septembre 2012

LA FIN (fin)

"J'étais bien dans le canot, je dois le dire. Mon couvercle s'ajustait si bien que je dus y percer un trou. Il ne faut pas fermer les yeux, il faut les laisser ouverts dans le noir, telle est mon opinion. Je ne parle pas du sommeil, je parle de ce qu'on appelle je crois l'état de veille. D'ailleurs je dormais très peu à cette époque, je n'avais pas envie, ou j'avais trop envie, je ne sais pas, ou j'avais peur, je ne sais pas. Allongé sur le dos je ne voyais rien, sinon vaguement, juste au-dessus de ma tête, à travers des fentes minuscules, le jour gris de la remise. Ne rien voir du tout, non, c'est trop. J'entendais sourdement les cris des mouettes qui s'affairaient tout près, autour de la bouche  des égouts. Dans un bouillon- nement jaunâtre, si j'avais bonne mémoire, les immondices s'unissaient au fleuve, les oiseaux tourbillonnaient au-dessus, en braillant de faim et de colère. J'entendais le clapotement de l'eau contre l'embarcadère, contre la rive, et l'autre bruit, si différent, de l'ondulation libre, je l'entendais aussi. Moi-même, quand je me déplaçais, j'étais moins bateau qu'onde, à ce qu'il me semblait, et mes stases étaient celles des remous. Cela peut sembler impossible. La pluie aussi, je l'entendais souvent, il pleuvait souvent. Parfois une goutte, traversant le toit de la remise, venait exploser sur moi. Tout cela faisait plutôt liquide. Le vent y joignait sa voix, c'est entendu, ou plutôt celles si variées de ses jouets. Mais qu'est-ce que c'est ? Bruissements, hurlements, gémissements et soupirs. Ce que j'aurais voulu, c'étaient des coups de marteau, pan, pan, pan, frappés dans le désert. Je pétais, c'est une affaire entendue, mais difficilement sec, cela sortait avec un bruit de pompe, se fondait dans le grand jamais. Je ne sais combien de temps je restai là. J'étais bien dans ma boîte, je dois le dire. Il me semblait que j'avais acquis de l'indépendance dans les dernières années. Qu'on ne vînt plus, qu'on ne pût plus venir, me demander si j'allais bien et n'avais besoin de rien, cela ne me faisait plus guère de peine. J'allais bien, mais oui, parfaitement, et la peur d'aller plus mal ne se faisait guère sentir. Quant à mes besoins, ils s'étaient en quelque sorte réduits à mes dimensions et, sous l'angle de la qualité, tellement raffinés que tout secours était exclu, à ce point de vue-là. Me savoir être, quelque faiblement et faussement que ce fut, en dehors de moi, cela avait eu autrefois le don de me toucher. On devient sauvage, c'est forcé. C'est à se demander parfois si on est sur la bonne planète. Même les mots vous lâchent, c'est tout dire"...

Achevé d'imprimer le 20 janvier 1974 sur les presses de l'imprimerie Floch à Mayenne

mercredi 12 septembre 2012

C'EST VRAI                                                             QU'ILS SONT




PLAISANTS




TOUS CES PETITS                                                     VILLAGES

Des+Gens+Qui+Sont+N/396AwW?src=5

mardi 11 septembre 2012




































 
  This is the place rats come to die...




































                                                                             this is the crossroads for you and I

lundi 10 septembre 2012

C'était avant que les choses ne changent. C'était avant que certaines choses ne changent. C'était avant que quelque chose ne change. C'était avant qu'un certain détail ne change. C'était avant que j'oublie que quelque chose de l'ordre du détail avait changé. C'était avant que j'oublie ce que ce changement avait changé.

dimanche 9 septembre 2012

L'ACTION                                                                N'EST PAS                                                                 LA VIE





                                                                                                         TOUT JUSTE





                                                     UN MOYEN





DE GÂCHER                                                            QUELQUE                                                                 FORCE

samedi 8 septembre 2012

LA FIN (...)

