samedi 14 juillet 2012

C'est l'anniversaire de mon grand-père.
123 ans aujourd'hui.
Il y a bientôt trente ans
qu'il s'est éveillé du rêve de la vie.

vendredi 13 juillet 2012

LES BONS PLANS (7)

Pour un amoureux de la langue, un bon plan reste évidemment de recopier tout ou partie
d'une chanson d'un auteur compositeur de renommée mondiale

C'était tremblant c'était troublant
c'était vêtu d'un drap tout blanc
ça présentait tous les symptômes
tous les dehors de la vision
les faux airs de l'apparition
en un mot c'était un fantô... me

À sa manière d'avancer
à sa façon de balancer
les hanches quelque peu convexes
je compris que j'avais affaire
à quelqu'un du genre que je préfère
à un fantôme du beau se... xe

À minuit d'une voix douce de séraphin
elle me demanda si je n'avais pas faim
ça le ferait-il revenir ajouta-t-elle
de pousser la piété jusqu'à l'inanition

que diriez-vous d'une frugale collation ?
et nous fîmes un petit souper aux chandelles

Regardez s'il est beau, dirait-on point qu'il dort ?

ce n'est certes pas lui qui me donnerait tort
de noyer mon chagrin dans un flot de champagne

quand nous eûmes vidé le deuxième magnum
la veuve était émue nom d'un petit bonhomme
et son esprit se mit à battre la campagne...

Vous l'aurez remarqué, j'ai accolé quatre couplets de deux chansons différentes
mais néanmoins voisines. Ce n'est certes pas Georges qui me donnerait tort...

jeudi 12 juillet 2012

Men In Black 5

mercredi 11 juillet 2012

ARRESTATION                                                   D'UN COUREUR


DU TOUR


DE FRANCE                                                            SOUPÇONNÉ


DE DOPAGE


IL N'Y AVAIT AUCUN SIGNE                            AVANT-COUREUR




VSL

( Vide Sanitaire Littéraire )





White Man in Camden Market

mardi 10 juillet 2012

LITTLE WHITE WONDER (3)

 

The buzzardos kiss you goodbye !

lundi 9 juillet 2012


ABSENCE DE RESPIRATION


                            ABSENCE DE CONSCIENCE


                                               ABSENCE D’ACTIVITÉ CARDIAQUE


                                                                                  LE PRONOSTIC EST RÉSERVÉ

dimanche 8 juillet 2012

LITTLE WHITE WONDER (2)

À l’extinction des feux, Little Jack arrive en complet bleu porcelaine, chemise noire et ceinture cloutée. Comme sur la photo de Blunderbuss, mais sans vautour sur l'épaule. La charte graphique a changé. Personne ne l'attend donc plus en rouge et noir comme aux belles heures des White Stripes. Non ; la question est plutôt : qui va jouer ? Lundi pour le premier concert, c'étaient les hommes, les sombres Buzzardos, qui assuraient le service. Ce soir, Jack a dit "femmes", ou plutôt "women" car il ne parle pas français. Comme il ne regarde pas à la dépense, il en a pris six. Comme il ne mégote pas sur la qualité, il a pris les meilleures. Les Peacocks. En français : les paons, cf. les affiches de la tournée et le livret du CD. De gauche à droite : - une batteuse ( ça se dit ? ) qui ressemble à Catherine Ringer en plus menue - une contrebassiste de grande taille ( vu la taille de l'instrument, c'est recommandé ) - une grande blonde sur l'estrade au milieu, attablée devant sa pedal steel guitar - une petite violoniste rousse en robe à dentelles - une chanteuse noire avec tambourin, grande bringue svelte à la Tina Turner - et enfin une pianiste tous claviers, qui rappelle un peu Linda McCartney ( par le look, pas par le jeu ). Le show s'ouvre sur le Dead leaves des White Stripes, après quoi Blanc Comme Neige et ses six Grandes Naines nous feront les trois quarts de Blunderbuss avant de repiquer Bandes Blanches / Raconteurs pour le rappel. Atmosphère country western, steel guitar et violon, beaucoup de piano comme dans l'album, mais on ressent surtout une grande plasticité. Les différentes sources d'inspiration tirent les morceaux dans toutes les directions, les poussent dans d'improbables extrémités. L'unité naît alors d'un grand baroque bordello qui se répand dans l'espace rendu disponible, avant de se réunir dans un fracas jubilatoire. Quand il est au piano, Little Jack endosse le costume de Jerry Lee Lewis, voire celui d'Elton John dans sa période flamboyante. Sa posture et sa silhouette guitare au poing évoquent parfois celle de Peter Green. Par exemple à l'entame du dernier morceau. Accords bluesy à la Showbiz blues, la tête qui penche du coté où la foudre va frapper, un léger sustain dans le son, on sent que ça va venir, mais quoi ?... Comment ??... WHAOOOFF !!... I'm gonna fight them OFF... a seven nation army couldn't hold me BACK !!! Cet hymne des stades enfin rendu à son public, celui des salles obscures, je pouvais rentrer mettre la viande dans le torchon. Sûr, quand j'ai su que la veille les Buzzardos avaient attaqué avec Black math, j'ai été un peu déçu, mais on ne peut pas avoir le Bored et l'argent du Bored *                                              * We are the Chairmen of the Bored !


























