dimanche 27 mars 2016

AS YOU 





SAID





MY FRIEND

samedi 26 mars 2016


espace fermé                                                                                           closed space

vendredi 25 mars 2016

> et tes chansons préférites, tes favorées
 - tu bafouilles, qu'est-ce qui t'inquiète ?
> que tu me tannes les burnes avec Lou Reed et les Beatles
 - je sais me tenir, vas-y sans crainte
> la chanson qui te rend plus fort, plus fier
 - Village ghetto land de Stevie Wonder
> la chanson qui te fait voir la vie en rose
 - Village ghetto land
> la chanson du corps immatériel
 - Village ghetto land dans Songs in the key of life
> celle qui matérialise le divin
 - Village ghetto land
> tu te fous de ma gueule ?
 - pas du tout, je suis total sincère hein
> et ta reprise préférée ?
 - Village ghetto land par George Michael
> il l'a chantée ? c'est sur quel disque ?
 - aucun, c'était live à Wembley en 1988
> ah oui, pour les 70 ans de Nelson Mandela !
 - et pour le faire libérer

jeudi 24 mars 2016

Jim & Bobby, Marshall & Keith, Mick & Mick                                 © Dominique Tarlé  1971

mercredi 23 mars 2016

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mardi 22 mars 2016


le soleil la mère et l'enfant / Tissot 1967                                        collection J-F.D \ prêt

lundi 21 mars 2016

BLACK MICK MAC (4)

When I'm sixty-four... Mac les joues pleines en a 66 depuis le 18 juin, il mesure 1,80m et ressemble au soyeux molleton d'une théière en excellent limoges : en arrivant sur la table, il vous réchauffera en paix dans un nuage de lait. Ses chansons seront souvent signées Lennon/McCartney, puis McCartney, mais il fera en sorte que chaque disque en héberge quelques-unes de ses autres compagnons. Sa générosité sera naturellement contrôlée par ses avocats. Depuis 1997, il est permis de l'appeler Sir Paul McCartney. Une fois, dans les années soixante, une pièce de Joe Orton lui a fait "mal au cul" et il a demandé à l'auteur le scénario d'un film. Orton écrivit un texte plein de meurtres et d'adultères, dans lequel l’archevêque était une folle, un travail drôle et plein de mauvais esprit. Marianne Faithfull dit : « les Stones auraient peut-être pu s'en tirer, mais pour les quatre enfants terribles cela aurait été un peu difficile ». Marianne a de la tendresse et de l'admiration pour Mac, mais c'est Mick qui l'excite et l'inquiète. Marianne a souvent failli mourir, mais elle sait vivre. Mick et Mac ont des maisons partout. Mais l'un, le rocker, vit plutôt dans son château de Touraine et apprécie Chopin et le vieux style. L'autre, le popman, vit dans sa ferme anglaise et aime Magritte et Stockhausen. Mick a eu sept enfants, Mac en a eu cinq, on dit qu'ils s'en sont bien occupés. Mick est d'une famille bourgeoise et plutôt cultivée du Kent. Mac est un gosse de prolétaires de Liverpool. Mais leurs images se sont volontairement inversées. Marianne Faithfull résume en évoquant leurs groupes : « les gens ont dit, ce qui est un peu vrai, que les Beatles étaient des voyous qui jouaient aux gentlemen, alors que les Stones étaient des gentlemen qui jouaient aux voyous, et c'est là que tout devient intéressant quand nous parlons musique ». Ou sexe, mais c'est la même chose : des guitares, des corps et des voix dans des draps. Le sexe est l'appro- bation de la vie jusque dans la mort et ces deux-là ont finalement survécu à tout, jusqu'à finir maintenant dans votre lit. Et vous savez que vous aurez besoin des deux pour épuiser tous les plaisirs de la clandestinité et du temps volontairement perdu.

© Philippe Lançon 2008  (à suivre)

dimanche 20 mars 2016

Half of the Who (1)                                                                        © dog oldman 1976
SURE PLAYS 





A MEAN





PINBALL

samedi 19 mars 2016


Half of the Who (2)                                                                        © dog oldman 1976

vendredi 18 mars 2016

LES BONS PLANS (31)

Qu'on soit une femme blanche catholique citadine, un homme métis et athée du monde rural ou un chien agnostique bâtard à poil ras, on devrait pouvoir s'entendre, se voir (en peinture ou en vrai) et vivre ensemble ou pas loin les uns des autres (pas de promiscuité excessive, au risque que la terre ressemble à une prison). Pas si simple quand le monde devient si compliqué, si imprévisible, si indéchiffrable, tel un labyrinthe dont on s'aperçoit que la sortie est plus difficile à trouver que ce qu'on croyait quand on a commencé à jouer, enfant. Des guerres plus tout à fait mondiales, des luttes ethniques et sociales, des combats politiques qui ressemblent à des pugilats, à des bagarres de cour d'école, des engagements humanistes progressistes et humanitaires précaires, des pratiques reli- gieuses venues d'on ne sait où, basées sur on ne sait quoi... quel inventaire à la Prévert que la vie sur terre, 2015 années après qu'une fille mère, vierge en plus, ait accouché sur un coin d'étable dans un conte pour enfants ! Mais si l'idée que mon frère, mon cousin, mon voisin, mon proch'hein, ne dit pas, ne fait pas comme moi, ne se réjouit pas, ne s'attriste pas des mêmes choses, n'a ni les mêmes goûts ni les mêmes envies et que ça ne nous rend pas totalement étranger l'un à l'autre, alors allons-y, même si pas gaiement !

