dimanche 1 novembre 2020


L' ANCÊTRE


Après une vie fragile, préoccupée
Je repose dans un paisible enclos.

Je prends enfin des vacances parmi des grandes plantes
Et parmi de la terre qui ne bouge jamais.

Les lierres, les orties, qui poussent spontanément,
Sont mes complices.
Ils me parlent de l'air que j'ai tant respiré
(Et qui est) un peu comme une chose à moi.

Dans rien je ne suis plus pour rien ;
Je vis de pensées sans origines,
Sans avenir, sans souvenir.

Je suis de nouveau compagnon de la force du limon.
Moi qui me suis dressé sur les choses terrestres,
Seigneur et maître,
Elles s’étendent maintenant sur moi.

                                                                                   Armand Robin

vendredi 30 octobre 2020

 - Highland Fling
> quoi Island Fling ?
 - pas Island, Highland !
> je vois pas la différence
 - une haute terre, un plateau, pas une île
> ah d'accord, et alors ?
 - alors c'est un sommet
> faudrait savoir : un sommet ou un plateau ?
 - un sommet musical
> mais de quoi tu me causes ?
 - Jamming with Edward, le dernier titre
> qui est Edward ?
 - Nicky Hopkins, piano
> et qui jamme ?
 - Charlie Watts, Bill Wyman, etc
> what? why, man?

mercredi 28 octobre 2020

lundi 26 octobre 2020

Naïveté, infantilisme, handicap cognitif ? Peu importe, il n'en reste pas moins que c'est à la sortie de The Beatles Anthology en 1995 ou à l'occasion du trentième anniversaire de The Beatles, communément appelé White Album, que j'ai appris que c'est Eric Clapton et non George Harrison qui prend le solo de While my guitar gently weeps. Une révélation bien tardive pour moi, mais un secret de polichinelle pour les acteurs du rock sixties en général et le staff technique d'Abbey Road Studios en particulier. Le fait est que ça m'a pris un certain temps pour digérer cette nouvelle. Après, ce fut la maladie de George, l'agression nocturne à Friars Park, la rechute et la mort. Puis il y eut le temps de la calomnie, ignoble, infondée mais pas innocente. Passons. Et voilà qu'en 2020 on me dit que la lead guitar de Taxman, c'est Paul. Difficile à croire pour un fan de la première heure, mais admettons. Qui le dit ? Un nowhere man, impliqué dans la conception ou la réalisation du Trivial Pursuit Beatles, made in USA 2010. Alors, quel sera le prochain scoop ? Que Lou Reed se faisait teinter les cheveux (période Sally can't dance) par un coiffeur originaire de Seine-Saint-Denis ou qu'il connaissait Jarno Saarinen, au point de faire un tour du Salzburgring sur sa Yamaha TZ 350 ? Faut arrêter de vouloir éclairer ces zones d'ombre. Tout ne gagne pas à être su.

samedi 24 octobre 2020

moi qui coup

pais toujours

les  cheveux

en quatre (4)

j'affectionnais

                              ce vieillard maniaque

                                                                      qui coupait les nouilles

au sécateur

jeudi 22 octobre 2020

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN  (108)

Les chiffres c'est pas fait pour les chiens. Combien de fois ai-je entendu ce lieu commun. Ce n'est pas vrai. Les chiffres et les chiens, si ça ne fait pas qu'un, en tout cas ça ne fait pas deux. Et ça ne fait pas d'eux des étrangers. Comment vous expliquer. Le plus simple est de prendre le premier qui passe. Ce cent-huitième fragment me donne l'occasion de dire la particularité de ce nombre, une combinaison apparemment anodine. Prenez un 1, un 2 et un 3. Élevez le un à la puissance un, le deux à la puissance deux et le trois à la puissance trois. Voilà, la matière est prête à l'emploi. De la matière brute, élémentaire, pure : que des uns, des deux et des trois. Multipliez ce un nu par ce deux au carré et par ce trois au cube. Résultat = 108. C'est merveilleux. Maintenant si vous trouvez mon émer- veillement stupide, je ne me sentirai pas offensé. Chien stupide, mais pas morveux. Si j'aime les chiffres, c'est qu'ils sont francs du collier. Leur substance est limpide, leur trace lumineuse, quant à leur fiabilité elle dépasse tous les autres systèmes de codification et de communication. Notamment le langage articulé. Les mots sont indispensables mais ils ont presque tous plusieurs sens, dans une multitude de langues, ce qui rend leur usage délicat. Prenons le mot Gentil par exemple. Si, vous adressant à quelqu'un(e), ou parlant de quelqu'un à une tierce personne, ou répondant à un groupe d'individus, vous dites « tu es très gentil(le) », ou « il est gentil », ou « vous êtes bien gentils », vous voulez dire : merci beaucoup pour ta gentillesse, il est un peu con, ou vous commencez à m'énerver. Voilà. Quand on est chien parlant ou humain canin et qu'on aime les chiffres, on joue avec, c'est plus marrant qu'avec une baballe.

