Biscotte's french way of life
mercredi 19 octobre 2011
mardi 18 octobre 2011
Un habitué est accoudé au comptoir devant ses deux whiskies quotidiens. Cela fait des mois que la même scène se reproduit. Le garçon est intrigué. Il y a longtemps qu'il a envie de poser une question à ce client auquel il s'est attaché. Un jour enfin, il finit par se décider. « Excusez-moi Monsieur, je ne voudrais pas être indiscret, mais pourquoi prenez-vous toujours deux scotchs, et pas un double ? »... « Ah, c'est parce que j'avais l'habitude de venir dans ce bar avec mon meilleur ami. Maintenant il est loin d'ici, mais je continue à commander deux verres, en souvenir de nos bons moments ». Les semaines passent. Un jour, alors que le garçon lui présente ses deux verres, l'homme lâche tristement : « Non, un seul s'il vous plaît ». La scène se répète le lendemain et les jours suivants. Jusqu'à ce que, n'y tenant plus, le garçon pose la question qui lui brûle la langue. « Monsieur, nous nous connaissons bien maintenant et je prends la liberté de... enfin, j'ai peur de comprendre que... »... « Qu'est-ce que vous comprenez ? »... « Eh bien, comment dire... je vous vois triste... et si vous ne prenez plus qu'un seul whisky... c'est qu'il est arrivé quelque chose à votre ami... je veux dire... il est mort, n'est-ce pas ? »... « André ? Mort ? Mais qu'est-ce qui vous fait croire ça ?... Il va très bien. C'est moi qui ai arrêté de boire... »
lundi 17 octobre 2011
C'est là
... que les impétrants se désempêtrèrent. Martine soutient maintenant François, qui a bénéficié du désistement franc et massif de Manuel et de Jean-François, mais aussi du bonnet rose de Ségolène, sans oublier le rose bonnet d'Arnaud. Quant au grand loup argenté, il a voté chez lui à Sarcelles dans le Val d'Oise, avant un dimanche citoyen en famille, place des Vosges à Paris. En réalité il s'agit plutôt d'un gros lourd, chacun le comprendra, puisqu'il a perdu sa légèreté il y a peu.
dimanche 16 octobre 2011
Cette nuit, j'ai rêvé que Bob Dylan était venu chez mes parents. Il était là, assis bien droit sur le canapé, bien propre dans sa veste grise de clergyman. Son petit bouc et ses petites lunettes rondes lui donnaient un air à la fois old fashionned et magnifiquement intemporel. Il était chargé de faire une enquête d'opinion sur la société occidentale du 21ème siècle. Il s'adressait à moi en anglais et je n'avais aucune difficulté à lui répondre. La conversation portait sur des considérations générales sur la tranche des 16-25 ans, leurs préférences alimentaires et artistiques, leurs loisirs, leurs hobbies, etc. Je lui fis observer que j'avais dix ans de moins que lui et que la jeunesse s'était éloignée de moi au point que je n'en discernais plus les contours. Cette remarque le fit sortir de son questionnaire. « You know how old I am ? ». Lisant la surprise sur son visage, je saisis cette occasion inespérée de détourner la conversation sur lui, ses chansons, sa musique. « Yes I do, and much more about you ». Poussant mon avantage, je pris mon cerveau par les deux hémisphères et me mis à chantonner « so I forced my hands in my pockets and felt with my thumbs... and galantly handed her my very last piece of gum... » Il hocha la tête... « it's a nice verse indeed... did you write that ? » Les bras m'en tombèrent. « You're kidding me, you wrote that song !... don't remember 4th time around ? » Visiblement non, cela n'évoquait rien pour lui. « Bob, if you please, tell me about Andy Warhol, Edie Sedgwick, the Factory... the silver paper leaves on the walls... did you ever meet Lou Reed in there ? »... « Oh, Lew, yes... I like the way he built most of his sound-tracks, backwards... the finale is up, starting over a false start, which is down... yeah, great melodist and songwriter »... et mon enquêteur de fredonner, les yeux sur la ligne bleue des Vosges « all these Jim-Jims in this town... and everybody's puttin' everybody else down... » Waow ! Bob Dylan en admirateur de Lou Reed, j'avais un peu de mal à y croire, ayant quelques souvenirs d'échanges acerbes par presse interposée entre ces deux pôles de Greenwich Village. J'allais lui dire mon sentiment sur "the velvet man", quand mon regard croisa celui de ma mère dont la frêle silhouette ne remplissait que très imparfaitement l'encadrement de la porte du salon. Sa physionomie trahissait une muette interrogation : « mais tu le connais ?!? », agrémentée d'une discrète proposition : « one more cup of coffee ? » Là, elle m'a cueilli. Alors que j'en suis resté à son époque sixties, elle connait tout le répertoire du révérend Zimmerman !