samedi 7 juillet 2012


THE                                                                                     PUNK



AND



THE GOD                                                                         FATHER

And+The+Godfather/1N1o2v?src=5

vendredi 6 juillet 2012

LITTLE WHITE WONDER (1)

19h40 sur le boulevard des Capucines. Devant l'entrée de l’Olympia, certains font de la retape, mais pas pour vendre. Ils sont demandeurs. Comme le groom dans La mort aux trousses avec sa pancarte "Mr Kaplan", ils sont à la recherche de billets surnuméraires. La cote de Jack White serait-elle en hausse en ces années de vaches pas grasses ? Bon, tout le monde est là. On y va. Une fois passés le service d'ordre et les guichets, on pénètre dans un large vestibule vitré, tapissé de velours rouge qui donne accès à un vaste patio circulaire, plus que ça, un atrium, un forum, je ne sais pas comment l'appeler. C'est tout en escaliers et perspectives, ça sent l'ordre et un peu le luxe, mais ni le calme ni la volupté. On entre dans la salle comme dans un cinéma, sur les cotés par des portes à battants peintes en noir. À l'intérieur, je ne reconnais pas les lieux. Je n'y suis venu qu'une fois, pour voir Mink DeVille en 1982. Je n'ai pas de souvenir de ce concert. Le grand Willy était bien là, mais hélas bien las. Aujourd'hui, la vénérable salle classée a été mise en mode "rock dur". Les fauteuils ont été déposés pour la circonstance. Le sol est équipé de grilles de climatisation et le plancher descend vers la scène. Ou monte vers le fond, c'est selon. Comme dans n'importe quel cinéma ou théâtre. Une idée pourtant simple que les organisateurs de concerts ont toujours royalement ignorée et qui permet aux moins de 1,70m de prendre du recul pour voir ce qui se passe sur la scène. En première partie, First Aid Kit. Deux blondes scandinaves en robe des mers du sud, l'une aux claviers, l'autre à la guitare acoustique, plus un barbu à la batterie qui ressemble à Julien Doré. Les deux suédoises sont grandes, leurs cheveux sont longs et leur addiction au country folk américain sans limite. Elles rendent hommage à plusieurs de leurs maîtres, dont Johnny Cash et June Carter, Gram Parsons et Emmylou Harris à laquelle elles ont dédié une chanson. Leur musique a de la force, mais pas d'amplitude. J'attendais qu'elles nous fassent une belle reprise bien sentie, un morceau de bravoure qui nous scotche. Ring of fire par exemple, puisqu'elles ont cité June Carter, ou In my hour of darkness de Gram Parsons. Non, pas de vertige revisité, mais un ballet de chevelures agitées en mesure. J'ai cru revoir l'image des guitaristes de Status Quo, Fender sur la cuisse, balançant leurs tignasses au rythme de leurs riffs lourds du derche. Bon, c'est pas tout ça, mais on est venus pour notre Pierrot lunaire, notre gros Jack qui tache. Où reste-t-il, comme dit Milou quand il a perdu son maître ? Ah, le voilà !..
  White and black blues                                                                                          photo © Olivier Corsan

