mardi 5 février 2019

HASOFiN  n° 262

Ça se passait pendant une conversation de fin de soirée (le comble pour un hasofin) qui portait sur les quelques pochettes de disques des Yardbirds où l'on voit encore Eric Clapton alors qu'il a déjà déménagé chez le grand frère démolisseur (Big brother, Blues breaker) John Mayall. Mon interlocuteur de rêve me disait qu'il se souvenait de certaines photos où Jeff Beck crevait toujours l'écran noir (de vinyle) de nos nuits de satin blanc, quand c'était Jimmy Page qui tenait seul le manche de la lead guitar. Ce fut le chant du cygne. Les oiseaux ne décollaient plus, leur plumage ne brillait plus. Ils ne pondirent plus d’œufs en or, puis plus d’œufs du tout. C'est là que des visages se sont brouillés, comme dans un tableau d'Arcimboldo ou de Francis Bacon. Je n'arrivais plus à visualiser les traits de Paul Samwell- Smith. Le look de premier communiant de Chris Dreja, oui, la coupe de cheveux de Keith Relf et Jim McCarty, oui, mais la physionomie de Paul Sam-Smi, non. Le flou total. Les yeux fermés (c'est facile dans un rêve, c'est monté en série), je revoyais son port de guitare (basse) hyper classique, je ressentais son inclination old school, son ego sous- dimensionné, son côté jeune poids plume, un petit canard timide, le dernier de la couvée. Mais pour son visage, rien ou presque. Un train de nuages dans un ciel agité.

dimanche 3 février 2019

vendredi 1 février 2019

mercredi 30 janvier 2019

 - En résumé, vous demandez quoi ?
> Macron dégage et occupe-toi de nous
 - faut choisir, il peut pas faire les deux
> alors qu'il dégage et qu'un autre s'occupe de nous
 - mais vous dites qu'ils sont tous nuls à chier
> toi tu cherches les coups, t'es journaliste ?
 - non, mais faut être cohérent
> et ma main dans ta gueule elle est cohérente ?
 - alors, qu'est-ce que vous allez faire ?
> on les vire tous et on s'occupe nous-mêmes des problèmes
 - c'est ce qui s'appelle faire de la politique
> et alors, ça te dérange ?
 - non, mais vous ne voulez pas aller sur ce terrain
> tu veux mon analyse finale ?
 - oui, ça éclairerait ma lanterne
> dégage, et oublie pas ta chandelle !

lundi 28 janvier 2019

Maxime Nouchy alias Yodelice
Tree of Life, Sunday with a Flu
Johnny Hallyday et cætera etc
Hey, faut  revenir  maintenant !
La place est toujours libre hey

samedi 26 janvier 2019

« Sors de ce rêve ! », lança son ami Paul à son ami de longue date, encore au lit à 9h10. Il espérait qu'un réveil en sursaut, provoqué par une intrusion aussi brutale dans cette chambre "à coucher dedans" ou "à ne pas mettre un rêveur dehors" (les deux appellations convenaient) provoquerait au mieux un choc psychologique salutaire, et au minimum une saine irruption du réel dans ce lieu de discorde. Comme cela ne donnait rien, son ami Paul changea de ton, de plus en plus fort, de plus en plus free. À la bonne heure, ah là, bonheur, son initiative et son obstination furent payantes, car son ami quitta soudain son hasofin et dressé sur son séant cria : Alpha Bâtarde, quittez ce corps que vous occupez indument ! Et il ajouta d'un ton plus calme, le regard perdu dans l'oméga : Vous saucez tout, c'est à ça qu'on vous reconnait. Les tatas flingueuses, sourit son ami Paul, soulagé.

jeudi 24 janvier 2019

Rubber power

mardi 22 janvier 2019

Le 28 septembre 1567 fut le dernier jour de la vie de Hans Steininger, maire de Braunau am Inn en Bavière. Il se brisa les vertèbres cervicales en marchant sur sa propre barbe, longue de 1,40m. Il avait l'habitude de l'enrouler dans un étui de cuir, mais pas ce jour-là.

dimanche 20 janvier 2019

LA VIE CONJUGUE MAL  (6)