vendredi 14 octobre 2011
mercredi 12 octobre 2011
Chers lecteurs et chères lectrices du monde habité, j'ai l'honneur de vous annoncer que j'ai déposé ce jour auprès du Bureau Anecdotique des Innovations Futiles le brevet d'une nouvelle couleur, le gris qui tient lieu de fond d'écran - central - à ce blog. Je l'ai nommé lnternational Droopy Optical Grey, ou I DOG. Le brevet précise que chaque lecteur du Fermoir en possèdera la jouissance commune, la nihil-propriété restant le privilège du pigiste-gratte-papier en chef, à savoir votre serviteur.
lundi 10 octobre 2011
Hermiston
I'm going to a wedding
I'm going to a wedding dressed in black
I'm going to a party
I'm going to a party won't be back
'cause I'm not going with you, no
I'm going to the river
I'm going to the river wash my tears
I'm going to the mountains
going to the mountains cool my fears
that I'm not going with you, no
I'm going to a funeral
I'm going to a funeral dressed in white
I'm going to a nightclub
I'm going to a nightclub sleep with night
and I'm not going with you, no
© Pete Brown & Jack Bruce
© Pete Brown & Jack Bruce
dimanche 9 octobre 2011
ACKNOWLEDGBECKETTMENT
Beckett est l'écrivain qui éclipse tous les autres, au sens astronomique du terme. Problème : la noirceur et l'incarnation du verbe le disputent à la densité énorme de la matière littéraire, à tel point que le plaisir de la découverte est parfois entaché par la nausée qu'elle suscite. Après trois lectures de Molloy et une de Murphy, pourrai-je aller au bout de L'innommable et envisager enfin le Golgotha avec Malone ? Rien n'est moins sûr. À l'heure actuelle, j'opterais plutôt pour un quatrième Molloy, qui débloquerait la situation.
Beckett est l'écrivain qui éclipse tous les autres, au sens astronomique du terme. Problème : la noirceur et l'incarnation du verbe le disputent à la densité énorme de la matière littéraire, à tel point que le plaisir de la découverte est parfois entaché par la nausée qu'elle suscite. Après trois lectures de Molloy et une de Murphy, pourrai-je aller au bout de L'innommable et envisager enfin le Golgotha avec Malone ? Rien n'est moins sûr. À l'heure actuelle, j'opterais plutôt pour un quatrième Molloy, qui débloquerait la situation.
samedi 8 octobre 2011
vendredi 7 octobre 2011
jeudi 6 octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
lundi 3 octobre 2011
Le Bon, le Nain et le Benêt
Hier, le bon vivant du Parti Radical Valoisien a jeté l'éponge. Pourquoi ? God only knows.
La route se dégage pour le nain du Nouveau Centre. Oui, mais c'est un nain.
Ce soir, le benêt du Modem nous dira son sentiment.
Plus ça va, plus j'ai un faible pour les benêts.
dimanche 2 octobre 2011
Tabourets musicaux
ICI, NEUF BATTEURS :
1 -> le roi des toms, le bouffon de Tommy
2 -> son minimalisme fit l'effet d'une bombe
3 -> il sublima le métal lourd dans la dentelle
4 -> expressway to your skull... a star spangled drummer
5 -> signes particuliers : un beat au cirage noir et une charley infatigable
6 -> sobriété, efficacité... et succès assuré, with a little help from his friends
7 -> un poids coq sur la balance, le top du top de derrière les fûts en 1979-80
8 -> le Mohamed Ali du Village Vanguard, vous cueille au plexus avant la limite
9 -> l'une des fines baguettes du british blues, subtil au balai, habile à la mailloche
LÀ, NEUF HOMMES ET UNE FEMME :
1 -> le roi des toms, le bouffon de Tommy
2 -> son minimalisme fit l'effet d'une bombe
3 -> il sublima le métal lourd dans la dentelle
4 -> expressway to your skull... a star spangled drummer
5 -> signes particuliers : un beat au cirage noir et une charley infatigable
6 -> sobriété, efficacité... et succès assuré, with a little help from his friends
7 -> un poids coq sur la balance, le top du top de derrière les fûts en 1979-80
8 -> le Mohamed Ali du Village Vanguard, vous cueille au plexus avant la limite
9 -> l'une des fines baguettes du british blues, subtil au balai, habile à la mailloche
LÀ, NEUF HOMMES ET UNE FEMME :
A -> Ginger Baker
B -> John Bonham
C -> Mick Fleetwood
D -> Topper Headon
E -> Elvin Jones
F -> Buddy Miles
G -> Keith Moon
H -> Ringo Starr
J -> Maureen Tucker
K -> Charlie Watts
K -> Charlie Watts
Votre mission si vous l'acceptez :
REMETTRE CHACUN SUR SON TABOURET ET TROUVER L'HOMME (OU LA FEMME) QUI RESTERA DEBOUT !
REMETTRE CHACUN SUR SON TABOURET ET TROUVER L'HOMME (OU LA FEMME) QUI RESTERA DEBOUT !
samedi 1 octobre 2011
New York, 1965
Trois salariés prennent l'air
dans la rue devant l'usine
Edie Sedgwick, ouvrière
Andy Warhol, gérant
Chuck Wein, commercial
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