lundi 30 septembre 2013

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (42)

Vous vous demandez peut-être ce qui justifie depuis quelques semaines l'usage dans cette chronique et dans d'autres du BT15 HD [ Bloc Texte 15 lignes Haute Densité ] ? Ou peut-être pas. Mais je vous le dis quand même : il m'est apparu récemment que 15 lignes* était la taille la plus adaptée pour un article du Fermoir. Le nombre 15 est le produit des trois premiers chiffres impairs = 1 x 3 x 5 et recouvre un gabarit idéal pour le lecteur actif. Actif donc pressé. Je n'ai pas oublié qu'à mes débuts dans la presse électronique spécialisée dans le basket bourbonnais, certains se plaignaient de ma prose lénifiante, très longue à la détente. Je cite ce cher McMilan : Ceci,est trés bien résumer, mais beaucoup trop long,c'est sur que l'on s'attend à autre chose mais de là à métre un quard'heure pour lire, je travail comme là plus part tu temps, tout comme vous, à qui je l'espére avoir un travail alors des pharses simples et des châpitres un peu moins long pour nous lecteures. Si on va par là, il faut proscrire les 105 ou 945 lignes qui sont les produits des quatre et des cinq premiers chiffres impairs. De toutes façons, quatre ne convient pas, car en conflit direct avec les impairs. En revanche, cinq serait parfait, mais 945 lignes représentent une nouvelle de 30 pages et ici on n'est pas à "Nouvelles Galerie".

* NDLR : sur certains ordinateurs, notamment ceux estampillés à la pomme, les articles composés en BT15 HD n'apparaissent pas sur quinze lignes, mais sur quatorze et demie ou quinze un quart. Il n'en reste pas moins qu'au journal, mon Acer Aspire 6920 est le garant d'une mise en page scrupuleuse, garantissant au caractère près le strict respect du bloc texte de 15 lignes haute densité

dimanche 29 septembre 2013


Regarde le ciel dans les yeux                                                Look at the sky in the eye
Z' AVAIS





TUÉ





ZAVATTA

samedi 28 septembre 2013


O A S  [ Ombres Arrêt Soleil ]                                                   Stop Walking Shadows

vendredi 27 septembre 2013

MUSIQUE, TOUR, DÉTOUR, DIX CONCERTS  [ FIN ]

Mars 1984. Le Gibus Club, rue du Faubourg du Temple à Paris, à deux pas de la place de la République. C’est une cave remplie de noctambules au teint blafard, agglomérés par l'envie de vider quelques verres entre habitués, ce qui est un moteur poussif vous en conviendrez. Il est tard. La guest star du jour se fait désirer, la nuit. Le voilà. C’est Johnny Thunders. Il a poussé la communion avec son public au point d'entrer en scène sur une jambe et demie. La fête promet d'être complète. Mais dès le premier morceau, la fraction - armée rouge ? - de l'assistance venue pour la musique a compris que la chair serait triste, avant même d'être consommée. Little Johnny a laissé la foudre au vestiaire et pond ses chansons l'une après l'autre, comme une poule arthritique, sans traitement particulier, le regard perdu sur la ligne bleue des vodka curaçao. Je les reconnais, ou plutôt je les identifie à regret, comme on serait amené à le faire pour un ami ou un proche à l'institut médico-légal. Pipeline n'arrive pas à la hauteur de l'original des Chantays, c’est dire où on est rendus. Chinese rocks en bluette inoffensive, Daddy rolling stone indigne, Born to loose émasculé à la Plastic Bertrand. Où suis-je ? Y a t-il une issue à ce réduit de pro miss cuitées ? Et d’abord, qui est présent sur scène ? À droite, je l’ai reconnu, c’est Walter Lure à la guitare, mais qui est le bassiste à gauche ? Et sur le tabouret derrière la batterie ? Mais pourquoi est-ce que je n’en reconnais aucun ?? C’est affreux... AAHHH... BAD-BOMM-BRADDA-BROMM-!-!! Qui... Quoi ?... Quo-Quoment ?... Je suis face contre terre, le nez dans une chaussette, un bras replié dans le dos, l’autre est resté dans le torchon. Putain de cauchemar... Vite mon So Alone. Merde, il est pas là !... Ah oui, c’est Natch qui l’a. Mais j’ai ma compile sur K7. Celle du voyage à Lisbonne avec Y'ug en 83...