Je n'ai eu que deux oncles. Le premier était le frère aîné de mon père. Il est mort deux fois. Une première fois dans sa chair, très jeune, avant ma naissance je crois, je n'en suis même pas sûr. Mort aussi dans ma conscience, puisque personne ne m'a parlé de lui, ou si peu. Je n'ai de lui que quelques photos des années 30 et 40 et un tableau qu'il a peint. Le deuxième était le frère cadet de ma mère. Je me souviens de sa présence, du son de sa voix quand il était de bonne humeur, de son humour, de son côté fine gueule, de ses petits coups de gueule, de son emploi du temps chargé, de la marque de ses cigarettes et de ses voitures. Je me rappelle son goût pour les livres, les jeux de cartes, voire les cartes routières. Je sais aussi qu'il faisait partie de la classe qui n'avait pas été appelée sous les drapeaux mais que par la suite, il avait assuré ses tours de garde, dans un autre domaine. Je me suis parfois étonné de son détachement pour les choses de la musique, classique, jazz, chanson française, sans parler des yéyés ou de la variété, et de son retour à la nature et à la montagne quand il arrêta de travailler. Je me souviens de sa date de naissance et de la salle d'attente de la rue du capitaine Faure. Excepté leur prénom, mon père et lui n'avaient presque rien en commun. De leur vivant. À présent c'est différent.

vendredi 18 janvier 2019

APPEL

Aux sympathisants de la France Soumise, des Anarcho-Républicains, de la République à l'Arrêt, des Pro-Benallas, des Guéants Probes sur Eux, de l’Éparpillement National, du Parti Privatif, du Parti Égoïste Français, de Gibier en Liberté, Poissons Sauvages, Goudrons et Avant-Garde, sans oublier ceux de Couchée la France, je propose de nous retrouver dans les délaissés du réseau routier et de créer le Parti du Café du Commerce.

mercredi 16 janvier 2019

lundi 14 janvier 2019

samedi 12 janvier 2019

SVP, un peu de retenue et de sang-froid en ces temps de colérage social. Si le vendredi mon boulanger me vend une baguette trop cuite ou bien pas assez, ou si je m'aperçois qu'il m'a fourgué du décongelé, le samedi je ne vais pas lui mettre un pain dans la gueule !

jeudi 10 janvier 2019

MNÉMOTECHNIQUE POUR TOUS  (28)

Quelquefois, pas à chaque fois (heureusement), je ne retrouve pas le nom de quelqu'un(e) que j'ai (bien) connu(e). J'ai une consonance en tête, sans plus (c'est déjà pas mal). Ça m'énerve (un peu). Alors, en attendant que le nom me revienne, j'essaie de me souvenir de la fois d'avant, du dernier nom qui m'a échappé et au bout de combien de temps il m'est revenu. Mais tout à l'heure, je me suis aperçu que j'avais déjà oublié ce nom que j'avais perdu et retrouvé, il y a de ça seulement quelques jours. Pire, j'ai aussi oublié le moyen mnémotechnique (ou autre) qui m'avait facilité le travail. J'en tire la conclusion qu'il faudrait que je me fabrique un moyen mnémotechnique (ou autre) de ne pas oublier le moyen mnémotechnique (ou autre)  qui me permet la plupart du temps de retrouver un nom qui s'est envolé (ou évadé ? : la mémoire serait-elle une prison dont les barreaux s’érodent?). Tout ça n'est pas simple et à vrai dire un peu déconcertant (décourageant), mais je me console en me disant que je n'ai pas oublié qui le visage, la voix, qui le regard, l'attitude. Quoique certains visages familiers - et ça sollicite illico le cerveau reptilien, l'hippocampe (l'ombilic des limbes?) - ont tendance à s'estomper (à se morceler) avant de revenir, par intermittence. Pourquoi toutes ces (parenthèses), brackets (in english)? God only knows.

mardi 8 janvier 2019

dimanche 6 janvier 2019

Dans le cahier de doléances ouvert dans ma mairie de résidence, je vais aller inscrire quelques revendications qui me tiennent à cœur :
1 - taxation progressive de toutes les séries américaines et anglaises diffusées par les chaînes hertziennes en France : 75%  pour 22 à 50 diffusions hebdomadaires, 150% pour 51 à 100 diffusions, 250% pour plus de 100 diffusions. P.S. taxation en pourcentage de quoi et au profit de qui, j'en sais rien, faudra y réfléchir après
2 - (re)construction d'un grand mur de chine, financé par les chinois (ils sont nombreux, ça leur coûtera pas trop cher), pour les inciter à s'occuper de leurs affaires domestiques et pas de celles du reste du monde. Parlant tous la même langue, ils se comprendront parfaitement et ça évitera les querelles stériles et les dialogues de sourds
3 - gavage des poissons maigres, pour atteindre 90% de poissons gras en vente sur les étals des marchands dès 2020. Juste une question de santé publique
Voilà, ces demandes me semblent raisonnables et frappées au coin du bon sens. Après, il y a plein d'autres mesures à prendre, mais attendons déjà de voir si Sa Majesté Macron a les épaules pour s'attaquer à ces trois-là.

