il y a des soirs où l'heure tardive du programme vous met le cervelet au court-bouillon... on barbote dans une eau trouble, entre gag et réalité... vertige de l'humour, nausée de l'oreille interne... jean-louis murat dégoise sur un ton las... il adorait les rolling stones, otis redding aussi, et plus encore depuis qu'il est mort... la chanson qui le fait pleurer est et si tu n'existais pas de joe dassin... il pousse la détestation des beatles jusqu'à dire que paul mccartney est le jacques chirac de la chanson... deuxième degré, private joke, blasitude ?... non, il a l'air si sérieux... c'est un peu comme traiter van gogh de mystificateur... beethoven de symphoniste pour handicapés... kubrick de spécialiste des effets spatiaux...
vendredi 17 avril 2015
jeudi 16 avril 2015
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grooves
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s/You+ Real
ly+Got+Me/3
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mercredi 15 avril 2015
DERNIER TANGO À L.A. (13)
Le Lost Weekend de John Lennon vient de prendre fin ; il réintègre le Dakota Building au début de l'année 1975 et, deux mois plus tard, Yoko lui annonce qu'elle attend un enfant. Au moment où sort officiellement l'album ROCK 'N' ROLL, au terme d'un invraisemblable imbroglio impliquant l'ineffable Morris Levy, Lennon a pris la décision de se retirer de la vie publique et de ne plus faire de musique, pour se consacrer entièrement à son fils Sean, né le 9 octobre*, pendant que Yoko "gérerait les affaires". Une nouvelle vie commence (...)
Le Lost Weekend de John Lennon vient de prendre fin ; il réintègre le Dakota Building au début de l'année 1975 et, deux mois plus tard, Yoko lui annonce qu'elle attend un enfant. Au moment où sort officiellement l'album ROCK 'N' ROLL, au terme d'un invraisemblable imbroglio impliquant l'ineffable Morris Levy, Lennon a pris la décision de se retirer de la vie publique et de ne plus faire de musique, pour se consacrer entièrement à son fils Sean, né le 9 octobre*, pendant que Yoko "gérerait les affaires". Une nouvelle vie commence (...)
* comme lui © Manuel Rabasse 2014
mardi 14 avril 2015
il y a trois ans en arrière, je trouvais une ressemblance entre y'ug et fr.hollande... le regard, légèrement circonflexe comme dirait tonton georges, une intonation... le charme discret d'un bras de fer dans une manche de velours... mais c'était le candidat de 2012, aujourd'hui c'est différent... pouvoir et embonpoint ont (re)pris possession du président... je n'y retrouve plus rien de mon y'ug... mais dans jean-paul belmondo, oui... je l'ai vu, il était avec son frère et parlait de son père paul, le sculpteur... je n'avais pas le son, une fontaine de jouvence jaillissait de son sourire total, solaire... une force qui supplante celle des bronzes de papa... une certaine nuance de y'ug... ~)(~
lundi 13 avril 2015
M. Jean Germain, maire de Tours mis en examen, s'est suicidé à la veille de son procès. Certains journalistes (débutants?) font le parallèle avec la mort de Pierre Bérégovoy, le 1er mai 1993 au bord du canal à Nevers. On pourrait aussi évoquer le cas de Robert Boulin en 1979. Dans certaines circonstances, les suicides de ministres font l'objet d'un traitement spécifique. Pour Bérégovoy, rapatriement du corps par hélicoptère au Val de Grâce et autopsie "confidentielle défense". Rapport de balistique et analyse des résidus de poudre dispensables. Éloge funèbre du président sur l'honneur d'un homme jeté aux chiens*, une affaire rondement menée. Pour Boulin, retrouvé en forêt dans 50 cm d'eau avec une balle dans la tête, même punition. Quelques ecchymoses sur le crane ne furent pas de nature à jeter un doute sur la nature suicidaire de l'acte. Après tout, un homme de sa corpulence a bien pu se blesser en s'affaissant sur lui-même dans un marécage. Enterrez c'est pesé. C'est vrai que des suicides comme ça, il y en a trente à Marseille les bonnes années. Au moins cette fois-ci à Tours avec Jean Germain, on est rassuré. Fusil de chasse, douilles, garage fermé de l'intérieur, lettre à la famille et aux médias, on est bien en présence d'un homme qui ne trouvait pas la vie assez belle pour être vécue au-delà d'une certaine limite.