mardi 20 octobre 2020

dimanche 18 octobre 2020

Quatre questions

dont trois

sur les abeilles :)

samedi 17 octobre 2020

1 - Couleur de marquage des reines en 2020

2 - Particularité de la ruche Warré

3 - Durée de vie d'une ouvrière d'hiver

4 - Nom courant de la Chorée de Sydenham

vendredi 16 octobre 2020

bleu - 1

elle est composée de barrettes et non de cadres - 2

cinq à six mois - 3

la danse de Saint-Guy - 4

mercredi 14 octobre 2020

Il y a quelques jours, une vidéo a été postée sur Tik Tok, dans laquelle un américain se met en scène buvant son jus de cranberry sur une chanson de Fleetwood Mac, Dreams. Point. Circulez, y a rien à voir me direz-vous. Si, il y a à voir, puisqu'en quelques heures des millions de fondus des réseaux zoziaux (copyright L'Empreinte) ont rendu cette vidéo "virale" (de nos jours, c'est le cas de le dire). Et chacun d'y aller de son commentaire sur ce groupe des années 70, qui explosa les chiffres des ventes à l'époque en écoulant des dizaines de millions de copies de Rumours. Sont-ce les millions qui créent la légende ? En tout cas, ils focalisent l'attention. Bref, sur une chaîne française du service public, qu'entends-je hier soir ? On nous parle de Fleetwood Mac, on nous montre des photos de 1977 sur lesquelles on nous présente Mick Fleetwood, membre fondateur, Stevie Nicks et Lindsey Buckingham, mari et femme à la ville et accessoirement chanteuse et guitariste du groupe. Je crois rêver. Pas un mot sur John McVie et Christine Perfect, liés par le mariage eux aussi, mais avant tout piliers du groupe anglo-américain. Enfin, comble du ridicule mais vous l'aviez deviné j'espère, il ne s'en est pas trouvé un sur le plateau pour dire un mot de Peter Green, géant du British Blues, monstre sacré à la Gibson Sunburst, sans qui rien de tout ça ne serait advenu. Vous m'avez fait honte ! Eh oui, encore une fois, je reprends à mon compte les mots de Robert Badinter, sinon avec la même virulence, du moins avec la même amertume. Rest in peace Peter, we love you.

lundi 12 octobre 2020

Une tension, une sorte d'émulation mystérieuse règne en ce lieu, mais je ne saurais dire pourquoi. Est-ce un club de loisirs, une Maison du Peuple, un établissement de santé pour personnes à gérer? (en gériatrie?) Rien ne m'est familier. La salle est très grande, quasiment vide. Juste une table et une chaise, un ordinateur, un casque et un micro. J'attends le feu vert. L'homme à la manœuvre me fait signe. Je m'assied. Vous êtes prêt ? J'acquiesce. Ça fait déjà un bout de temps que je suis prêt. La chanson, il fallait l'annoncer dans l'entrée, en attendant son tour. Je l'ai choisie au feeling, ensuite j'ai eu le temps de me préparer. Maintenant que je suis assis, micro à la main, la technique a des ratés. L'écran où je dois lire les paroles est noir. J'essaie de me souvenir des premiers vers, et de la façon de les attaquer. Après, ça viendra tout seul, avec le texte qui défile sous mes yeux. J'ai mis le casque, mais c'est silence radio. L'homme aux lunettes teintées trépigne. Il me fait un signe de la main, genre ça va venir. J'attends. Au fond de la pièce, j'aperçois Clélia qui ma fait un O avec le pouce et l'index. Tout d'un coup, l'intro débourre dans le casque. Chip chip chip chip cheep bee dee waow... il y a les playboys de profession habillés par Cardin et chaussés par... J'ôte le casque et me tourne vers le vigile au costume trois pièces... Hé, c'est pas la fille du père Noël ! Il me toise façon qu'est-ce t'as encore, toi ? Faut que j'me calme, sinon le père fouettard va m'en coller une.

samedi 10 octobre 2020

vendredi 9 octobre 2020


Happy birthday John !