Extrait de Musique pour Escalator
© Phil.Flesch et D.Goldman 2012

jeudi 26 septembre 2013

> t'en fais une tête de chien battu !
 - de chien abattu
> mais qu'est-ce qui justifie ?
 - le droit à l'erreur
> c'est à dire ?
 - le droit d'être moins bon
> mais tu l'as !
 - que ça ne vienne pas en moins
> en moins de quoi ?
 - amputer mon capital sympathie
> quel capital ?
 - ma note globale
> tu rêves
 - pas à midi
> on dirait que si
 - non, impossible
> et pourquoi ?
 - c'est l'heure de ma naissance




































Siry Story Méry Pary Clichy

mercredi 25 septembre 2013


































Most Valuable Parker                                                            © Hubert Stoeffler 1985
 ICI 

  ARTICLE RETIRÉ À LA DEMANDE DES AYANTS-DROIT DE JOHN LENNON 

mardi 24 septembre 2013

I'M BORED                                                I'M THE CHAIRMAN OF                                                THE BORED



                            I'M LIVING                                                                               LIKE A DOG



I'M BORED



I  BORE  MYSELF  TO  SLEEP  AT  NIGHT


I  BORE  MYSELF  IN  BROAD  DAYLIGHT


I+m+Bored/4CGjbA?src=5

lundi 23 septembre 2013

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (41)

Faut arrêter avec le cynisme. Plusieurs membres de la section locale du SFD* à laquelle j'appartiens se font l'écho d'un ras-le-bol général. Le nom "cynisme" et l'adjectif "cynique" sont employés à tort et à travers, au mépris du sens étymologique. Tout comme le mot "schizophrénie", qui a pris au fil des ans le sens de "actes contradictoires, antinomiques" ou de "comportement incohérent, irrationnel", quand ce n'est pas "le beurre et l'argent du beurre". Il faut revenir à la réalité de la langue. La schizophrénie est une maladie mentale très grave, voisine de la paranoïa, qui altère la perception du réel et du monde matériel, telle que la connaît un sujet en bonne santé. Quant au qualificatif de cynique, du grec kuôn, kunos, chien, il ne s'applique en aucun cas à une personne froide et ironique, voire méchante ou perfide. Il désigne tout simplement un adepte de la pensée mise en pratique par Diogène, un philosophe grec qui vécut au 4ème siècle avant ce qui nous sert de repère temporel discutable, la naissance d'un enfant juif dans une banlieue défavorisée de Pales- tine à l'époque de l'occupation romaine. Point final. Pour en savoir plus sur les cyniques, se reporter aux ouvrages sur Diogène ou à sa correspondance. Concernant les schizo-phrènes, un livre de vulgarisation sur la psychiatrie et les maladies mentales fera l'affaire.

* Sympathy For the Dogs = voir fragment n°8 du 18 janvier 2013  /  NDLR : La convention nationale se tiendra le dimanche 29 septembre sur la pelouse du Champ de Mars à Paris. Venez nombreux !

dimanche 22 septembre 2013


































j'aurais jamais dû m'éloigner d'mon arbre                   I should never had moved away from my tree

samedi 21 septembre 2013

 > Quelle est la différence entre un chanteur de rap et un chanteur de rock ?
 - Un chanteur de rock qui saccage une chambre d'hôtel c'est un rocker, un chanteur de rap qui saccage une chambre d'hôtel c'est un délinquant

vendredi 20 septembre 2013

MUSIQUE, TOUR, DÉTOUR, DIX CONCERTS  [ 10 ]

Certains artistes sont un plat de pâtes fraîches. Il faut les manger quand ils sont prêts. Al dente, fumants. Les Dexys Midnight Runners en font partie. En 1980, ils sont mis sur orbite par la déflagration de Searching for the Young Soul Rebels. 1981, pareil. Ils ne sont pas retombés, tellement ce disque les a propulsés haut. En 1982, l’album Too-Rye-Ay en remet une couche, en couleur. Deuxième secousse. Réplique Celtique. Let's make this precious, Old, Plan B, Until I believe in my soul, etc. Un tel coup de pied dans la fourmilière alors que la colonie en était encore à atténuer les effets de Burn it down, Geno ou There there my dear, c'était de la folie. En avril 83, Kevin Rowland et ses Coureurs de Minuit sont au Casino de Paris. Je me souviens des casquettes, des gilets troués et des foulards. Et des colonnes du Casino. Pour la musique, c'est trop tard, le pic est passé. Peu avant, c'était le Piton de la Fournaise. Là on glisse déjà en free ride sur les flancs du volcan et dans pas longtemps on aura les pieds dans l'Océan Indien. On aurait été à l'Opéra que la magie n'aurait pas opéré. Absente, envolée dans le ciel celte. Alors il nous reste les deux disques. Rien ne pourra les émasculer. Ils continueront de tourner à raison de 33 tours 1/3 à la minute et de répandre la semence des Jeunes Rebelles de l'Âme UK.

jeudi 19 septembre 2013

Par un courrier daté du 16 septembre, la BEV m'informe que le journal est autorisé à pour- suivre son activité, sous conditions. Je vous laisse seuls juges du bien-fondé de celles-ci.
                             
