lundi 25 mai 2020

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samedi 23 mai 2020

© Claude Gassian

vendredi 22 mai 2020


MICKIE MOUTH


vs


MICKEY MOUSE

jeudi 21 mai 2020

mardi 19 mai 2020

Vu l'autre soir sur une chaine info Jean-Luc Mélenchon tel qu'en lui-même, soliloquant en déversant son fiel, son venin, assénant des réponses à son propre questionnement sans se préoccuper du propos de son interlocutrice. J'en suis resté baba, car à ce stade de la mauvaise foi, l'exercice touche au génie, celui de la comédie, ou du tragique c'est selon. À la réflexion, j'opte pour la deuxième hypothèse car sa vitupération, son visage déformé par la haine m'a rappelé celui de Bruno Ganz incarnant Hitler dans Der Untergang (La Chute), le film d'Oliver Hirschbiegel en 2004. Même rictus de la commissure des lèvres, même déformation du bas du visage, avec ce lance-flammes dans le regard et cette violence du verbe, ce ton incendiaire. Il se projette Saint-Just ou Camille Desmoulins mais se révèle théoricien du 4ème Reich. C'est grave docteur ? Hélas oui, et surtout c'est triste.

dimanche 17 mai 2020

MNÉMOTECHNIQUE POUR TOUS  (48)

Sterling Morrison  :  grand échalas, grand guitariste

Jim Morrison        :  poète de naissance, parisien d'adoption

Van Morrison        :  Irish singer, his name was I-V-A-N... Ivan...

Moe Tucker          :  c'était la petite souris du grand méchant Lou

Cold Turkey          :  l'un des témoins de mariage de John & Yoko

Richard Starkey    :  fêtera ses 80 ans le 7 juillet, plus jeune que jamais

vendredi 15 mai 2020

LA VIE CONJUGUE MAL  (13)

Les animaux sensibles, dont l'homme est la forme la plus complexe, excrètent le virus de la peur, c'est un mécanisme inné et naturel, indispensable à la survie de l'espèce. Ainsi résonnaient les sirènes de la communauté scientifique, jusqu'à ce qu'en 1979, un jeune casque bleu de la FINUL observe un gypaète d'une espèce endémique d’Éthiopie. Cet autodidacte féru de sciences et de natures mortes note que le bel oiseau sécrète une substance gélatineuse qui se solidifie en une excroissance au niveau des cervicales, une deuxième tête rudimentaire et orientée dans l'autre sens. Cette effigie de pâle occurrence, cette vigie qui regarde derrière, fait office de radar quand le gypaète se repose. Elle n'est opérationnelle que pendant la nuit et ne réagit qu'à l'émission de lumière ou de chaleur. Le moindre lux la fait tressaillir, un signal égaré du règne animal la tétanise. Elle exècre la différenciation entre les atomes du vivant et le halo des morts, elle jouit des ténèbres infinies. L'effet induit du rôle de gardien de nuit de cette tête de mort est que le gypaète glabre ne connait pas la peur. Il est le seul animal sensible connu à ce jour à être doté de ce pouvoir. Ce que je révèle ici n'est pas un secret absolu puisqu'il est partagé par trois personnes : S.Hexters, l'homme qui l'a découvert, E.Bellotto, le secrétaire qui a traduit son manuscrit de l'espéranto et votre serviteur, qui par excès de sympathie pour les secrétaires italiens, a recueilli ses confidences que personne n'a jamais pensé à susciter. Vous êtes le(s) quatrième(s)...

mercredi 13 mai 2020


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mardi 12 mai 2020

Interview de Serge Cazzani en 2011 (1)


Le Nouvel Observateur - Pourquoi parlez-vous si peu, pour ainsi dire jamais?
Serge Cazzani. - Je pense que ce que j'ai à dire n'est pas intéressant, je ne suis jamais que le fils de sa sœur.

N. O. - Mais vous avez bien connu Georges Brassens...
S. Cazzani. - Pas avant 1953. Il n'avait même pas assez d'argent pour descendre à Sète voir sa famille. Quand le succès est arrivé et qu'il a commencé à être plus à l'aise, il venait souvent. Pour moi, Georges était une sorte d'oncle d'Amérique. J'avais une mère autoritaire et possessive, si bien que quand mon oncle venait, il me sortait de ma «prison». Lui aussi considérait que ma mère était trop possessive. En même temps, il avait une reconnaissance infinie pour elle car, durant l'enfance, elle l'a protégé comme une seconde mère, cachant par exemple ses bulletins scolaires déplorables pour qu'il ne se fasse pas disputer par ses parents. Aussi, surtout, sur son gramophone elle lui a fait découvrir Mireille, Tino Rossi, Pills et Tabet, Jean Tranchant mais aussi les opérettes, dont elle raffolait.