Four times twenty years

You're forever young !!
 

jeudi 8 octobre 2020

Un Gaston qui fait très peu de gaffes, un Argentin avec un patronyme allemand, Schwartzman au visage pâle, un italien de 19 ans qui ressemble à un viking irlandais, sans oublier T'est-ce t'y s'passe, un éphèbe grec "à la Ilie Nastase"... un vent nouveau souffle sur ce Roland Garros 2020 qui ne ressemble à rien de répertorié... de la froidure, de la réverbération, des matches qui finissent à 2h du matin... ça tombe à pic, le directeur du tournoi a eu le nez creux en commandant ce toit ouvrant sur le court Philippe-Chatrier.

mardi 6 octobre 2020

       
       Droopy Goldman                        à     :     Madame Marie Colmant
       3 rue de l'homme-œuf                              Maison de Radio France, 116 avenue
       59177 Lennone-sur-Helpe                         du Président Kennedy 75016 Paris
 
                                                                               
                                                                               Lennone, le 5 octobre 2020


         Madame Colmant,

       Je ne vous ai ni vue, ni entendue récemment, vu que je n'apprécie ni votre prose,
       ni votre ton, encore moins la façon que vous avez de présenter vos sujets, inutile-
       ment polémique. Pourquoi donc prendre la plume, électronique il est vrai, pour
       m'adresser à vous, et pourquoi maintenant ?
       Vous allez rire, mais j'ai eu la confirmation il y a quelques jours que c'est George
       Harrison qui, à la question posée par un journaliste « Est-ce que les Beatles se
       reformeront un jour ? » répondit : « Non, tant que John Lennon sera mort ».
       Sont-ce là les propos d'un homme cupide ? Évidemment non, car une reformation
       des Fab Four, même réduits à trois, aurait à coup sûr généré des gains énormes.
       Vous l'avez oublié mais il y a quelques années, vous dressâtes un portrait désob-
       ligeant de George, laissant entendre qu'il était plus intéressé par l'argent que par
       les choses de l'esprit. Vous avez diffamé sa mémoire, qui plus est d'un ton badin,
       ce pour quoi vous avez un don réel, c'est certain.
       Alors aujourd'hui, au nom de tous ceux qui aiment George d'un amour sincère, je
       vous mets le nez dans votre fiel, déversé sans raison, car vous m'avez fait honte,
       comme la meute de conspuateurs l'a fait à Robert Badinter lors de la célébration
       du cinquantième anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv.
       Cela va sûrement vous révolter d'être prise à partie si vertement, de façon impro-
       mptue et avec tant de retard, mais la prochaine fois, renseignez-vous avant de
       proférer des paroles blessantes ou des insanités pareilles.
       Je vous salue Colmant. Vos dents du bonheur, ça c'est une réussite.

                                                                                D.O.Goldman


                                                                                                                                                                                                   

lundi 5 octobre 2020

Mon père était tellement du centre

que quand il jouait au tennis

il servait en plein sur le té

les marseillais en étaient bouche bée

* amical check aux Fatals Picards

dimanche 4 octobre 2020

                               © Schvartz

vendredi 2 octobre 2020

La trajectoire est aléatoire. Ne pas dévier, c'est facile à dire. Plus facile à dire qu'à taire. Le vide joue à se faire désirer. Aller à tâtons, à petits pas, petits plus. Limer les barreaux du non-sens. Noyer les néons du non-néant.