* aucun des chiens incriminés n'a pu être identifié dans cette affaire
* aucun des chiens incriminés n'a pu être identifié dans cette affaire
vendredi 10 avril 2015
ABÉCÉDAIRE D'APOSTROPHES par Bernard Pivot - paru dans LIRE N°177 de juin 1990
L = lunettes
Au printemps 1983, je m'aperçus que, tout en aimant toujours autant les livres, ceux-ci semblaient me fuir. Ils prenaient leurs distances, ils s'éloignaient de moi, le fossé entre mes yeux et les livres s'élargissait. En vérité, c'était moi qui les repoussais pour mieux les lire, et je n'avais plus les bras assez longs pour leur donner les meilleures garanties d'être bien lus. Il fallait me résoudre à porter des lunettes. Salauds de livres !
Quelque temps après, je reçus des romans de débutants où, pour la première fois, on m'envoyait des « hommages respectueux ». Je trouvais ces jeunes gens idiots, lèche-bottes ou mal intentionnés. Mais les « hommages respectueux » devinrent de plus en plus nombreux et ne se limitèrent pas à la production romanesque. Salauds d'auteurs !
Au printemps 1983, je m'aperçus que, tout en aimant toujours autant les livres, ceux-ci semblaient me fuir. Ils prenaient leurs distances, ils s'éloignaient de moi, le fossé entre mes yeux et les livres s'élargissait. En vérité, c'était moi qui les repoussais pour mieux les lire, et je n'avais plus les bras assez longs pour leur donner les meilleures garanties d'être bien lus. Il fallait me résoudre à porter des lunettes. Salauds de livres !
Quelque temps après, je reçus des romans de débutants où, pour la première fois, on m'envoyait des « hommages respectueux ». Je trouvais ces jeunes gens idiots, lèche-bottes ou mal intentionnés. Mais les « hommages respectueux » devinrent de plus en plus nombreux et ne se limitèrent pas à la production romanesque. Salauds d'auteurs !
mercredi 8 avril 2015
DERNIER TANGO À L.A. (12)
Le lendemain soir, à l'heure dite, John débarque au Madison Square Garden, littéralement dévoré par le trac. Après avoir vomi backstage, il est sur le point de renoncer quand Bernie Taupin, le parolier d'Elton, le pousse littéralement sur scène aux deux tiers du concert, comme cela était prévu. Et Elton annonce, non sans fierté : « Comme c'est Thanksgiving, nous nous sommes dit que nous allions faire de cette soirée un événement un peu joyeux en invitant quelqu'un à nous rejoindre sur scène » John arrive, mâchant nerveusement son chewing-gum comme il l'a toujours fait en concert, les yeux dissimulés derrière ses lunettes noires. Il salue longuement le public, et soudain c'est l'émeute : 18000 personnes deviennent totalement hystériques. Même s'il est encore nerveux, Lennon prend rapidement ses marques et se lance avec Elton dans une version débridée de Whatever Gets You Thru the Night. Au moment d'entamer I Saw Her Standing There, Lennon esquisse même un semblant de plaisanterie, en annonçant : « Un morceau écrit par un ancien fiancé à moi, nommé Paul ! ».
Trois petites minutes plus tard, c'est terminé. Tout le monde s'étreint et pleure, et Lennon disparaît dans les coulisses. On ne le reverra jamais plus sur une scène. Tandis que Elton termine son show, Yoko, venue assister secrètement à l'événement, le rejoint dans les loges, où ils restent un long moment assis, comme seuls au monde, non loin de May Pang visiblement mal à l'aise.
Trois petites minutes plus tard, c'est terminé. Tout le monde s'étreint et pleure, et Lennon disparaît dans les coulisses. On ne le reverra jamais plus sur une scène. Tandis que Elton termine son show, Yoko, venue assister secrètement à l'événement, le rejoint dans les loges, où ils restent un long moment assis, comme seuls au monde, non loin de May Pang visiblement mal à l'aise.