"Je ne travaillais pas tous les jours. Je n'avais presque pas de frais. J'arrivais même à mettre un peu de coté, pour les tout derniers jours. Les jours où je ne travaillais pas, je restais couché dans la remise. Elle se trouvait au bord du fleuve, dans une propriété privée, ou qui l'avait été. Le jour où j'adoptai cette remise, j'y trouvai un canot, la quille en l'air. Je le retournai, le calai avec des pierres et des morceaux de bois, enlevai les bancs et en fis mon lit. Les rats avaient du mal à arriver jusqu'à moi, à cause de l'inclinaison de la coque. Ils en avaient pourtant bien envie. Pensez donc, de la chair vivante, car j'étais quand même encore de la chair vivante. Il y avait trop longtemps que je vivais parmi les rats, dans mes logements de fortune, pour que j'en eusse la phobie du vulgaire. J'avais même une sorte de sympathie pour eux. Ils venaient avec tant de confiance vers moi, on aurait dit sans la moindre répugnance. Ils faisaient leur toilette, avec des gestes de chat. Les crapauds, eux, le soir, immobiles pendant des heures, ils pompent les mouches. Ils se mettent aux endroits où le couvert passe au découvert, ils aiment les seuils. Mais il s'agissait de rats d'eau, d'une maigreur et d'une férocité exceptionnelles. Je construisis donc, avec des planches éparses, un couvercle. C'est formidable ce que j'ai pu trouver comme planches dans ma vie, chaque fois que j'avais besoin d'une planche elle se trouvait là, il n'y avait qu'à se baisser. J'aimais bien bricoler, non, pas tellement, comme ça. Il recouvrait le canot entièrement, je parle maintenant à nouveau du couvercle. Je le poussais un peu vers l'arrière, j'entrais dans le canot par l'avant, je rampais jusqu'à l'arrière, je levais les pieds et je repoussais le couvercle vers l'avant jusqu'à ce qu'il me recouvrit entièrement. La poussée s’exerçait contre une traverse en saillie que j'avais fixée au dos du couvercle à cet effet, j'aimais bien bricoler. Comme prise pour mes mains, je plantai deux grands clous, là où il fallait. Ces petits travaux de menuiserie, si j'ose dire, exécutés avec des instruments et des matériaux de fortune, ne me déplaisaient pas. Je savais que ce serait bientôt fini, alors je jouais la comédie, n'est-ce pas, celle de - comment dire, je ne sais pas"...

vendredi 7 septembre 2012

LES (ANCIENS) BONS PLANS (8)

ou COMMENT SE FAIRE RÉFORMER

L’officier recruteur : Pourquoi voulez-vous faire votre service militaire ?
- le contingentable : Parce que vous allez me donner un fusil
L’officier recruteur : Oui, mais encore ?
- le contingentable : Il y en a un chez moi
L’officier recruteur : Eh bien alors ?
- le contingentable : Personne ne veut que je m'en serve
L’officier recruteur : Réformé, au suivant !

jeudi 6 septembre 2012

AND IT'S A ROM                                                          IT'S A ROM




IT'S




A ROMNEY'S                                                        A-GONNA FALL

mercredi 5 septembre 2012

Nous étions trois bacheliers... enfin deux bacheliers et un non bachelier... enfin un bachelier du premier coup, un bachelier repenti et un non bachelier... enfin, à la fin, tout ça ne change rien, Dieu reconnaîtra les chiens...

mardi 4 septembre 2012

LA CASSEROLE ROUGE (7)

C'étaient des morilles, un champignon inconnu des Picards. À la question « comment ça se cuisine ? » Francis n'avait opposé qu'un prudent « comme tu le sens ! », tant est si bien qu'un soir de fermeture, Armand avait préparé un plat pour quatre. Étaient de la fête, Monsieur Ravoux et sa nièce Juliette, serveuse en poste à l'auberge, Francis et bien sûr le chef Armand en personne. La recette du jour était une variante de la fameuse omelette aux cèpes, à cette différence près que des légumes avaient été ajoutés, pour atténuer le risque gustatif qu'Armand estimait avoir pris. Carottes, oignons et poivrons émincés donnaient à l'ensemble un aspect des plus appétissants. Le tout accompagné d'une verre de chablis, sauf une eau de seltz pour Mademoiselle Juliette. Ce fut une réussite totale. Les trois Picards furent conquis par le parfum envoûtant du champignon sylvestre, et Francis n'était pas peu fier d'avoir été à l'origine de ce mets initiatique. Monsieur Ravoux offrit sa tournée pour finir la soirée. Armand regardait Juliette débarrasser la table d'un œil teinté de spleen, son Costanza posé sur le coin du billard, lorsque qu'on entendit quelqu'un manœuvrer la serrure de la porte extérieure qui donnait accès directement aux chambres par un long couloir. Une silhouette anima le verre cathédrale de la porte de service. « Qui est-ce ? » questionna Francis qui se levait pour rentrer au château, casquette à la main. « Un artiste qui dévisse du sommet, le soleil du midi a dû lui fêler une tuile faîtière » lança l'aubergiste. Il y a longtemps qu'il est là ? - Non, mais sa chambre ressemble déjà au marché aux puces - Comment s'appelle-t-il ? - Vincent - Bonne nuit Monsieur Ravoux, salut Armand, merci pour le repas !