mercredi 30 septembre 2020

J'ai eu rencontré quelques

êtres extraordinaires

il faisait nuit noire

quand ils ont

vu le jour

mardi 29 septembre 2020

lundi 28 septembre 2020

 - Areski, l'autre jour dans le train, j'étais assise en face d'un mec
> ah oui, c'est l'histoire d'un mec...et qu'est ce qu'il avait ?
 -
je sais pas, quelque chose d'indéfinissable
>
Y avait quoi sur ses tatouages ?
 -
il était pas tatoué
>
un jeune pas tatoué, c'est pas normal
 - c
'était pas un jeune; au moins 32, 33 ans
>
ah bon, tu kiffes les vieux maintenant
 - oui, et puis sa petite fossette sur la joue, je te dis pas
> t'arrives à voir les fossettes sous la barbe toi ?
 - il avait pas de barbe
> c'est pas normal Brigitte
 - peut-être mais son visage exprimait
> il exprimait quoi ?
 - des émotions

> n'importe quoi ! Il avait quoi comme smartphone ?
 - j'ai pas vu, il l'a pas sorti
> un mec dans le train sans son smartphone,
   t'aurais pas tiré un peu fort sur le bédo ?
 - non je t'assure, j'étais clean complet
> et il est sorti avec toi ?
 - on n'en est pas encore là
> je veux dire, vous avez quitté le train à la même station ?
 - oui, on a remonté la rue du Quai l'un derrière l'autre
> il avait pas de trottinette ?
 - à pied, je te dis
> ton mec, il est complètement pas normal
 - qu'est-ce que t'en sais ?
> un macroniste Brigitte, ou un sortant de prison
 - tu vois le mal partout Areski

samedi 26 septembre 2020

Déjà à l'époque, je ne distinguais pas Mitch Mitchell de Noel Redding. Je veux dire, leurs visages. Seule une photo de l'Experience en ordre de marche, prêt à envoyer la vapeur mauve, me donnait la carte d'identité du groupe : à la basse, Noel Raide Dingue, et à la batterie, Mitch Elle Mitch. 50 ans plus tard, c'est pareil. Si l'un des deux sonnait à ma porte, j'aurais un temps d'hésitation avant de dire Bonjour Noel ou Salut Mitch. Dommage que le chanteur guitariste ne soit plus sur la brèche, car avec son chapeau, sa moustache et ses dents blanches, c'est le seul que je remets illico. Quel plaisir j'aurais à l'accueillir ! Hi Jimi, what's new in the neighbourhood ?

jeudi 24 septembre 2020

1955-56 / En attendant Just, Roger, Dominique, Lucien, etc.

mardi 22 septembre 2020

LA VIE CONJUGUE MAL  (16)

Les rayonnages, qu'on appelle à tort "rangements", recèlent souvent beaucoup de bazar. Pour bien faire, il faut y mettre le nez régulièrement et procéder comme dans une fouille archéologique, par couches successives. En surface, des magazines rock, des BD, des pages volantes. Parmi celles-ci, quelques feuilles A4 de toutes les couleurs... je lis : Nouvelles du matin, nouvelles du soir, espoir, chagrin, etc. Bribes de chansons, points de suspension... La vieillesse, un lent amoindrissement des sens, dans tous les sens... Qui a pondu une connerie pareille ? Si vieillir se résumait à se ratatiner dans une atmosphère d’angélus de Millet, ça se saurait. Encore un doux rêveur qui s'est laissé aller, et dont la plume sphincter a souillé le drap de la littérature... « un lent amoindrissement des sens », tu parles d'un morceau choisi, mais par qui ? Peut-être par  Ma Teigne ou Le Béotien... de la poésie du prose, à lire en braille avec des gants de boxe. Direction recyclage carton papier. J'la froisse, j'la tasse, j'l'emboule et dans ma main je vois un nom... Jean Rumin. Défroissage. "Petite histoire de Jean Rumin". Je connais le type qui a écrit ça. C'est le même qui parlait du dédoublement de la personne alitée. C'est moi. Putain de pétard de Pétain, il fait pas bon être soi, surtout quand on ne fait qu'un avec lui.

dimanche 20 septembre 2020

Les copains m'appellent Six Roses
Et je ne comprends pas pourquoi
Pourquoi, pourquoi, pourquoi

Bien sûr ils savent que j'aime les fleurs
Mais pourquoi justement six roses
Plutôt que une ou deux ou trois

Les copains m'appellent Six Roses
Pourquoi m'ont-ils donné ce nom
Ce nom, ce nom, ce nom

