Le bureau du journal, réuni en assemblée superordinaire le dimanche 25 avril 2021, a bureaujournalé que chaque 26 avril serait désormais célébré dans la colonne du Fermoir. Ceci à la mémoire de Dominique Laboubée et de Gilles Tandy, chantant ensemble Fier de ne rien faire sur la scène du Palais des Sports de Dijon le 26 avril 1980. Un rappel éclair. Une conjonction particulière des quatre chiffres impairs, plus le zéro. Si l'on écrit la suite 0, 2, 4, 6, 8 et qu'on reconstitue la date du 26.4.80 en faisant naviguer la pointe du crayon selon une trajectoire circulaire, on obtient un colimaçon, une hélice, une pelure, un vortex. Un petit tour de magie pour attardés s'attarder.
lundi 26 avril 2021
samedi 24 avril 2021
jeudi 22 avril 2021
Mais quelle idée bizarre de vouloir parler de la musique avec des mots. Autant faire une sculpture pour rendre compte d'un livre. C'est un exercice qui peut flirter avec le ridicule. La musique est le plus immatériel des arts, elle nous laisse sans armes, sans prise pour la déshabiller. Faut la prendre par surprise, sans préméditation. Un bavardage musical doit être le fruit du hasard. Stop. Une expérimentation dans le champ musical par le biais du champ lexical. Stop. Nouvelle chronique polaroïd. Il faut qu'elle soit brève. Stop. Il faut qu'elle soit dénuée d'affectation et de toute solennité. Start. Frank Zappa, Zoot Allures. Ont participé à cet enregistrement, Terry Bozzio (drums), Roy Estrada (bass), Napoleon Murphy Brock (saxophone), Ruth Underwood (synthesizer), Ruben Ladron de Guevara (background vocals) et quelques autres musiciens triés sur le marché américain. Après deux écoutes, deux chansons (me) sortent de l'ordinaire, ce qui n'est pas rien nowadays, comme chantait Roger Daltrey live at Leeds. The torture never stops, un clin d’œil au Gainsbourg de 69, une sorte de "Je t'aime tellement, moi non plus du tout" et Disco boy, une chanson qui célèbre les épousailles du disco avec le doo-wop. Stop. J'en ai trop dit. Hi Frankie, repose-toi, mais surtout prends du bon temps, si tu es encore dans le temps.
mardi 20 avril 2021
dimanche 18 avril 2021
vendredi 16 avril 2021
mercredi 14 avril 2021
lundi 12 avril 2021
FRAMMENTI DI UN MANIFESTO CANINO (111)
Contrariamente a quanto si crede, gli anni non passano più velocemente attraverso un cane che attraverso un essere umano. Ma le tracce che lasciano - allineamenti di piccole ossa mistiche, proprio come i ghiacciai accumulavano morene - sono diverse. Cucciolo, non riuscivo a vedere oltre la punta del naso. Se ho capito la complessità del mondo reale, non ho misurato le sue dimensioni. James Purdy è stato fotografato in L'Express per il suo libro "Eustace Chisholm and the Works". C'era anche questo "Saggio di una certa portata sulla sporcizia" di Christian Enzensberger. L'avevo trovato ma non lo leggevo. Illeggibile, lo era, ma infinitamente inferiore alla realtà che si dispiegava in silenzio alle mie spalle. Il numero indicibile, il nome innumerevole. Niente e nessuno può affrontare questi due siamesi che, a loro volta, svelano e coprono il Reale (una R maiuscola, ma senza rispetto, con rabbia). Questo è quello che ho scoperto alla fine dei miei giorni che mi fa impazzire. Se avessi saputo trarne le conseguenze nel fiore degli anni, o se ne avessi la preconoscenza, tutto verrebbe cancellato. Purtroppo questo non è avvenuto. Accecato da non so quale speranza, ho gettato il mio sassolino nella fossa. E ora che l'illusione è messa a nudo, aspiro al nulla. Emil ha detto tutto, a nome suo e di altri : tutto è superfluo, sarebbe bastato il vuoto.
samedi 10 avril 2021
Je les entends rire comme je râle
je les vois danser comme je succombe
je pensais pas qu'on puisse autant
s'amuser autour d'une tombe
Et comme
toutes sont entre elles ressemblantes
quand il les voit venir avec leur gros drapeau
le sage en hésitant tourne autour du tombeau
mourons pour des idées d'accord, mais de mort lente
© Francis Cab. et Georges Bra.
jeudi 8 avril 2021
mardi 6 avril 2021
vendredi 2 avril 2021
Lumière,
là au bord de la clairière. Comme la fois avant, et les autres fois
parfois au vent d'avant, elle revient voir, luit sa vie et puis faiblit et
s'évanouit. Est-ce la même qui renaît ? Sont-elles plusieures à éclairer
ma croissance et celle de mes frères de sève ? À guider les petites
pousses vers le ciel, à bercer la plainte de mes parents ?