(à suivre) © Manuel Rabasse 2014
mardi 7 avril 2015
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I+ Got+You+Babe
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lundi 6 avril 2015
Émargeant au registre des chiens parlants, je peux dire que j'ai de la chance. J'ai pu ainsi combiner pas moins de six déterminants : chien, chienne, non parlant, parlant, homme, femme. Je mesure ma chance. Pour vous, chers lecteurs humains de souche, ce n'est pas pareil. Vous avez été mis devant un choix ridicule : masculin ou féminin. Comme si on ne pouvait pas avoir aussi hermaphrodite ou tricéphale, ou bien transvégétal ou alter- mondialiste. Et le reste est à l'avenant. En France - mais ailleurs ce n'est pas mieux - l'offre politique est ridicule. Deux partis dits "de pouvoir" qui se refilent le bâton merdeux tous les cinq ou dix ans, un parti opportuniste qui cherche l'adhésion du peuple en flattant ses bas instincts en se disant qu'un jour il tirera les marrons du feu, donc qui les attise, les feux, car il n'y en a pas qu'un, et enfin (cette phrase est trop longue) des cercles de réflexions, des mouvements d'opinion, des partis "de garniture" qui rêvent un jour de faire l'appoint lors de la distribution des maroquins. Et en chefs de bandes : un égocentrique ravagé de tics, avide de puissance et ivre de convoitise, un curé de campagne couperosé qui court après ses ouailles et une virago au verbe haut qui jouit du pouvoir grandissant qu'elle exerce sur le petit peuple qui deviendra grand. Rien qui donne envie (d'avoir envie).
samedi 4 avril 2015
vendredi 3 avril 2015
Droopy Goldman à : Alain Souchon
9, rue Rosa Luxemburg 46 av. du Patio Mexicain
51307 Vitrify-le-François 75015 PARIS CHEVAL 339
Cher Alain,
J'ai regardé sur France 3 l’émission qui parlait de vous et de Laurent Voulzy.
La première chose qui m'a frappé c'est la durée de votre carrière, commencée
pourtant sur le tard, vers trente ans si j'ai bien compris. Pareil pour Laurent
Voulzy, mais il faut dire qu'en 1977 à vingt-huit ans, il en paraissait vingt.
Vos talents respectifs de parolier hors pair et de mélodiste surdoué font de
vous les Lennon-McCartney français, avec la particularité d'en avoir un seul
pour le prix de deux, mais là je vous charrie. En réalité, avec la guitare de
Laurent et votre sens du beat mid tempo, vous incarnez les French Beatles.
Bravo pour J'ai dix ans, Le soleil donne, Foule sentimentale, Le pouvoir des
fleurs, Parachute doré et tant d'autres qui m'ont ému aux larmes.
Alain, je voulais vous dire aussi que je ne vous en veux plus pour Popopo.
Ce texte ironique, méchant, voire diffamatoire envers Ernesto Guevara m'était
resté en travers de la gorge depuis 2008, jusqu'à ce que je me rende compte
l'autre soir que, comme tout le monde, vous aviez le droit à la mauvaise foi.
Chacun la pratique et la subit et ne s'en porte finalement pas plus mal.
Un ancien disquaire de ma connaissance m'a bien dit un jour que Lou Reed
n'était qu'une petite pédale merdeuse, et Georges Brassens lui-même confes-
sait avoir parfois cédé à la tentation d'un bon mot qui ne reflétait pas sa pensée.
Un jour, quelqu'un vous montrera que vous vous êtes trompé sur le Che, et que
la désinformation ou la méconnaissance ont faussé votre jugement.
Quoi qu'il en soit, je vous dis merci pour tout et à se rencontrer. Où ? Quand ?
Comment ? Dieu seul le sait, mais il ne le dira pas puisqu'il n'existe pas.
Portez-vous bien. Amicales pensées à vous deux,
D.Goldman
La première chose qui m'a frappé c'est la durée de votre carrière, commencée
pourtant sur le tard, vers trente ans si j'ai bien compris. Pareil pour Laurent
Voulzy, mais il faut dire qu'en 1977 à vingt-huit ans, il en paraissait vingt.
Vos talents respectifs de parolier hors pair et de mélodiste surdoué font de
vous les Lennon-McCartney français, avec la particularité d'en avoir un seul
pour le prix de deux, mais là je vous charrie. En réalité, avec la guitare de
Laurent et votre sens du beat mid tempo, vous incarnez les French Beatles.
Bravo pour J'ai dix ans, Le soleil donne, Foule sentimentale, Le pouvoir des
fleurs, Parachute doré et tant d'autres qui m'ont ému aux larmes.