Bien sûr ils savent que j'aime les fleurs
Mais pourquoi justement des roses
Plutôt que les rhododendrons
 
© Georges Coulonges
    Michèle Auzépy
    Annie Cordy

samedi 19 septembre 2020

Bouleversement dans la hiérarchie de la SFPA (Section Française des Philosophes Atrabilaires). Le fauteuil de président accueillera désormais le postérieur de Michel Onfray. Son prédécesseur Alain Finkielkraut a rendu son tablier sous les huées du comité directeur. Depuis le début de la crise sanitaire, son ton mesuré, son visage apaisé, son souci non dissimulé d'éviter de chercher des boucs à la tête de l’État ou de désigner des émissaires dans les sphères ovalisées du pouvoir ont fait l'unanimité contre lui (unanimité des philosophes acerbes, c'est celle qui prévaut). Le bureau réuni en session acariâtre ordinaire a donc exclu sine die M. Finkielkraut. Il est privé de toutes ses prérogatives pour une durée de 6 ans et 6 mois. Bienvenue au Président Onfray qui donne toutes garanties d'amertume, d'animosité, d'acrimonie agrémentée d'anarchisme anachronique. A++++++

vendredi 18 septembre 2020

mercredi 16 septembre 2020


Elle lui a dit tu

Puis ils se sont dit nous

Et ils se sont tus

Elle et lui
Lui ou elle
Toi elle vous
Nous sans toi

mardi 15 septembre 2020


Recherche personne vivante ou décédée née le 15 juin 1928
c'est à dire le lendemain de la naissance d'Ernesto Guevara
et la veille de celle d'Annie Cordy
S'adresser au journal
Discrétion assurée

lundi 14 septembre 2020

samedi 12 septembre 2020

Je rends visite à Y'ug et à Georges dans un appartement à Béchaud. Je veux leur montrer un aspirateur que j'ai trouvé dans une brocante, un modèle unique qui ne fonctionne pas à l'électricité mais à l'aide d'un procédé révolutionnaire. Quand je lui en ai parlé au téléphone, Y'ug était hilare et derrière lui, j'entendais Georges faire le pitre. Je fais mon entrée en VRP nouvelle génération avec le prototype sous le bras. Georges me le prend des mains et commence à l'examiner. Y a pas de fil ? demande Y'ug. Je ne réponds pas tout de suite, c'est ce qu'on apprend en formation VRP, pour ménager l'effet de surprise. Non, mais il y a ça ! dis-je en sortant de ma poche un ruban vert. Qu'est-ce que c'est ? Un ruban de brocolis tressé. Et tu vas nous faire avaler ça ? ironise Georges. C'est pas vous qui allez l'avaler, c'est lui. Plus tard, dans un immeuble de la vieille ville. Je livre un panneau bleu, léger comme du polystyrène, mais d'une autre matière, compacte et résistante. Ça ressemble à une planche de surf avec des angles vifs. La fille qui m'ouvre ne me regarde pas, elle ne dit pas un mot et me tombe dans les bras. Le bleu était le signal. Encore plus tard dans la rue, je m'arrête devant l’étal d'un marchand ambulant. Sur ses tréteaux, des cartons vides. Je lui demande ce qu'il vend. « I sell american dream ! » Je le regarde dans les yeux. Are you Uncle Sam ?