N. O. - A la mort de Georges Brassens, vous avez été convoqués, votre mère et vous, pour ouvrir le testament. Et là, surprise...
S. Cazzani. - J'étais en effet très étonné que nous soyons ses héritiers. Il avait bien sûr laissé une rente à sa compagne, Püppchen, ainsi que l'usufruit de tous les appartements qu'il prêtait à ses amis, dont la maison de l'impasse Florimont à son secrétaire particulier, Pierre Onténiente. Ma mère et moi avons donc été surpris qu'il lègue tout à sa famille. Georges était à moitié italien par sa mère, il a donc été élevé avec l'idée que la famille est une valeur primordiale.

N. O. - Votre mère, Simone, qui était donc la demi-sœur de Georges Brassens, s'est retrouvée en 1981 à la tête d'une œuvre à gérer. Elle était néophyte. Comment s'en est-elle sortie?
S. Cazzani. - A chaque fois qu'une proposition lui arrivait, elle se tournait vers Pierre Onténiente ou Jacques Caillard, du label Phonogram, la maison de disques de Georges. Depuis la mort de ma mère en 1994, cette lourde tâche me revient. En ce qui me concerne, je demande systématiquement son avis à Gérard Davoust, président des Éditions Raoul-Breton, qui a connu Georges dès ses débuts. C'est un homme honnête, droit et compétent. Il arrive qu'il m'engueule si je prends une décision trop hâtive. Mais d'une manière générale, nous gardons en mémoire les principes de Georges et tentons de les appliquer.

lundi 11 mai 2020

Interview de Serge Cazzani en 2011 (2)


N. O. - En 1981, vous aviez 46 ans, vous avez largement eu le temps de connaître votre oncle. Quels souvenirs gardez-vous de lui?
S. Cazzani - Je l'ai connu pendant une quarantaine d'années. Chaque été, quand il venait à Sète, il passait un à deux mois chez nous. C'était la fête. Il avait une carabine 22 long rifle et, quand j'avais 12 ou 13 ans, il m'emmenait tirer avec contre un mur. Il n'était pas rare qu'on se prenne par ricochet un peu de plomb sur les cuisses. Il m'avait aussi appris à gonfler des ballons de baudruche qu'on jetait sur les passants...

N. O. - Vous le décrivez comme très joueur, pourtant lui-même n'a jamais eu d'enfant. Comment l'expliquez-vous?
S. Cazzani - Il y a au moins deux raisons à cela. La première est qu'il était d'un naturel lucide voire pessimiste; il ne voulait pas mettre sur cette terre un être destiné à souffrir. La seconde est qu'il était épris de liberté et qu'un enfant aurait rendu sa vie compliquée. Mais pour revenir à la première raison, je pense que c'est plus complexe que ce que je viens d'expliquer, dans la mesure où je suis moi-même assez pessimiste. Quelques mois avant sa mort, je lui faisais part de mes inquiétudes quant à l'avenir de notre monde et il avait tenté de me rassurer, de me convaincre que j'avais tort.

N. O. - Le 30e anniversaire de sa mort est l'occasion d'une exposition majeure à la Cité de la Musique, de la publication d'une bonne dizaine d'ouvrages, tandis que des films et documentaires sont en préparation et que la réédition d'une intégrale est prévue à la rentrée. Comment expliquez-vous que, de décennie en décennie, son oeuvre ne cesse de grandir?
S. Cazzani - Cela prend en effet des proportions inouïes. En plus de l'exposition qui va durer six mois, il y a effectivement trois ou quatre films en préparation. L'intégrale dont vous parlez sera agrémentée de nombreux inédits retrouvés à l'INA et dans les archives d'Universal. Je regrette simplement qu'il faille attendre un anniversaire pour que tout se bouscule. Enfin, je dis cela parce que j'ai mauvais caractère... Il faut savoir qu'il n'y a pas que la France qui lui rend hommage, je reçois des demandes d'Amérique du Sud, du Japon, d'Israël ou de la Libye. Je suis ravi que dans ces régions du monde on soit sensible à la philosophie de Brassens.