Alain, je voulais vous dire aussi que je ne vous en veux plus pour Popopo.
Ce texte ironique, méchant, voire diffamatoire envers Ernesto Guevara m'était
resté en travers de la gorge depuis 2008, jusqu'à ce que je me rende compte
l'autre soir que, comme tout le monde, vous aviez le droit à la mauvaise foi.
Chacun la pratique et la subit et ne s'en porte finalement pas plus mal.
Un ancien disquaire de ma connaissance m'a bien dit un jour que Lou Reed
n'était qu'une petite pédale merdeuse, et Georges Brassens lui-même confes-
sait avoir parfois cédé à la tentation d'un bon mot qui ne reflétait pas sa pensée.
Un jour, quelqu'un vous montrera que vous vous êtes trompé sur le Che, et que
la désinformation ou la méconnaissance ont faussé votre jugement.
Quoi qu'il en soit, je vous dis merci pour tout et à se rencontrer. Où ? Quand ?
Comment ? Dieu seul le sait, mais il ne le dira pas puisqu'il n'existe pas.
Portez-vous bien. Amicales pensées à vous deux,
D.Goldman
jeudi 2 avril 2015
mercredi 1 avril 2015
DERNIER TANGO À L.A. (11)
Entre-temps, John est revenu à New York où il entreprend d'apporter la touche finale à Pussy Cats et de régler ses problèmes avec l'Immigration. Ayant également réussi, moyennant la coquette somme de 90.000 dollars, à persuader Phil Spector de lui restituer les bandes du fameux Rock'n'Roll, il a enfin la possibilité de boucler - en cinq jours seulement - les derniers titres de l'album.
En attendant le 28 novembre, date du concert d'Elton John, il s'occupe en assurant la promo de Walls and Bridges. Assez ironiquement, les interviews qu'il accorde à la presse anglaise ont lieu juste à côté d'une convention Beatles, à l'occasion de laquelle il finit par avouer à la journaliste Lisa Robinson qu'il collectionne lui-même les objets Beatles « Elton John m'a offert des poupées Beatles. Je n'ai pas la lunchbox. J'aimerais bien. C'est plutôt utile comme objet »
Une semaine avant le concert du Madison Square Garden, John assiste à un show d'Elton John à Boston. Une prestation dont il ressort terrorisé, face à l'aisance du musicien et à la ferveur du public. Pourtant, malgré son appréhension, il se rend le 27 novembre aux répétitions avec Elton et son groupe. Le choix des chansons se porte sur Whatever Gets You Thru the Night, la version dite reggae de Lucy in the Sky with Diamonds et, plus curieusement, à la suggestion d'Elton, sur I Saw Her Standing There des Beatles, une chanson que Paul a toujours chantée.
Entre-temps, John est revenu à New York où il entreprend d'apporter la touche finale à Pussy Cats et de régler ses problèmes avec l'Immigration. Ayant également réussi, moyennant la coquette somme de 90.000 dollars, à persuader Phil Spector de lui restituer les bandes du fameux Rock'n'Roll, il a enfin la possibilité de boucler - en cinq jours seulement - les derniers titres de l'album.
En attendant le 28 novembre, date du concert d'Elton John, il s'occupe en assurant la promo de Walls and Bridges. Assez ironiquement, les interviews qu'il accorde à la presse anglaise ont lieu juste à côté d'une convention Beatles, à l'occasion de laquelle il finit par avouer à la journaliste Lisa Robinson qu'il collectionne lui-même les objets Beatles « Elton John m'a offert des poupées Beatles. Je n'ai pas la lunchbox. J'aimerais bien. C'est plutôt utile comme objet »
Une semaine avant le concert du Madison Square Garden, John assiste à un show d'Elton John à Boston. Une prestation dont il ressort terrorisé, face à l'aisance du musicien et à la ferveur du public. Pourtant, malgré son appréhension, il se rend le 27 novembre aux répétitions avec Elton et son groupe. Le choix des chansons se porte sur Whatever Gets You Thru the Night, la version dite reggae de Lucy in the Sky with Diamonds et, plus curieusement, à la suggestion d'Elton, sur I Saw Her Standing There des Beatles, une chanson que Paul a toujours chantée.
(à suivre) © Manuel Rabasse 2014
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