mardi 4 octobre 2016


je me souviens  de georges pérec
ses yeux de poudre d'escampette
son  j'm'en footisme  de ligue zéro
ô si éloigné d'un écrivain que l'est
un souterrain lui
sant de sel  noir
d' une  cui si ne
du  con tin gent
oui du fort hatry
je vous surviens

lundi 3 octobre 2016

TWO GEORGES, ONE JOHN-PAUL & RINGO


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Comme promis dans cette colonne le 3 juin dernier, une photo de l'album Odéon OSX 227
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"Dansez Beatles avec George Martin et son orchestre" sera publiée tout à l'heure à 12h00
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dimanche 2 octobre 2016

Apollon dans un demi-cercle                                                         Apollo in a half-circle
Y FAUT





SLIM





AGINER

samedi 1 octobre 2016

la Mercédès de Christo                                                          Christo's Mercedes Benz

vendredi 30 septembre 2016

À un très jeune mélomane qui ne connaitrait pas les Beatles et qui ne saurait pas quel disque écouter, je lui conseillerais HELP ! Pourquoi HELP plutôt qu'un autre ? Parce que 1965 marque la bascule. Avant c'est la beatlemania, après c'est le nirvana. Dans Help estival comme dans Rubber Soul hivernal, on a les deux : les Beatles faiseurs de hits surdoués et les Beatles révolutionnaires apprentis sorciers. Paru en août 65, HELP ! est l’archétype du best seller. Sur la face A, deux hits majeurs : Help et Ticket to ride. Deux chansons de John, imparables, inoxydables, inusables. You've got to hide your love away et It's only love sont aussi de lui, deux petits bijoux, même si de son propre aveu, il a "honte" de la dernière citée, à cause du texte. Et puis, essaimant sur chaque face, on trouve celles de Paul. The night before, Tell me what you see, I've just seen a face et enfin Yesterday, cachée au 13ème rang. La moins bonne place, mais pas la moins bonne plage. George a donné I need you et You like me too much, deux fruits pas tout à fait mûrs qui laissent espérer mieux, beaucoup mieux. Ce sera pour la prochaine. Et Ringo ? Il chante Act naturally, ici dans le sillon noir, et quelques jours plus tard au Shea Stadium. Il s'en sort très bien, et surtout il assure la permanence du beat des Beatles, rien que ça !

jeudi 29 septembre 2016

mercredi 28 septembre 2016

JOURS INTRANQUILLES À AUVERS (8)

Lettre à Wil  (5 juin 1890)

Ma chère sœur,
Depuis longtemps j'aurais dû répondre à tes deux lettres que j'ai encore reçues à Saint-Rémy, mais le voyage, le travail et un tas d'émotions nouvelles jusqu'aujourd'hui me le faisaient remettre du jour au lendemain. Cela m'a beaucoup intéressé que tu aies soigné des malades à l'hôpital Wallon. Certes c'est ainsi que l'on apprend un tas de choses, des meilleures et des plus nécessaires que l'on puisse apprendre, et moi je regrette que je ne sache rien, en tout cas pas assez, de tout cela. (...)
Pour moi le voyage et le reste jusqu'ici se sont bien passés, et de revenir dans le Nord me distrait beaucoup. Puis j'ai trouvé dans le Dr Gachet un ami tout à fait et quelque chose comme un nouveau frère, tellement nous nous ressemblons physiquement, et moralement aussi. Il est très nerveux et beaucoup bizarre lui-même, et il a rendu aux artistes de la nouvelle école beaucoup d'amitiés et de services, tant que c'était dans son pouvoir. J'ai fait son portrait l'autre jour et vais peindre aussi celui de sa fille qui a dix-neuf ans. Il a perdu sa femme il y a quelques années, ce qui a contribué beaucoup à le casser. Nous avons été amis pour ainsi dire tout de suite et j'irai passer toutes les semaines une ou deux journées chez lui, à travailler dans son jardin dont j'ai déjà peint deux études, l'une avec des plantes du Midi, aloès, cyprès, soucis, l'autre des roses blanches, de la vigne et une figure, puis un bouquet de renoncules.
Avec cela j'ai un plus grand tableau de l'église du village - un effet où le bâtiment paraît violacé contre un ciel d'un bleu profond et simple, de cobalt pur, les fenêtres à vitraux paraissent comme des taches bleu d'outremer, le toit est violet et en partie orangé. Sur l'avant-plan, un peu de verdure fleurie et du sable ensoleillé rose. (...)
( à suivre )