vendredi 11 septembre 2020

Assistance clairsemée et bon enfant mercredi soir pour le retour du public (masqué) à Pierre-Coulon. Un match un peu fou. Jusqu'à la moitié du QT4, l'écart a varié entre 1 et 4 points, avec de nombreuses égalités. Autour de la 36ème minute, le tableau affichait pour la première fois un écart significatif 84-76, puis 91-80 deux minutes plus tard. C'est là qu'on a entrevu la possibilité d'une victoire face à une belle équipe de Saint-Vallier, vaillante, brillante avec Pellin, Suka-Umu, Tortosa, j'en passe et des tout aussi bons.
Côté thermal, on distingue aisément deux groupes, les anciens et les nouveaux.
Parmi les anciens, le rendement est faiblard. Bronchard à la peine, surtout physiquement, Denave peu affûté, sa patte gauche encore un peu... gauche. Seuls les pivots tiennent leur rang, Mo Koné vieux renard à qui on ne la fait pas et Serge Mourtala en progrès, qui monte en puissance, un félin filiforme oui, mais un grand chat qui peut griffer, preuve cette claquette rageuse sur un shoot d'Aboudou qui avait pris l'arceau.
Alors Aboudou justement, il m'a fait bonne impression. J'ai retrouvé le joueur volontaire du mois de mars qui, à peine arrivé, se jetait dans le combat, allant parfois un peu trop loin... dans ses commentaires adressés aux arbitres. Hier soir, il s'est bien tenu.
Concernant les nouveaux, c'est la bonne surprise; une bonne cuvée à mon avis, mais bien sûr il est trop tôt pour se faire une idée précise de son potentiel.
Les quatre recrues ont brillé pour leur première, à des degrés différents.
En Ceci-Diop j'ai vu un roc sur lequel l'équipe va s'appuyer. On le verra vite.
Johan Lofberg est une fine gâchette mais pas seulement, capable de rivaliser d'adresse avec un Denave des grands soirs. Plus jeune, plus frais physiquement et moins irritable que notre cher David. On verra si j'ai raison ou si je prends mes rêves pour une réalité.
Batemon, un petit meneur monté sur ressorts, une pile électrique, un poulain qui détale au nez et à la barbe de la défense adverse, qui était dissuasive hier soir. Un bon shoot à 7m, un drive louvoyant, classique mais efficace, une morphologie et une vision du jeu qui rappelle celle de Dustin Ware. Va remplacer avantageusement Arthur Rozenfeld.
Mais alors que dire de Samir Gbetkom Bikantchou (comment va-t-on l'appeler?) Teigneux en défense et en contre comme l'étaient El Amrani et Bengaber, rapide comme l'éclair (remember N'Gouama), prenant des tampons mais sans en être ni affecté, ni amoindri (n'est-ce pas Arthur?), etc, etc... je pense qu'il va en surprendre plus d'un. C'est une perle, un petit diamant à tailler doucement. Pourquoi ne l'ont-ils pas gardé à Gries ? Mystère.
Voilà, c'était Droopy Goldman, en léger différé du Palais des Sports Pierre-Coulon, à vous les studios de Cassis Lejay Lagoute !
P.S. j'ai oublié de dire un mot de la prestation de Mamadou Guissé, 18 ans, sorti du banc, et qui a dû jouer 3 minutes la saison dernière. À l'évidence, en gros progrès. À suivre.

jeudi 10 septembre 2020

mémoire immédiate
langage articulé
écriture automatique
don d’Ubuquité

qu'une alternative pareille
un de ces quatre jours m'échoie,
c'est j'en suis convaincu Ubu qui
sera l'objet de mon choix, té

mardi 8 septembre 2020

dimanche 6 septembre 2020

MNÉMOTECHNIQUE POUR TOUS  (52)

MSM  :  Midnight to Six Man
SSM   :  Sweet Soul Music
SMS   :  Save My Soul

MSM  :  Mordre Son Maître
MSS   :  Merde Sur Socle

SSMMM  :  j'Suis Soigné Mais j'Me Malade

vendredi 4 septembre 2020

> où est-ce que t'houes ces jours ?
 - ouh la, j'houe pas par ce temps
> ne mens pas, je t'ai vu houer de mon pré
 - ouais j'avoue, j'ai houé un petit carré de choux
> ah tu vois !.. et ta planche de sorgo d'Ouagadougou ?
 - hey, mais j'ai pas tout le temps l'houe à la main !
> oui, mais tout c'que t'houes pas aujourd'hui...
 - je sais, il faudra que je l'houe demain
> et quand est-ce que t'houes ton houblon ?
 - arrête de pousser à la roue, pas avant la fin août
> on est en septembre, au cas où t'aurais pas remarqué
 - aïe aïe aïe, je me suis fait blouser par le temps
> you got the blues
 - yes, I got the blues
> et la loose de la houe

mercredi 2 septembre 2020


Oggi ho inviato una lettera a :
Muzza Di Cornegliano Laudense
Il nome di città più longo della mia
lunga carriera di spedizioniere

26 lettres + 3 espaces

Rien à voir avec ce nom imprononçable
d'un village du Pays de Galles
et si agréable à imaginer
là-bas en Lombardie
dans la province

de Lodi