jeudi 5 juillet 2012

                                                                    
          O.U.T.I.T.M                                                                                                       le  03. 07. 2012 
          Once Upon a Time In The Middle                                                                à  Mr. D.O.Goldman
          Esplanade Georges Méliès                                                                           24, rue Tulip Kupfer
          77 586 MORNE LA VALLÉE                                                                                      21 TARSUL
                                                                                  
                                                                                                                                          
             Monsieur,
 
           Suite à votre demande, je vous ai reçu le 25 juin au sujet du poste de Dingo Émissaire Coursier
           que je veux créer à l'intérieur de mon Unité de Soins à But Lucratif (USBL).
           Dans un premier temps, je vous avais laissé entendre que vous aviez toutes les cartes en mains
           pour obtenir ce poste. Votre apparence veule et votre manque total de dynamisme m'avaient
           favorablement disposé à votre égard. En outre, les certificats que vous avez produits à l'appui
           de votre candidature étaient, je dois l'avouer, des atouts plaidant pour votre cause.
           J'ai notamment en mémoire cette lettre de M.Haroblick vous licenciant sur le champ pour l'avoir
           mal regardé et celle non moins intéressante de M.Barthois d'ISSY-LES-MOULINEAUX auquel
           vous avez refusé de faire des excuses après l'avoir traité devant témoin de gros plein de sous.
           Malheureusement, j'ai changé d'avis suite à un petit sondage d'opinion que j'ai souhaité faire
           pour valider mon impression première. Parmi vos très nombreux employeurs, plusieurs patrons
           ont eu l'amabilité de me rappeler et tous m'ont confirmé votre indolence et votre manque total
           de bonne volonté. Cependant M.Kahnweiler de l'Entreprise FERTIG FRANCE m'a confié que
           sous vos apparences de gros mal poli, il avait décelé à une occasion un sentiment d'empathie
           envers l'un de ses salariés dont il s'est séparé depuis au motif d'incitation à la bienveillance.
           Vous comprendrez donc que je ne puisse donner suite à notre récent entretien et vous nommer
           Émissaire Coursier d'un pool de 45 patients, qui plus est avec le statut de Dingo.
           Ces personnes, bien qu'à l'abri du besoin, sont fragiles et je ne peux leur faire courir le risque
           d'être mises en présence, même fortuitement, d'un être humain.
           L’émissaire doit rester un bouc et le dingo un carnassier.
           Dans l'espoir que vous trouverez rapidement une "high-heeled" savate à votre pied bot,
           Veuillez agréer Monsieur, l'expression de ma commisération.

                                                                                                                 Faraway Hayes,                                                                                                                      Panier Manager




mercredi 4 juillet 2012

LE PUNK ET LE PARRAIN

24 février 1974 - Lyon, Palais des Sports de Gerland. Les Who sont dans la place. 10.000 personnes sont venues offrir leur corps à la science en général et à la physique vibratoire en particulier. Un quart d'heure après que le groupe ait pris possession de la scène, le volume sonore est tel que je dois quitter l'enceinte pour trouver abri dans les coursives. Même derrière 30 cm de béton armé, mes oreilles demandent grâce. Pitié pour mon ouïe, oui pitié ! Mais à l'attaque de "The punk and the godfather", le démon en moi commande à mes jambes de réintégrer l'arène vibrante. Mal m'en prend car en moins de temps qu'il n'en faut pour retourner une crêpe, le punk me ratiboise les tympans et le parrain me cueille d'une droite au plexus... les chancilles vadellent... 5... 6... 7... des doigts naissent dans la main de l'arbitre... 8... 9... OUT !!
4 juillet 2012 - Paris, 14025 jours plus tard, je ne peux que constater les dégâts, qui répondent au joli nom d'acouphènes... enfin qui répondent... quand ils m'entendent, les petits salopiots !