jeudi 17 mars 2016

© Willem

mercredi 16 mars 2016

Le journal recherche toute personne ayant assisté à la prestation des Voodoo Doctors en première partie de Soft Machine, Salle Poirel à Nancy le 2 décembre 1969, ou au festival organisé au Parc des Expositions de Nancy par le journal L'EST RÉPUBLICAIN en janvier 1971. Le guitariste des VD était Jean-Paul Drand. Le seul témoignage en ma possession est cet extrait d'un article paru dans le n°4 du magazine EXTRA de mars 1971 sous la plume de Bernard Guilcher : « Quatre groupes locaux débutèrent ce festival. Ce furent les Voodoo Doctors qui nous offrirent un véritable pot-pourri de tous les tubes actuels. Parfaits dans la réalisation de ceux-ci, leur seul intérêt réside dans la voix de Michel Bidot, le second batteur. En dépit d'un manque d'originalité total, le public devait leur faire une ovation digne des plus grands. Voodoo Doctors sont en fait très connus dans la région ».


Jean-Paul Drand a fait une carrière peu médiatique, seulement suivie par ses aficionados, si on peut les appeler ainsi. Il a joué sur les disques de Bernard Lavilliers et lors de ses tournées. Mais ce qui le rend unique à mes yeux, ou plutôt à mes oreilles, c'est ce 45t qu'il a enregistré en 1983 avec Mayall. Personne n'a ce disque, personne ne le connaît et c'est une petite pépite. Ça ne ressemble à rien, comme un disque du Velvet Underground.

mardi 15 mars 2016

lundi 14 mars 2016

BLACK MICK MAC (3)

Mick, lui, est avant tout parolier et bite de scène : sans énergie, tout s'effondre. Il est condamné à l'éternelle jeunesse et au Viagra gesticulant. Par quel miracle a-t-il généralement tenu dans sa taille de sale vieille guêpe ? Vous irez demander la recette magique à Dorian Gray ou chimique aux insectes roulants du Tour de France. En attendant, vous acceptez le constat : vous ne survivrez ni à la dentelle sonore de l'un, ni à la brutalité sexuelle de l'autre. Ils se complètent en vous. Ils vous enterreront. Mais de quelle façon ? Vous bandez. Il est temps de faire l'inventaire. Let me introduce myself... Mick les joues creuses a 65 ans depuis le 23 juillet, il mesure 1,68m sans talonnettes de scène et ressemble à un jockey sexuel en panoplie de Rascar Capac : en sortant de la vitrine, il vous emportera nu dans un feu électrique. Ses chansons sont toutes signées Jagger/Richards, même quand d'autres y ont mis la main : il contrôle tout, l'or du Pérou n'est que pour lui. Depuis 2002, il est permis de l'appeler Sir Mick Jagger. Un roman de Boulgakov, Le Maître et Marguerite, a été lu au Brésil en 1968. Marianne Faithfull l'accompagnait. Il en tira Sympathy for the Devil, qui rendait les fans destructeurs. À la mort de Brian Jones, il récita, dans Hyde Park, un poème, Adonaïs, que Shelley avait écrit en 1821, à la mort de Keats : « Je pleure Adonaïs / Adonaïs est mort ! Oh, pleurez Adonaïs, encore que nos larmes / ne fondent pas le gel sur sa tête si chère ! ». Puis il partit pour l'Australie sans aller à l'enterrement de celui qu'il avait éjecté.

© Philippe Lançon 2008  (à suivre)

dimanche 13 mars 2016

Fraises Tagada SNCF                                                French Railways Tagada strawberries
Y EN A 





SI TROP





MARRE

samedi 12 mars 2016



































Pink Lady dans la gueule de Cybèle                          Pink Lady swallowed by Cybèle

vendredi 11 mars 2016

> qu'est-ce qui te tracasse ?
 - j'ai un tas de petites choses à faire
> prends une petite chose après l'autre
 - mais non c'est pas ça
> c'est quoi alors ?
 - ce sont des choses si inutiles
> c'est ça qui t'angoisse ? va à l'essentiel !
 - je peux pas
> et pourquoi s'il te plaît ?
 - parce que les choses utiles tout le monde s'y attache
> pas si sûr... et quand bien même !
 - alors je me cantonne au futile
> c'est parfait, si ça te rassure
 - eh non, j'ai peur de mal le faire
> toi, si t'existais pas, faudrait te concevoir !

jeudi 10 mars 2016