lundi 3 septembre 2012

LA FIN (suite)

"Une fois sur la route je n'avais qu'à suivre la pente. Des charrettes bientôt, mais toutes me refusèrent. Si j'avais eu d'autres vêtements, un autre visage, on m'aurait pris peut-être. J'avais dû changer depuis mon expulsion du sous-sol. Le visage notamment avait dû atteindre sa climatérique. Le sourire humble et naïf ne venait plus, ni l'expression de misère candide, contenant les étoiles et les fuseaux. Je les appelais, mais ils ne venaient plus. Masque de vieux cuir sale et poilu, il ne voulait plus faire s'il vous plaît et merci et pardon. C'était malheureux. Avec quoi allais-je ramper, à l'avenir ? Couché sur le bord de la route, je me mettais à me contorsionner chaque fois que j'entendais venir une charrette. C'était pour qu'on ne s'imaginât pas que je dormais, ou me reposais. J'essayais de gémir, Au secours ! Mais le ton qui sortait était celui de la conversation courante. Je ne pouvais plus gémir. Ce n'était pas encore la fin et je ne pouvais plus gémir. La dernière fois qu'il m'avait fallu gémir je l'avais fait, bien, comme toujours, et cela en l'absence de tout cœur à fendre. Qu'allais-je devenir ? Je me dis, Je rapprendrai. Je me couchai à travers la route, à un endroit où elle était étroite, de sorte que les charrettes ne pouvaient passer sans me passer sur le corps, d'une roue au moins, de deux s'il y en avait quatre. L'urbaniste à la barbe rouge, on lui enleva la vésicule biliaire, une grosse faute, et trois jours après il mourait, dans la force de l'âge. Mais le jour vint où, regardant autour de moi, je me trouvai dans les faubourgs, et de là aux vieilles erres ce n'était pas loin, au-delà du stupide espoir de repos ou de moindre peine. Je me couvris donc le bas du visage d'un chiffon noir et allai demander l'aumône à un coin ensoleillé"...

dimanche 2 septembre 2012

WHAT                                                                               A DRAG



IT IS



GETTING                                                                              OLD

http://grooveshark.com/s/
Mothers+Little+Helper/2YoeMv?src=5

samedi 1 septembre 2012


Michael bist du da ? Da bin ich !
NOUVELLES DU MONDE :

À L'OUEST, ROMNEY A BESOIN DE SA FEMME POUR QUE LES ÉLECTEURS AMÉRICAINS LUI TROUVENT DES QUALITÉS HUMAINES.

À L'EST, AL-ASSAD N'A BESOIN DE PERSONNE POUR ÊTRE CE QU'IL EST, UN HIMMLER DU XXIème SIÈCLE, JUSQU'À LA MOUSTACHE.

vendredi 31 août 2012


Le Sourire de La Murène


Entre chienne et chatte
le marchand d’Angles Blancs K.O.
glisse son tapis de nerfs
sous les pieds de la nuit

À vrai dire un paillasson
usé jusqu’à la corde
qui ne tient couché
que par hypocrisie

Car il n’est pas rare
qu’il ondule d’aise
en me voyant me prendre
les nœuds round sensitifs
dans ses petites franges

Mon tourment nourrit
son sommeil exactement
comme la murène s’empiffre
des charognes marines
qui nagent entre les eaux noires