vendredi 4 janvier 2019

> quid de Queen, à part la voix de Freddie Mercury ?
 - le son, les guitares, la section rythmique
> May et Deacon, tu déconnes ?
 - non, la musique est une chose sérieuse, parfois
> donne-moi un exemple STP
 - la ligne de basse et la boucle de A kind of magic
> d'accord... et quoi de nouveau là-dedans ?
 - plein de choses, il faut écouter, cœur et oreille
> magie noire... façon Sympathy for the devil ?
 - ni noire ni blanche, comme une fusion
> aussi fondu que Smooth criminal ?
 - sans l'ombre d'un doute
> tu t'égares, là...
 - pas du tout, mes oreilles sont débouchées
> t'es sûr que ça fait pas courant d'air ?

mercredi 2 janvier 2019

Résultat de recherche d'images pour "asier zengotitabengoa"


Nom : Zengotitabengoa

Prénom : Asier

Nationalité : espagnole

Club : Gries Oberhoffen

Matchs joués : 12

Lancers francs tentés   : 30

Lancers francs réussis : 30

Señor 100% !!

lundi 31 décembre 2018

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (98)

Comme il avait du courage, ce Franklin Delano Roosevelt. Présider aux destinées des États Unis d'Amérique tout en affrontant une maladie très invalidante, ce n'est pas donné à tout le monde. Il avait parfois des absences, des pertes de lucidité, comme tout homme politique d'envergure, notamment ce préjugé défavorable envers un général français de 6 pieds et 5 pouces (1,96m). Il avait aussi des éclairs de génie. « The only thing we have to fear is... fear itself ». N'avoir peur de rien, sauf de la peur elle-même. Cette phrase est liée à jamais au New Deal et au contexte mondial des années 30, et au delà à l'histoire du XXème siècle. Elle résonne aussi dans d'autres domaines, les sciences, l'art, le sport, etc. Quel magnifique raccourci, quel beau précipité de la chimie de l'âme humaine. Dans le même esprit, je pense souvent au dégoût, au sens propre (le tube digestif) et au sens figuré (le vide existentiel). Je ressens que le dégoût est au cœur de la condition canine humaine. N'avoir la nausée de chien, sauf de la nausée elle-chienne. Voilà, j'ai trouvé ça tout chien et j'en suis chien content, mais si demain j'apprends qu'un(e) autre l'a conçu et formulé avant moi, qu'il (elle) me pardonne cet emprunt involontaire. Je me ferai un devoir, et un plaisir, de lui restituer le droit d'antériorité et tout ce qui va avec. Votre dévoué, DoG

samedi 29 décembre 2018

MNÉMOTECHNIQUE POUR TOUS  (27)

Darlan François  :  amiral, chef du gouvernement du régime de Vichy en 1941
                            remplacé par Laval début 1942, assassiné le 24 décembre
Darnand Joseph  :  chef de la Milice et officier de la Waffen-SS, fusillé en 1945
Doriot Jacques    :  journaliste et chef de parti collaborationniste, éliminé en 1945
Dorian Gray         :  avatar d'Oscar Wilde, aveuglé par la jeunesse éternelle en 1890

jeudi 27 décembre 2018



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mardi 25 décembre 2018













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dimanche 23 décembre 2018

Observance, allégeance, soumission (aïe aïe aïe), rien n'est clair dans ma tête ! Au réveil, au sortir de mon hasofin du matin, je n'étais plus si sûr du mot qui désigne le fait de suivre à la lettre un traitement médicamenteux ou un protocole de soins et de s'y astreindre, s'y tenir. Après les deux heures nécessaires (mais pas toujours suffisantes) à l'élimination, l'évacuation, l'évaporation (hé hé hé) du brouillard qui stagne au dessus du puits sans fond de la nuit, je confirme, comme dirait Richard Bohringer, et mon Larousse illustré 2018 aussi, que "observance" est le mot juste. Comme le ballon du même nom. Même si le pont avec la musique vous semble un peu vermoulu, je saisis l'occasion pour saluer la mémoire de Rahsaan Roland Kirk, un génie à l'état pur, et de son LP Volunteered Slavery, enregistré au festival de Newport 68 et aux Regent Sound Studios en 1969. Hi Rahsaan !