N. O. - Brassens fait quasiment l'unanimité. Vous arrive-t-il cependant d'être blessé quand on l'attaque?
S. Cazzani - On salue toujours sa prosodie, l'emploi qu'il fait de la langue et sa versification, mais la musique passe trop souvent au second plan. Je le regrette, et Georges le déplorait lui-même. Mais pour répondre à votre question, quand j'entends des critiques sur mon oncle, j'éprouve plus de mépris que de haine.

samedi 9 mai 2020

Le Nouveau Palais Bourbon à Saint-Antonin-Noble-Val  (82 140)

jeudi 7 mai 2020

HaSoFiN  n° 551 / 560

C'est la promenade autorisée, 1 heure maximum, à 1 km du domicile. Temps couvert, vent froid. 4°C en milieu d'après-midi. La petite rue qui court à flanc de coteau est déserte. Je marche seul, je marche vite pour me réchauffer. Dans le haut de talus à droite, j'entends les buissons qui frissonnent. Quelques secondes plus tard, un petit chevreuil saute sur le bitume, dans un cliquetis de sabots. Il est là, immobile, 10 mètres devant moi. Il tourne la tête et vient à ma rencontre. Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as fait une fugue ? Il tend sa tête pour une caresse. Je lui gratte le cou en remontant sous la mâchoire. Ses oreilles frétillent. Toi t'es pas sauvage, soliloqué-je, surpris par ce comportement très social. Tu finis le tour avec moi ? Il a l'air partant. Je reprends ma route, doucement, puis je presse le pas pour voir, m'attendant à le voir détaler à tout moment. Non, il me suit docile, au pas cadencé, son museau vient taquiner mon aisselle. Nous attaquons la partie du chemin qui descend. Si ça n'avance pas assez vite, ne m'attends pas, lui dis-je pour le mettre à l'aise. « J'ai tout mon temps » me répond une petite voix chevrotante, artificielle. STOP !!!..

Je m'arrête net. Quoi ? Qui parle ? Un rapide coup d’œil alentour, personne à l'horizon, personne à proximité. La truffe du petit cervidé brille. Il regarde droit devant, mais je vois qu'il capte parfaitement mon air ébahi. Je pose une main sur sa tête. C'est doux, c'est chaud. C'est toi ? Il sourit de tous ses traits, comme un enfant en fête. Dis-moi que je rêve... tu n'es pas un chevreuil parlant ? « Un daguet parlant » Ah bon... et tu me dis ça comme ça ? Mon état de sidération l'amuse beaucoup, je vois la malice dans son regard qui fuit le mien et plonge vers la rivière, loin là-bas dans la clarté du soleil froid. Nous reprenons notre marche vers le carrefour des Garets tout proche. Tu sais, lui dis-je sans le regarder, car j'ai vu sa façon de communiquer, personne ne va me croire. « Problème d'humain » rétorque-t-il. Et toi, tu as quoi comme problème de chevreuil ? « De daguet. »

Ah oui, de daguet, excuse-moi j'avais oublié... mais les états d'âme doivent être du même ordre, non ? « Tu crois ça ? Imagine-toi avec des questionnements de chimpanzé » Je m'arrête et je le fixe droit dans les yeux. Pour la première fois, il me regarde en face, calme et attentif. Toute malice a disparu. Une distance, une forme de froideur, c'est tout ce que je vois, tout ce qui reste. Soudain il relève la mâchoire, son poitrail frémit. En une fraction de seconde, le voilà qui s'élance dans le pré voisin. Hé, ho... où tu es parti ??... Trop tard, il est déjà loin. Je baisse le front, piteux. J'ai même pas pensé à faire un selfie.

mardi 5 mai 2020

Le sphinx. C'est comme ça qu'on l'appelait à Saint-Étienne. Cette belle chevelure rousse, crépue, dénotait complètement dans les années 60, peuplées de sportifs aux cheveux courts, bien dégagé derrière les oreilles. Par la suite, son volume capillaire a prospéré, jusqu'à tendre vers la coupe afro de Billy Preston, le bon génie des Beatles en fin de parcours, fidèle serviteur des Rolling Stones au sommet de leur gloire, mort à 60 ans. Aujourd'hui c'est Robert Herbin, un grand artiste du foot hexagonal. Il a contribué à jeter les ponts entre l'ère Kopa-Fontaine1958 et Platini-Zidane. Nous, baby boomers joueurs de foot du jeudi après-midi, ne l'oublierons pas.