Et au petit matin
c’est avec le sourire
qu’il ébroue ses cinq sueurs

et me regarde d’un air contrit
aspirer ses miasmes
à pleins poumons

jeudi 30 août 2012


Le Tour de La Question


La question posée - ou la proposition
portait sur le même sujet dans tous les pays
et les dates du scrutin étaient suffisamment
espacées l'une de l'autre pour que chacun
puisse participer à tous les votes qu'il voulait

En effet, tout citoyen européen avait sa
nationalité d'origine, plus cinq autres de
son choix, mais sans procuration possible
avec l’obligation de se déplacer

Je commençai mon périple par l'Allemagne
puis l'Italie, et ainsi de suite dans le sens
des aiguilles d'une montre pour arriver au
Royaume Uni et dans ce cas, terminer
mon tour d’Europe par la France

D - Leben über alles
Und Gott mit uns

I - Non è bella la vita ?
    Un poco ma non troppo

E - Viva la muerte
No mejor

P - A vida é criança  de Lisboa
Obrigado ô meu Deus !

U.K - What kind of life ?
 A still life

F - Elle est pas belle la vie ?
     Et ta sœur ?

mercredi 29 août 2012

LA FIN

"Ce qu'il appelait sa cabane était une sorte de baraque en bois. On avait enlevé la porte, pour faire du feu, ou dans un autre but. La fenêtre n'avait plus de vitre. Le toit s'était effondré à plusieurs endroits. L'intérieur était partagé, par les restes d'une cloison, en deux parties inégales. S'il y avait eu des meubles, il n'y en avait plus. On s'était livré aux actes les plus vils, par terre et contre les murs. Des excréments jonchaient le sol, d'homme, de vache, de chien, ainsi que des préservatifs et des vomissures. Dans une bouse, on avait tracé un cœur percé d'une flèche. Je remarquai des vestiges de bouquets abandonnés. Goulûment cueillis, charriés pendant de longues heures, on avait fini par les jeter, lourds, ou fanés déjà. C'était là l'habitation dont on m'avait offert la clef. Tout autour, la scène était celle familière de grandeur et de désolation. C'était quand même une demeure. Je prenais mon repos sur une couche de fougères que je cueillis moi-même avec peine. Un jour je ne pus me lever. La vache me sauva. Aiguillonnée par le brouillard glacial, elle venait se mettre à l'abri. Ce n'était sans doute pas la première fois. Elle ne devait pas me voir. J'essayai de la têter, sans grand succès. Son pis était couvert de fiente. J'ôtai mon chapeau et me mis à la traire là-dedans, en faisant appel à mes dernières forces. Le lait se répandait par terre, mais je me dis, Cela ne fait rien, c'est gratuit. Elle me traîna à travers le plancher, ne s'arrêtant de temps en temps que pour me décocher un coup de sabot. Je ne savais pas que nos vaches pouvaient être méchantes elles aussi. On avait dû récemment la traire. M'agrippant d'une main au pis, de l'autre je maintenais le chapeau en place. Mais elle finit par avoir le dessus. Car elle me traîna à travers le seuil et jusque dans les fougères géantes et ruisselantes, où force me fut de lâcher prise. En buvant le lait je me reprochai ce que je venais de faire. Je ne pouvais plus compter sur la vache et elle mettrait les autres au courant. Plus maître de moi j'aurais pu en faire une amie. Elle serait venue tous les jours, suivie peut-être par d'autres vaches. J'aurais appris à faire du beurre, du fromage. Mais je me dis, Non, tout est pour le mieux"

crapaud qui s'est fait poser un lapin

mardi 28 août 2012

C'est la rentrée télévisuelle. Pendant qu'un David Pujadas reposé asticotait J.M.Ayrault sur l'urgence de ne plus attendre, Michel Denisot était obligé de se lever pour se faire entendre de J.L.Mélenchon. Il faut dire que le tribun du Front de Gauche a fait des progrès en trois mois : son sourire est encore plus carnassier, son arrogance plus spectaculaire, son égo plus envahissant. Quant à Yves Calvi, sa chemise blanche soulignait son teint hâlé. L'œil vif et la langue rose, il est toujours aussi bon public devant son aréopage de journalistes et d'experts de tout poil. Mention spéciale à Christophe Barbier pour son esprit de synthèse à exposition instantanée.