vendredi 21 décembre 2018

Une des choses qui me gênent dans la révolte des gilets jaunes, c'est d'avoir désigné un bouc-émissaire (E.Macron en l'occurrence). Alors, pour réintroduire un peu d'équilibre dans la balance et aussi de la mauvaise foi (faut bien se faire plaisir), j'ai envie de me choisir un bouc-émissaire robuste, expérimenté, prêtant le flanc à la critique, garanti pur bouc. Eric Woerth. L'injustice sociale ? Eric Woerth. Le parti-pris de classe ? E. Woerth. La mauvaise foi érigée en doctrine ? EW. L'aigreur (aigritude ?) au bout de la langue, l'amertume à tous les étages ? EW. La vengeance qui se mange froide et ne se digère pas ? EW. La morgue aristocratique ? EW. On m'a spolié, on nous a volé notre pouvoir ! EW. Rendez-moi ma vie de château ! EW. Mes courses de chevaux et ma pièce montée. EW. Avec supplément Chantilly SVP ! Woerth qui rote amasse miasme. Voilà, j'ai fini. Pardon Monsieur Woerth, j'ai forcé un peu le trait, mais ils n'ont pas tort, ça fait du bien. N.B. bien sûr, j'aurais pu choisir Christian Jacob, mais c'est un ancien exploitant agricole !

mercredi 19 décembre 2018

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (97)

There is no god for dog

lundi 17 décembre 2018

MNÉMOTECHNIQUE POUR TOUS  (26)

Tuli Kupferberg       :  l'une des têtes de l'hydre Fugs, doyen des poètes rock de la
                               Beat Generation, forever young in his body and his mind
Steven Spielberg    :  l'ami américain de François Truffaut, tout comme Truffaut était
                               l'admirateur français d'Alfred Hitchcock
David Cronenberg   :  a créé Dead ringers (US), Alter ego (Can), Faux-semblants (F)
                               avec Jeremy Irons dans les rôles de Beverly et Elliot Mantle
Mark Zuckerberg    :  cofondateur de Facebook, plus riche que Crésus, moins charis-
                               matique que Jésus
Peter Greenbaum   :  remplaçant de luxe d'Eric Clapton au sein des Bluesbreakers
                               de John Mayall
M. Nussbaum        :  propriétaire du petit garage en planches en bas de la rue,
                               when I was young
Jean Tenenbaum    :  Jean Ferrat, auteur de Nuit et brouillard en 1963

samedi 15 décembre 2018

Hamburg, années 50. Un grand bâtiment avec une cour intérieure, non loin du port. Une espèce de Fort Boyard en pleine ville, imposant, tellement massif qu'il a résisté aux bombardements alliés de la dernière guerre. La pierre est sombre mais le soleil pénètre dans une chambre ouverte sur cette cour qui ressemble à un énorme puits. À l'intérieur, des adolescents font une bataille de draps et de couvertures. Deux lits à une place occupent une grande partie de la pièce. Paul est debout sur l'un des lits et essaie de nouer un drap dans lequel se tortille un fantôme agité de soubresauts. Sans doute Ringo. Ou Pete Best ? En tout cas pas George car c'est bien sa voix que je reconnais, claire et juvénile, sortant de sous l'autre lit. Une mélodie qui m'est familière mais que je peine à reconnaître. C'est le refrain de I need you. Même en me penchant, je ne vois personne, ni sous le lit, ni derrière. De John, rien, sauf peut-être une veste de treillis US et une casquette kaki qui traînent dans un coin de la pièce. Est-ce que ça lui appartient ? Rien n'est moins sûr. La voix s'est tue. Pas un bruit dans la pièce, ni ailleurs. Paul est habillé. Avec son petit costume et sa coupe de cheveux garçonnet, on dirait un enfant de cœur. Mais pour célébrer quel office? Il n'y a ni prêtre, ni liturgie. Juste un silence de cathédrale.