mardi 3 juillet 2012

LE PIG                                                                                    ISTE




EST




DANS L'ES                                                                         CALIER

lundi 2 juillet 2012

Ce soir et demain à 20h à l'Olympia : Jack White. La déontologie nous impose d'y dépêcher quelqu'un, le pigiste en l’occurrence. Compte-rendu dans nos prochaines éditions.
"Gominé comme un maquereau napolitain". Depuis que Daniel Morin a accepté de contribuer au blog, ne serait-ce que par son apport au moulin de la mécanique du rire et par son influence ô combien bénéfique, j'observe un surcroît d'émulation et de libération* parmi le personnel, bien que la fréquentation du blog ait diminué. Toujours est-il que nous sommes donc privés à partir d'aujourd'hui de sa chronique quotidienne de 12h10 puisque "Les Affranchis" ne seront pas reconduits. Une absence des ondes très préjudiciable pour les amateurs d'humour de rire et d'art oratoire. Bravo encore cher Daniel et merci pour tout.

* prochainement dans nos colonnes, lancement d'une souscription pour créer le FELCDP, le Front d’Émulation et de Libération du Comique, de la Dialectique et de la Poésie
VIVA ESPAÑA

Magnifique séquence que celle de Michel Platini remettant les médailles aux vaincus, puis aux vainqueurs, avec une parole pour chacun, lui qui a tout connu. La victoire en finale de l'Euro 1984 contre l'Espagne, mais aussi les deux défaites en Coupe du Monde, les deux en demi-finales, les deux contre l'Allemagne. Des images imprimées dans un coin de notre cervelle. Celle de France-Portugal en 84, le visage rayonnant de not' Platoche après son but décisif qui propulse son équipe en finale. Celle du regard noir de not' Michel à la fin du match épique de 82 à Séville, perdu aux tirs aux buts face aux Allemands, peu après celle de Patrick Battiston inconscient, la tête agitée d'un spasme, quittant le terrain sur une civière.

dimanche 1 juillet 2012

En 1980, non loin de chez moi habitait Thierry, grand fan de Jimi Hendrix devant l’Éternel. Mais il aimait beaucoup d'autres artistes, notamment Phil Ochs. Il avait ce 33t des Kinks, le vol.3 avec cette magnifique photo de profil. Il m'avait tapé dans l’œil - le LP, pas Thierry - et j'eus tôt fait de lui proposer un échange. Il mit du temps à accepter l'idée de ce deal, principalement parce que c'était un disque qu'il tenait de son frère. Mais un jour, il m'a dit « OK, contre REHEARSALS FOR RETIREMENT, le LP de Phil Ochs ». Quelques temps après, je trouvai ce disque et le lui apportai en échange du 33t des Frères Davies. Puis j'ai quitté la région et nous ne nous sommes plus revus. J'avais oublié tout ça et j'y repense aujourd'hui, "the day of retirement, not rehearsed", le jour de la retraite, non répété. Longtemps après, au détour d'une conversation, mon frère m'a dit qu'il était mort. Il faudra que je lui repose la question, car plusieurs fois il m'a annoncé des morts imaginaires. Phil Ochs est mort aussi. Ça c'est sûr. En 1976, sept ans après REHEARSALS. Maniaco-dépressif, paranoïaque au dernier degré, privé de tout repos par la violence de ses rêves. Le VOL.3, lui est toujours là. ~)(~