french wild tuning

lundi 27 août 2012

LA CASSEROLE ROUGE (6) 

Le chef Armand pratiquait une cuisine naturelle, à base de légumes locaux servis avec des œufs pochés ou brouillés, ainsi que sa fameuse omelette aux cèpes. Les clients plus aisés pouvaient commander de la volaille ou du rôti de veau. Très peu de fromages, pas de poisson. Francis était particulièrement sensible à la manière révolutionnaire dont ces plats étaient servis. Pas de cuissons lentes ni à l’étouffée, mais des viandes fricassées, des légumes émincés et poêlés. Oignons et champignons avaient une place de choix dans la cuisine du chef. Quelquefois, Francis s’attardait après dîner et discutait avec Armand qui finissait son service au bar devant un Costanza (une rasade de quinquina dans une bock de bière blanche). La conversation portait très rarement sur les denrées et consommables, mais plutôt sur le canal de Saint-Quentin et la Picardie dont Armand était natif. Un soir pourtant, Francis dit au chef sur le ton du Conventionnel qui a ses entrées au Comité de Salut Public : « Je vais te faire goûter une production exotique ». Quelques jours plus tard, Francis extirpait délicatement de sa poche un sachet contenant une poignée de champignons secs, alvéolés, à la forme de parapluie pour limace et le tendit au Robespierre de la poêle à frire. Il se régala de la surprise du chef devant ces quelques grammes d'une substance sombre et hydrophile, légère comme la plume et parfumée comme l'encens. « Tu es sûr que ça se mange ? À l'odeur, on dirait plutôt que ça se fume »

dimanche 26 août 2012

L'EXPULSÉ

"Je me mis en route. Quelle allure. Raideur des membres inférieurs, comme si la nature m'avait refusé des genoux, écart extraordinaire des pieds de part et d'autre de l'axe de la marche. Le tronc, en revanche, comme par l'effet d'un mécanisme compensatoire, avait la mollesse d'un sac négligemment rempli de chiffes et ballottait éperdument selon les imprévisibles saccades du bassin. J'ai souvent essayé de corriger ces défauts, de raidir le buste, de fléchir le genou et de ramener les pieds les uns devant les autres, mais cela finissait toujours de la même manière, je veux dire par une perte d'équilibre, suivie d'une chute. Il faut marcher sans penser à ce qu'on fait, comme on soupire, et moi quand je marchais sans penser à ce que je faisais je marchais comme je viens de le dire, et quand je commençais à me surveiller je faisais quelques pas d'assez bonne facture et puis je tombais. J'ai pris donc le parti de me laisser aller. Ce port est dû, à mon avis, tout au moins en partie, à certain penchant dont je n'ai jamais pu entièrement me délivrer et dont mes années impressionnables, celles qui président à la confection du caractère, ont naturellement fait les frais, je parle de la période qui s'étend, à perte de vue, entre les premiers trébuchements, derrière une chaise, et la classe de troisième, terme de mes humanités. J'avais donc la fâcheuse habitude, ayant compissé ma culotte, ou l'ayant conchiée, ce qui m'arrivait assez régulièrement au début de la matinée, vers dix heures dix heures et demie, de vouloir absolument continuer et achever ma journée, comme si de rien n'était. La seule idée de me changer, ou de me confier à maman qui ne demandait pourtant qu'à m'aider, m'était intolérable, je ne sais pourquoi, et jusqu'à mon coucher je me traînais, avec entre mes petites cuisses, ou plaqué à mes fesses, brûlant, croustillant et puant, le résultat de mes débordements. D'où ces mouvements précautionneux, raides et largement évasés des jambes et ce balancement désespéré du buste, destiné sans doute à donner le change, à faire croire que j'étais sans soucis, plein de gaîté et d'entrain, et à rendre vraisemblables mes explications au sujet de ma rigidité de base, que je mettais sur le compte de rhumatismes héréditaires. Mon ardeur juvénile, dans la mesure où j'en avais, s'y usa, je devins aigre, méfiant, un peu avant l'heure, fervent de la cachette et de la station horizontale"...