mardi 27 septembre 2016


SÛR,  C'EST  EN  FORGEANT

QU'ON DEVIENT FORGERON

MAIS  C'EST  EN  HAILLONS

QU'ON DEVIENT  NAPOLÉON

lundi 26 septembre 2016

> qu'est-ce que tu fais ?
 - rien
> et tu ne t'ennuies pas ?
 - pas du tout, je me prépare
> à quoi ?
 - à la mort
> rien que ça !
 - la mort, c'est le "rien être"
> que tu dis...
 - alors ne pouvant pas "rien être" de mon vivant
> ça tombe sous le sens
 - je me contente d'un pis-aller, le "rien faire"
> et ça te satisfait ?
 - c'est un pis-aller je te dis
> ah oui, une sorte de pis-être

dimanche 25 septembre 2016


































 Ernesto radioso                                                                        Ernesto radieux
UN X, UN Y, UN Z





C'EST SIMPLE





ET ÉCONOMIQUE

samedi 24 septembre 2016


































 l'œil de pierre                                                                            l'occhio di pietra

vendredi 23 septembre 2016

Moins consensuel que Brel ou Brassens, il est un modèle pour des générations d'auteurs- compositeurs, de François Béranger à Alain Souchon, en passant par Bernard Lavilliers, avec qui il monte pour la dernière fois sur scène en 1992 lors de la Fête de l'Humanité. Installé en Toscane avec sa troisième compagne et leurs trois enfants, Léo Ferré meurt en 1993, à l'âge de 76 ans. Ultime pied de nez, l'anar(chiste) a tiré sa révérence un 14 juillet.
~)(~
Avec le temps, la chanson de sa rupture avec Madeleine, est devenue son hymne le plus célèbre. Après 1970, il prendra l'habitude de terminer ses concerts avec cette chanson, en demandant au public de ne pas applaudir. Rien que pour ça, je te dis bravo. Merci Léo.

jeudi 22 septembre 2016

mercredi 21 septembre 2016

JOURS INTRANQUILLES À AUVERS (7-fin)

Lettre à sa mère  (4 juin 1890)

Chère mère,
Pendant les quinze derniers jours, mettons les trois dernières semaines, que j'ai passés à Saint-Rémy, je travaillais de l'aube jusqu'au soir, sans m'arrêter. Après les quelques jours passés à Paris, aussitôt arrivé ici je me suis remis au travail.
Théo m'attendait à la gare, et je lui ai d'abord trouvé plus mauvaise mine qu'à mon départ. Mais ensuite, en bavardant avec lui, en le voyant vaquer à ses occupations, il m'a semblé incontestable - même s'il toussait - que son état n'avait pas empiré. Et donc, si son état est stabilisé, j'ose croire que cela constitue déjà un progrès. L'année prochaine, il aura repris le dessus. C'est une question de patience, étant données sa constitution et ses conditions de vie. Il m'a donné quelques détails concernant Cor. Quand vous lui écrirez, faites-lui mes bien cordiales amitiés, dites-lui que je suis revenu. Je lui écrirais bien, mais il y a tant de différence entre son activité et la mienne.
Les vacances de Théo approchent et vous le retrouverez donc dans pas trop longtemps. Ils ont prévu de venir passer quelques jours ici, car nous nous sommes vus trop peu, et trop vite.
La vie, malheureusement, est bien chère ici au village, mais Gachet, le docteur, me dit que c'est la même chose partout dans la région, et lui-même en souffre beaucoup, ce ne sont plus les prix d'autrefois. Pour l'instant, il faut encore que je reste à proximité d'un docteur que je connais, et tenir bon. Lui, au moins, je pourrai le payer en tableaux, ce qui serait impossible avec un autre, au cas où j'aurais besoin de son aide. 
Il est temps de vous dire au revoir, car je dois sortir. J'espère que cette lettre vous trouvera, Wil et vous-même, en bonne santé, et je vous embrasse en pensée.

                                                                                                               Votre affect.
                                                                                                                    Vincent

mardi 20 septembre 2016

le cheval sans tête                                                                      the horse with no head

lundi 19 septembre 2016


Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on
chante Au bout du couloir
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu  les fanfares,  les barrières
Et         les         gens         autour
Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je  commence  à  comprendre
Ils  ont  refermé  derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule

© Francis Cabrel

dimanche 18 septembre 2016


































                                                                                    HELLO