             
         CESS n°89/13
        BEVBA  Brigade Éditoriale Volante Bourgogne  à  =  le Fermoir / Tarsul

         En réponse à votre courrier du 13 août dernier et à la contre-visite réalisée le 10
       septembre en vos locaux par M.Rey, nous avons le plaisir de vous rétablir dans
       votre autorisation de publication permanente sous réserve de satisfaire aux con-
       ditions suspensives suivantes :

          1 - indication claire des horaires de publication dans les statuts du journal
               avec justification en cas d'horaires décalés
          2 - obligation de publier 16 à 25 articles par an en lien avec l'actualité
          3 - compensation du déséquilibre entre cause animale et anthropomorphisme
               (discrimination négative envers le sous-groupe des humanoïdes) notamment
               par la publication de témoignages, d'articles, d'études émanant de la presse
               spécialisée (scientifique) afin d'atténuer un ratio confiscatoire en faveur de
               certains sous-groupes animaux (canidés)

          P.S. Après vérification, la charte muette de la presse qui vous a été opposée
                 après notre première visite ne s'applique plus depuis le 23 février 2013,
                 (circulaire 013-009 MV-DR du Ministère de l'Intérieur) autant pour nous.

           Fait à Dijon le 16 septembre 2013, pour réunir ou ruiner ce que de droit,
                                                                  
                                                                                 
                                                              Humberto Coda del Gatto, directeur




mercredi 18 septembre 2013


































Culte du Soleil Bryan                                                     the Bryan Sunshine Cult

mardi 17 septembre 2013


































Bryan Ferry soleil brillant                                                 Bryan "sunshine" Ferry

lundi 16 septembre 2013

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (40)

Mon père était incapable de commander, même à un chien. Albert Jacquard pareil. Mon père dans son jeune âge était très beau, mais il était miné de l'intérieur. Sa joie de vivre est morte bien avant lui, asphyxiée dans quelque obscure anfractuosité de l'âme humaine. Albert Jacquard non. Son visage portait les séquelles d'un accident survenu dans son enfance qui l'a poussé à élever sa conscience scientifique au niveau de la philosophie. Il personnifie à jamais le pouvoir de l'esprit. Certes il a dénoncé un jour l'absurdité de la phrase « quand je serai mort », mais il faut se rendre à l'évidence. Aujourd'hui, il n'est plus parmi les vivants, ou alors c'est nous, assimilés comme tels, qui ne parvenons plus à communiquer avec lui. Tel est le constat. Si je sens une proximité avec ces deux hommes, c'est qu'elle existe. Alors j'entends la colère d'Albert après l'expulsion des sans-papiers de l'église Saint-Bernard en 1996. Alors, je regarde le portrait de mon père en 1935. Mais dans le miroir se forme l'image d'un chien triste, battu par l'éternel ressac de je ne sais quel océan de turpitudes. Si j'approche le museau du miroir, la buée atteste que le chien parlant respire, mais il se tait, il se cache, rendu lâche par l'aversion que pro- voque en lui la violence du monde, apeuré par la pauvreté et la vanité du langage articulé ;

dimanche 15 septembre 2013

Q 3 : Votre drogue favorite ?

R 3 : Une strophe de Mémorables* [ René Daumal, 1942 ] suivie d'une part de strudel de la pâtisserie de la rue Lagrange à Paris 5ème, ou bien : une part de strudel de la pâtisserie de la rue Lagrange à Paris précédée d'une strophe de Mémorables [ René Daumal, 1942 ]

* voir édition du 29 juillet 2011

samedi 14 septembre 2013

André Brahic raconte qu'il était récemment aux États-Unis. Il voit une voiture qui roule sans conducteur. « À l'avant, ils avaient installé un chien ». Tiens, se dit-il, les chiens conduisent, maintenant ? Et pourquoi ne conduiraient-ils pas, cher Andrei Ibrahicovic ?...