Achevé d'imprimer le 20 janvier 1974 sur les presses de l'imprimerie Floch à Mayenne

jeudi 16 août 2012

ULRICH                                                                       DER MANN


OHNE


EIGEN                                                                         SCHAFTEN
ULRICH                                                                                   THE


MAN


WITHOUT                                                                    QUALITIES
ULRICH                                                                          L'HOMME


><


SANS                                                                            QUALITÉS

mercredi 15 août 2012

Le Fermoir sera fermé du vendredi 17 août au samedi 25 août, pour inventaire et entretien. Réouverture dimanche 26 août. À très bientôt, chers lecteurs !

mardi 14 août 2012

ON ATTEINT LE                                                SEUIL CRITIQUE



C'EST CYCLIQUE



TOUT VA MAL                                                    C'EST NORMAL

C+est+Normal/4esnkQ?src=5

lundi 13 août 2012


HERE IN LONDON >>>>>>>>>>>>>>>> SWEAT AND TEARS


THERE IN ALEP <<<<<<<<<<<<<<<<<< FLESH AND BLOOD
  the step was too big for two of us

dimanche 12 août 2012

ÉTATS-UNIS 107 - ESPAGNE 100 (H)

Sachant que les USA ont battu l'Espagne de 11 points en août 2008, de 7 points en août 2012, calculez en quel mois de quelle année et de combien de points la Roja gagnera un titre contre les États-Unis d'Amérique. Explicitez votre calcul. Vous avez quatre heures. Les calculatrices sont autorisées.
ÉTATS-UNIS 86 - FRANCE 50 (F)

Première défaite pour l'équipe de France après sept victoires consécutives. Les Amé- ricaines font huit sur huit. La logique est respectée. Les Françaises ont gagné le respect.

vendredi 10 août 2012

RUSSIE 64 - FRANCE 81 (F)

Deuxième victoire éclatante des Françaises contre les Russes en cinq jours, mais c'est bien celle-ci qui leur ouvre la porte de la finale olympique. Une victoire articulée autour d'une entame pied au plancher (QT1 : 15-24) et d'un final de feu (QT4 : 13-22). Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 97-60 à l'évaluation collective avec 28/54 aux tirs, 8/14 à trois points, 17/19 aux lancers francs, 17 passes décisives. Rien à ajouter. Elles ont toutes joué, elles ont toutes gagné de haute lutte cette place de rêve, ce ticket qui les autorise à disputer le titre suprême aux Américaines. RDV samedi soir, même lieu, même heure !! ...

  in the sky at noon

  in the tube at midnight

jeudi 9 août 2012

FRANCE 59 - ESPAGNE 66 (H)

L'équipe de France cède encore devant sa bête noire rouge, après avoir tenu les Espagnols en respect pendant 35 minutes. Faute d'avoir pu, d'avoir su, rentrer les deux ou trois shoots importants, ceux qui font qu'on gagne un match au forceps, les Bleus quittent les Jeux sans gloire. Car l'image des deux fautes antisportives de Turiaf sur Fernandez et de Batum sur Navarro dans les trente dernières secondes du match laissent un goût amer. La première est celle de la frustration et on peut la comprendre, à défaut de l'excuser. La deuxième par Nicolas Batum tient plus de l’agression que du simple mouvement d'humeur et vient ternir l'image qu'avait laissée ce joueur depuis le début du tournoi. Une exclusion était plus appropriée qu'une antisportive, mais les arbitres ont cru bon de calmer les joueurs, à 23 secondes du buzzer. Malgré tout, je ne suis pas sûr que Batum ne soit pas sanctionné a posteriori par la FFBB. Pour en finir avec les regrets, il y a deux actions dans le QT4 qui m'en laissent. Parker filant en contre balancé proprement par Llull, une intervention proche de l'antijeu et surtout les deux LF ratés par Ronny Turiaf à la 33ème. Comment un joueur de ce calibre, champion de NBA avec Miami, doté de qualités défensives hors du commun, peut-il faire un 2 sur 10 aux LF sur ses deux derniers matchs ? Comme ça, me direz-vous, mais ça ne m'ôtera pas mes regrets, car Ronny est l'un de mes joueurs préférés, avec Tony et Boris. Quant aux Espagnols, tout ce qu'on peut leur souhaiter c'est de retrouver les USA pour une revanche de la finale de 2008.