jeudi 13 décembre 2018

Il y a 50 ans, mai 68. Oui mais c'était en mai et ça a duré plus d'un mois. À la fin de l'année, les Rolling Stones font le Rock&roll Circus. En 2 jours, le 10 et le 11 décembre, devant la caméra de Michael Lindsay Hogg, sont réunis Jethro Tull, The Who, Taj Mahal, Marianne Faithfull, John Lennon, Eric Clapton, Yoko Ono, Ivry Gitlis et puis bien sûr... Leurs Sataniques Majestés. Un plateau de rêve qui nous laisse... rêveurs. Alors pourquoi ne pas utiliser la technologie de l'hologramme, celle qui vient de faire revivre Maria Callas, pour organiser une tournée dans la France rurale ? Ça mettrait un peu de baume au cœur des éclopés de la vie, dégoûtés de la mondialisation, accros des réseaux (a)sociaux, etc. A quick one, Something better, Yer blues, You can't always get what you want, ces chansons ne sont-elles pas d'une acuité, d'une actualité brûlantes, ou c'est moi qui rêve ?

mardi 11 décembre 2018

Acrobat dancer
vapeur d'eau sur éther, 2018
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dimanche 9 décembre 2018

François et Didier Morelli, Geneviève Moisan : Les Exquis 2016-17
Coton mercerisé, coton et fil tissés au métier Jacquard électronique

vendredi 7 décembre 2018

En début de semaine, Christophe Chalençon, gilet jaune influent en Vaucluse, a proposé que le Président de la République renvoie Édouard Philippe à ses chères attitudes et nomme le général Pierre de Villiers à Matignon. Quelle bonne idée, cher Christophe ! Je m'en voudrais de ne pas apporter mon pavé à l'édifice, c'est pourquoi je demande que Yoko Ono soit notre prochaine ministre de la Culture, Yves Klein ministre des Sports et Patrick Modiano ministre de l’Éducation nationale. Et SVP, camarades fluos, ne venez pas m'opposer qu'ils, ou elle, sont japonais, riches, morts ou peu charismatiques. N'étant pas un élu du peuple, ma personne est moins sacrée que celle de M. Mélenchon mais ma parole tout aussi respectable. Mon statut de chien jaune ayant acquis la parole par un processus inné m'autorise à faire cette requête. Merci de me donner votre sentiment. DoG

mercredi 5 décembre 2018

MNÉMOTECHNIQUE POUR TOUS  (25)

bonne foi       :  dire du bien de quelque chose, de quelqu'un
mauvaise foi  :  dire du mal  de quelque chose, de quelqu'un
égale foi        :  ni chaud, ni foi
j'en sais rien ma foi         :  athée, à la limite, j'm’en foi triste
ça va pour cette foi          :  religion, manipuler av. précaution
une seule chose à la foi  :  laïc, minimaliste, monomaniaque

lundi 3 décembre 2018

Publicitaires du monde entier
allez  au  diable ,  go  to  hell
publicités   du  monde  entier
votre  place  naturelle
est  toute  trouvée, c'
est  dans la poubelle

samedi 1 décembre 2018

FRAGMENTS D'UN MANIFESTE CANIN (96)

Chiot, je ne savais pas ce que signifiait le mot hérédité. Jeune chien, je ne soupçonnais toujours pas ce qu'il pouvait recouvrir. Je me souciais comme d'un os plat de savoir à qui je pouvais ressembler et dans quelle mesure cela me déterminerait. Mais dans chien parlant, il y a "parlant" et donc "humain", puisque le langage articulé est, jusqu'à preuve du contraire, le privilège de l'homme. C'est donc à l'âge mûr, vers 45 ans, que je tombai dans le piège tendu à chacun par sa propre condition et que je pus mettre des mots sur ce trouble, cette souffrance. Mes yeux se sont décillés et j'ai compris que ma liberté d'action et de décision étaient proches de zéro. Quand j'entendais le mot "déterminé", je ne comprenais pas volontaire ou ambitieux, mais limité, dépendant. Dans ces conditions, je devins un chien fataliste, voire défaitiste. Chaque année qui passe me le rappelle, je ferai, au mieux, aussi bien que mon père. Si la mécanique génétique s'enraye, je ferai moins bien. Dernier exemple en date, les médicaments. Je le revois avaler toutes ces gélules, pilules, solutés, etc. et me demander comment il en était arrivé là. Cinquante ans après, je ne me le demande plus, j'en suis au même point. Tu es la preuve vivante que les médicaments ne sont pas nocifs, lui disait mon oncle. Si j'en ai souri, je n'en suis pas fier.