dimanche 3 mai 2020

vendredi 1 mai 2020

HaSoFiN  n° 538

Nous sommes à pied d’œuvre, au bord du chemin. C'est Natch qui a eu l'idée hier soir pendant le repas. Et si on allait au Mont Lachat ? Vu mon air mi-flic, mi zinzin, il précise les choses : « On essaye. Si on va pas au bout, c'est pas grave » Oui, comme ça, ça va. Alors on est prêts, lacets lacés, sac sur le dos. Grand beau ciel de traîne sans la mariée, y a plus qu'à mettre un pied devant l'autre. Je jette un regard vers le sommet, une barre rocheuse en mâchoire de cheval, bien exposée, on ne voit qu'elle. Natch perçoit une appréhension qui ne dit pas son non « C'est un peu raide sur la fin mais c'est bien balisé, tu verras, y a pas de lézard » Dommage, j'aime bien les petits iguanes ! De toutes façons, on a toujours notre petite veilleuse, clos-je. Il sourit « Quelqu'un va nous accompagner ? » Bien sûr que non, je parlais de la veilleuse ombilicale. Il reste coi. Quoi ? Ne me dis pas que tu as oublié le pouvoir protecteur de la petite flamme, lui dis-je en soulevant mon t-shirt et en dévoilant mon nombril. Son visage se fige « Si tu es fatigué, on ira un autre jour » me dit-il avec un petit rictus d'incrédulité, d'inquiétude. À sa mine contrariée, je vois qu'il ne comprend rien à ce que je lui dis. C'est toi qui n'as pas l'air en forme, on va rentrer. Hé Lachat, nous voilà pas ! C'est fou comme la confiance a vite fait de changer de camp.

jeudi 30 avril 2020

(...) J'ai été frappé, Mesdames et Messieurs les Députés, depuis le début de cette crise, par le nombre de commentateurs ayant une vision parfaitement claire de ce qu'il aurait fallu faire selon eux à chaque instant. La modernité les a souvent fait passer du Café du Commerce à certains plateaux de télévision. Les courbes d'audience y gagnent ce que la convivialité des bistrots y perd (...)
©  Édouard Philippe

mercredi 29 avril 2020


Gardien de zoo
c'est peinard
                         c'est pas souvent que
                         les pingouins se barrent
                                                                 mais gardien de nuit
                                                                 c'est plus compliqué
                                                                                                    la nuit finit toujours
                                                                                                    par s'échapper


© Pierre-Domi
nique Burgaud

lundi 27 avril 2020

> tu connais the WHO ?
 - oui, je les ai vus deux fois
> où ça, dans un congrès ?
 - non, pas au Palais des Congrès...
   à Lyon en 74, et à Colmar en 76
> et qui as-tu vu, qui était à la tribune ?
 - Roger et Keith Moon
> connais pas
 - et Pete et John Entwhistle
> et Tedros Adhanom Ghebreyesus ?
 - qui c'est celui-là ?
> le directeur de the WHO
 - tu plaisantes ?
> the World Health Organization, l'OMS
   l'Organisation Mondiale de la Santé !
 - ah mais on parle pas de la même chose
> je vois... et c'est qui ce Roger Moon ?
 - c'est my gegegeneration...

samedi 25 avril 2020

vendredi 24 avril 2020


allons enfants
ensemble
de la décote
du confinement
aux confins du quotidien

jeudi 23 avril 2020


MNÉMOTECHNIQUE POUR TOUS  (47)


Je me suis fait tout petit (devant une poupée)        :   Georges Brassens  1956


La poupée qui fait non (non, non, non, non, non)    :   Michel Polnareff  1966


Inflatable doll (In every dream home a heartache)   :   Roxy Music  1973


Les marionnettes (avec de la ficelle et du papier)    :   Christophe  1965


Puppet on a string (une marionnette sur un fil)        :   Sandie Shaw  1967

mardi 21 avril 2020


FRAGMENTS  D'UN

           (107)

MANIFESTE CANIN


It's been a cool day's night



and



I've been lazing like a dog

dimanche 19 avril 2020

vendredi 17 avril 2020

> qu'est-ce qui vous arrive ?
 - vous allez rire, je confonds To know him is to love him
   avec You've lost that lovin' feeling
> ne vous inquiétez pas, c'est rien du tout
 - vous dites ça pour me rassurer, docteur
> mais non, ça arrive à beaucoup de gens
 - oui, mais il n'y a pas que ça
> quoi donc encore ? vous rêvez de Tiny Tim ?
 - vous moquez pas... je me trompe entre Mona et Gloria
> ça c'est plus embêtant
 - vraiment ?
> Bo Diddley le martèle bien, hey Mona... oooh Mona
 - c'est vrai, vous avez raison... et l'autre ?
> l'autre c'est encore plus évident
 - c'est à dire ?
> Van Morrison il l’épelle : G-L-O-R-I-A... Gloria...