mercredi 8 août 2012

UN DES PRÉPOSÉS AU PANNEAU D'AFFICHAGE DU STADE OLYMPIQUE SUSPENDU POUR PRIVATE JOKE EN PUBLIC : AU DÉPART DE SA SÉRIE DU 5000M, L’AMÉRICAIN GALEN RUPP DOSSARD 3250 A ÉTÉ ANNONCÉ GALLOP RUN
FRANCE 71 - REP.TCHÈQUE 68 (F)

A l'issue d'un quart de finale à rebondissements où elles ont alterné le meilleur (entame et fin de match) et le pire (2ème et 3ème QT), les basketteuses françaises battent les tchèques et retrouveront les Russes en demi-finale. Céline Dumerc a encore été décisive (23 pts à 10/15 en 36 minutes), Miyem et Yacoubou ont su rentrer les lancers francs et les paniers décisifs dans le money time. Élodie Godin est sortie sur blessure. Quant aux tchèques, elles peuvent avoir des regrets, mais faute de n'avoir pas su maintenir la tête sous l'eau à une équipe de France inconstante, ce sont elles qui ont bu la tasse. RDV jeudi soir pour un deuxième Russie-France en moins de cinq jours qui s'annonce explosif !

mardi 7 août 2012

FRANCE 79 - NIGERIA 73 (H)

Victoire laborieuse de l'équipe de France contre des Nigérians très physiques, efficaces en défense de zone et très adroits à 3 points avec Oguchi et Obasohan, deux joueurs bien connus du public français - Le Havre et Toulon. En fin de quatrième QT et malgré la menace réelle d'une issue défavorable, Vincent Collet a laissé les joueurs du banc montrer ce dont ils étaient capables. Bokolo et Causeur à la mène, Diawara et Traoré dans la raquette ont fait mieux que contre la Tunisie, ce qui n'était pas difficile, et ont su garder le contrôle du match. Kevin Séraphin a été bon. Mais contre l'Espagne ou la Turquie, cela sera insuffisant. De ce fait, Parker a peu joué : 3 points à 1 sur 6 et 7 passes en 22 minutes pour 6 d'évaluation. Des stats qui ne lui ressemblent pas, mais personne ne doute de sa capacité à hausser le niveau de jeu de toute l'équipe en quart de finale contre un adversaire de valeur mondiale.


ESPAGNE 82 - BRÉSIL 88 (H)

Dans le dernier match du groupe B, les Brésiliens ont battu les Espagnols, 31-16 dans le dernier quart-temps. Ce qui en dit long sur la volonté des champions d'Europe d'éviter les Américains en demi-finale. Ils ont parfaitement joué le jeu pendant 35 minutes, avant de perdre le fil du match et d'être étrangement maladroits au moment de porter l'estocade comme ils savent si bien le faire. Il suffisait de voir Marc Gasol dans le money time, faisant une faute offensive à l'insu de son plein gré, ou s'appliquant à manquer le cercle à trois mètres. L'artifice se lisait sur son visage, comme le score sur le tableau d'affichage. La suite dira si cette façon particulière de jouer la qualification en quart de finale a été un bon calcul. L'équipe de France saura-t-elle y puiser le surplus de motivation pour leur donner tort ? Rendez-vous mercredi à 17h15 GMT.

Leon by day
London by night

lundi 6 août 2012

SENSATION AUX JEUX : LA MÉDAILLE D'OR DE LA TÊTE À CLAQUES DANS LA CATÉGORIE SUPER-WELTER EST REMPORTÉE PAR UN ATHLÈTE INCONNU, UN HOMME DU COMMUN À TÊTE DE CHIEN BATTU, LE LAOTIEN NATURALISÉ SAN-MARINAIS TATORÊT TUTENTÊT !

dimanche 5 août 2012

FRANCE 65 - RUSSIE 54 (F)