Ces rayons me font voir l'écorce de ma mère qui flétrit, les racines de
mon père qui grincent quand l'air absent nous étouffe. J'aimerais
être avec eux autrement que par le bruissement de mon feuillage. Je ne suis pas le seul être de bois et de feuilles retenu de force. Qu’un
frère d'arbre m'entende et parle aux résineux, aux tahires, aux rejets.
Les ions nous inondent de leurs bienfaits, mais notre verbe vole au vent. Nous entendons le réel-terre dans sa terre-réalité et aussi le haut-ciel
qui couvre nos chefs. Nous captons ces vibrations de toutes nos fibres,
elles incrustent notre cœur et ne se libèrent que dans la chute. Hô là,
qu'une tête de chêne se dresse nue et parle au nom de nous ! Après ça, nos
parents se fracasseront heureux et pourriront en paix auprès de leurs
ancêtres. Qui mettra en musique cette symphonie végétale ? Qui la gravera
dans l'aubier de nos vies ? Tant de lumières encore
s'éveilleront et s'éteindront, toujours pareilles et partoutes
différentes. Et
toujours une fois sera jour. Jour sera le nom que nous lui donnerons. Et
nous saurons dans notre cœur que
la fuite de Jour nuit à nous forêt, et nous appellerons ce départ
Nuit. Notre parole qui vole d'arbre à arbre sera notre trésor. Ne jamais
l'enterrer, il est souffle, nuage, grain. Alors je pourrai tomber
au sol, fier de m'y fendre, de m'y fondre, d'être à mon tour sol. Je
nourrirai la terre à profusion, jusqu'aux fil-fils de mes filles,
rejetons persistants à feuilles caduques, les essences se mêleront.
Est-ce l'ionisation de l'air qui me grise, ne
suis-je qu'un hêtre tendre de la feuille, un doux rêveur de houx ? Peut-être,
mais vous
m'entendez car je vous parle. Je vous dis qu'à la lumière d'un jour au
gui, j'ai tendu mes basses branches vers la roche noire, dure comme la
terre de glace. J'ai usé du vent et brusqué des bourrasques pour
caresser sa sueurface. Le bout de mes bras a frôlé sa carapace, mais mon
bois est trop tendre. Il ne peut parler à cette paroi, il glisse
sans laisser de trace. Comme un fruit qui tombe dans la lumière verte,
chaleur verte et s'écrase sur le sol. Ce roc immobile, ce miroir
insensible ne veut rien de moi. Cimes du souvenir, ce jour-lumière
étrillé par la nuit en plein jour, j’ouïs la terre trembler, moi jeune
pouce j'étais si souple, ça m'amusait. Une force grandiose a fendu
le front du rocher, il a chuté en grondant. Des frères autour de moi
ont été blessés. Un mien frère d'arbre est mort sur pied. C'est inscrit
dans un cercle de mon âge,
si j'ai bien compris. Et j'ai grandi avec cette
marque qui assombrit mon feuillage certains swars de wag halâm.
mercredi 31 mars 2021
lundi 29 mars 2021
samedi 27 mars 2021
THE K7 WEEK-END (1)
jeudi 25 mars 2021
mardi 23 mars 2021
dimanche 21 mars 2021
THE K7 WEEK-END (4)
vendredi 19 mars 2021
lundi 1 mars 2021
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma mère, et pas n'importe lequel, le centième. Depuis le temps que j'y pense, ce jour a fini par arriver. Je voudrais lui faire une petite surprise, elle aime bien l'imprévu. Voilà, je vous laisse, j'ai envie de passer un peu de temps avec elle. Alors ne vous inquiétez pas si je m’attarde. Portez-vous bien et à bientôt cher(e)s ami(e)s