jeudi 16 avril 2020

anagramme de
chauve-souris :

souche à virus

mercredi 15 avril 2020

lundi 13 avril 2020

HaSoFiN  n° 520  (1)

Cité Administrative de Belfort, dans la vieille ville. Je viens voir pour du travail. Quelles sont vos compétences ? Gratte-papier. Rédiger ? Oui. Alors présentez-vous à cet endroit, au Bureau de la Nouvelle Constitution, c'est juste à côté. D'un geste du bras, cette femme aimable me désigne une rue voisine, derrière la mairie. Je la remercie, mais avant de quitter les lieux, je fais le tour du hall d'entrée. Un escalier monumental. Je gravis les marches. À l'étage, un plateau et de larges couloirs. Personne. Je m'approche d'une porte pour écouter s'il y a quelqu'un à l'intérieur. Pas un bruit. Si, quelqu'un dans mon dos qui m'interpelle « Tiens, qui voilà ? » C'est Alain Gaulard, tel qu'en lui-même, trapu et barbu, l’œil qui frise, un brin inquisiteur. Il s'amuse de ma surprise et m'invite à le suivre. Nous entrons dans une pièce lumineuse, très grande, austère. Ça ressemble plus à un salon de réception qu'à un bureau. Un homme est debout près de la fenêtre. Il n'a pas le look d'un fonctionnaire, mais d'une gravure de mode. Style David Bowie 76, époque "Thin White Duke". Mon ami Baratté, me dit Alain comme pour fermer une parenthèse. Il s'installe derrière un immense bureau de verre et me propose des noix. « Raconte-moi donc ce qui t’amène dans nos murs » Je lui réponds que je cherche du travail et qu'on me propose de collaborer à la "Nouvelle Constitution" « Et tu la cherches en plein milieu du QG ? » ironise-t-il en cassant une noix.

samedi 11 avril 2020

HaSoFiN  n° 520  (2)

Où suis-je tombé ? Je suis mal à l'aise. L'atmosphère est militaire, type "secret défense". Il voit mon trouble et me dit de ne pas m'inquiéter, que j'ai frappé à la bonne porte. Je ne comprends pas bien de quoi il parle, mais visiblement il me place sous sa protection. J'ai l'impression de m'être introduit par erreur, ou par effraction, dans un cercle privé qui sonde mon pedigree. Baratté et lui, deux soldats d'une armée secrète qui cherche à étendre sa toile ? Est-ce de l'art ou de la politique ? Alain se lève et me fait signe de le suivre. Nous redescendons et déambulons en silence avant de déboucher sur une grande place d'armes. Au centre, un rond de pelouse verte, entouré de gravillons blancs et d'une voie en enrobés rouges. Belfort città italiana ? è possibile... En tout cas, c'est du Vauban. Nous nous dirigeons vers un grand bâtiment de l'autre côté, quand nous croisons un petit groupe d'officiers en uniforme. Alain salue le plus gradé. J'essaie de me faire discret, mais l'homme aux cinq barrettes s'arrête à ma hauteur. Alain me fait une œillade et je ne vois pas arriver l'énorme gifle que le colonel me flanque devant ses subordonnés. Il est rose de colère froide, mais l'instant d'après, il rajuste son képi et me prend dans ses bras en m'embrassant chaleureusement. Je jette un regard ahuri à Alain qui esquisse un petit sourire du genre "Et voilà, tu es des nôtres". Les officiers murmurent d'aise. Je suis adopté, mais pas plus avancé.

jeudi 9 avril 2020

néanMoins

il avaiT peRdu

L' oDorAt

mardi 7 avril 2020

dimanche 5 avril 2020


MNÉMOTECHNIQUE POUR TOUS  (46)

La bombe humaine        :   Téléphone  (1979)

La grenade                   :   Clara Luciani  (2017)     

Happiness is a warm gun   :   The Beatles  (1968)

Let it bleed              :   The Rolling Stones  (1969)

vendredi 3 avril 2020

                                                             une moitié
                                                           de l'humanité
                                                             est enfermée
                                                        alors une idée
                                                   à faire germer
                                                   est d'extirper
                                                 cette autre moitié
                                               de notre humanité
                                                   qui nous a été léguée
                                                     dont nous avons hérité
                                                    en ligne brisée
                                                   de notre ève et
                                                de nos adam et
                                            de tous leurs bébés
                                              et de la désoxyder
                                                 de l'oxygéner
                                                   de la réchauffer
                                                     au contact au gré
                                                     de tous les degrés
                                                    des alter humanités

mercredi 1 avril 2020





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