Énorme prestation des basketteuses françaises qui passent les Russes à la moulinette, comme le score ne l'indique pas. Après une première période équilibrée (25-21 à la mi-temps), l'équipe de France atomise son adversaire en 10 minutes, 55-34 à la fin du troisième quart-temps. La victoire s'est articulée autour d'une triplette magique à la mène, Céline Dumerc, Émilie Gomis et Edwige Lawson. Ajoutez à cela une Sandrine Gruda affûtée en attaque et qui défend " à la Ronny Turiaf " (4 contres de moyenne depuis le début du tournoi !), Yacoubou et Lepron omniprésentes au rebond et une pression défensive monumentale de toute l'équipe et vous avez une vue synthétique de l'ensemble. À moins de 5 minutes du terme, les Russes pointaient encore à -25 (63-38) avant de se refaire un petit raccord de maquillage en fin de rencontre, comme c'est souvent le cas quand le match est plié. Avec cette cinquième victoire, les Françaises terminent donc premières et invaincues dans le groupe B et rencontreront mardi en quart de finale les Tchèques ou les Croates, suivant le résultat des matchs restant à jouer dans le groupe A.

samedi 4 août 2012

TUNISIE 69 - FRANCE 73 (H)

Ce matin à Londres, l'équipe de France masculine s'est imposée sans gloire face à des Tunisiens pugnaces, Benromdhane et Hadidane en tête, avec une apparition de Mehdi Labeyrie que tous les supporters de basket connaissent bien en France, puisqu'il a joué dans toutes les divisions depuis 15 ans ( prochaine saison à Monaco en Nationale 1 ). Les bleus ont été bien pâles, sauf Tony Parker et Nico Batum, appliqués et efficaces. Quant au banc, il a répondu absent. Diawara complètement hors du coup, Causeur et Bokolo pas mieux, Traoré peu concentré. Au final, 20 pertes de balle, un rebond déficient, une motivation restée aux vestiaires. Lundi après-midi, il faudra montrer un tout autre visage contre les Nigérians, qui ont pris un carton contre une équipe américaine disposant de trois cinq majeurs, d'un niveau inconnu sous nos latitudes. Les 83 points de débours encaissés par les champions d'Afrique jeudi soir ne reflètent en aucune façon la valeur de cette équipe talentueuse. Attention, danger !


FRANCE 80 - GRANDE-BRETAGNE 77 (F)

Quelques heures plus tôt, les filles faisaient preuve d'une belle opiniâtreté en venant à bout des Anglaises devant 12.000 spectateurs. Les locales croyaient tenir la victoire avant que Céline Dumerc ne douche la ferveur populaire à une seconde du buzzer, sur un drive conclu par un shoot à trois points. Hier soir, elle a été "the right woman at the right place at the right time". Cinq minutes plus tôt, elle envoyait son équipe en prolongation sur une autre banderille assassine, encore à trois points. À trente secondes de la fin du match, les Britanniques pointaient à 20/20 aux lancers francs (si, c'est possible !), transcendées, poussées dans le dos par un public magnifique. Elles auraient amplement mérité la Victoire, mais en sport collectif, cette Petite Capricieuse fuit parfois le candidat désigné. La Glorieuse Incertitude n'est pas un vain mot !
NEXT SATURDAY IN HYDE PARK, THE ROLLING STONES WITH NEW GUITARIST MICK TAYLOR ><><><><
SPECIAL GUEST KING CRIMSON - FREE ACCESS UNTIL 9 AM - PEACE AND LOVE, COME AS YOU ARE !!

jeudi 2 août 2012

FRANCE 82 - LITUANIE 74 (H)

Très beau match ce matin à Londres où la bande à TP a eu du mal à se défaire d'une équipe lituanienne très physique, excellente au rebond, redoutable derrière la ligne des 6,75m. Seule ombre au tableau, la fraction radicale des supporters baltes, qui s'est illustrée de manière peu glorieuse en sifflant les joueurs français à chaque possession. Ici en Auvergne Limousin, les publics hostiles on connaît, on a deux salles comme ça, Limoges et Roanne. Mais je pensais que l'esprit de Pierre de Coubertin saurait protéger le tournoi olympique de ce genre de comportement navrant. Bravo à Tony Parker, qui a conduit son équipe à la victoire. Batum et Gelabale ont été décisifs, Boris Diaw a fait le job avec un énorme impact physique et Turiaf a été monstrueux de densité et de lucidité, sauf aux LF, le vrai talon d'Achille de Ronny qui nous a refroidis avec un attristant 2 sur 8. Prochain match, samedi matin à 9h GMT contre la Tunisie.

Knock, knock, knockin' on Heaven's door...

mercredi 1 août 2012


Maison natale de René Magritte