Affichage des articles dont le libellé est R-P C-I. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est R-P C-I. Afficher tous les articles

vendredi 11 novembre 2011

JOUONS À QUI PERD GAGNE

Pourquoi dans un tournoi, y a t-il obligatoirement un vainqueur ? Sportivement, je le conçois tout à fait, mais statistiquement ce n'est pas la même histoire. Dénaturons l'essence de la confrontation sportive et inversons la règle du jeu en partant de l'hypothèse que chaque participant doit tout faire pour ne pas gagner. À la finale, il s'en trouvera mal- gré tout un qui gagnera, faute de n'avoir pas assez mal joué. Ça reste difficile à accepter.

mercredi 9 novembre 2011

JOUONS À NARGUER LE TEMPS

Comment faire un pied de nez au temps en passant un bon moment ? C'est plus simple qu'il n'y paraît et peut se faire lors d'une promenade en famille. À l'attaque d'un chemin de montagne, vous choisirez un gros caillou que vous mettrez dans votre sac. Invitez vos enfants à faire de même, l'expérience n'en sera que plus probante et vous accentuerez ainsi l'aspect pédagogique de votre démarche. Au questionnement que ne manquera pas de susciter votre proposition, « à quoi ça sert, papa ? », « j'ai pas envie » et autres « c'est trop lourd ! », faites la sourde oreille et restez ferme en insistant sur le caractère scientifique et quasi surnaturel du phénomène que vous allez mettre en évidence. Marchez pendant une heure environ, ce qui constitue une durée nécessaire et suffisante. Surtout ne cédez pas aux sollicitations de votre petit dernier qui se démoralise vite sous le poids du minéral fardeau. Puis, à l'occasion d'une pause bien méritée, invitez chaque porteur à sortir le caillou de son sac. Et là, face à votre progéniture incrédule, dévoilez sans plus tarder le résultat de cette marche ô combien lourde de sens : « mes enfants, en une heure vous avez annihilé un joli morceau d'érosion naturelle, car vous venez de faire remonter ces vulgaires caillasses à l'endroit qu'elles occupaient il y a cent ou deux cents ans ! ». Preuve éclatante - lapidaire - que le pouvoir de l'esprit n'est pas un vain mot.

lundi 7 novembre 2011



Depuis la formation de notre bonne vieille terre et de son atmosphère, d’où vient toute cette eau ? En réalité, c'est toujours la même. L'eau de nos rivières qui vogue vers nos océans, rentrant dans nos sols pour jaillir hors de nos nuages, celle que nous buvons et dont nous aspergeons nos humaines carcasses, cet amas incommensurable est constitué des mêmes molécules que l'eau de la mer originelle, celle qui couvrait la surface de la planète bleue. Telle la condition humaine en souris de laboratoire, elle est condamnée à une condensation éternelle à l'intérieur de ce bocal sidéral clos par nécessité - mais laquelle ? Qu' elle ruisselle en paix !

samedi 5 novembre 2011

Tenir un blog, c'est trouver la réponse à une question récurrente : qu'est-ce qu'on va publier demain ? Ce leitmotiv n'est pas sans m'évoquer celui de ma grand-mère après chaque repas : qu'est-ce qu’on va manger demain ? Des restes ? On s'en lasse vite. Aller au marché ? C'est pas tous les jours jour de marché. Essayer une nouvelle recette ? L'idée est excellente, mais on en revient toujours au même point : rien de neuf n’éclot, ni n'éclora pour la bonne raison que rien ne se perd, rien ne se crée, mais tout se transforme.

samedi 3 septembre 2011

Rond-Point du Cherche-Idée


Tout médium de communication, tout organe de presse, même modeste, a besoin d'idées nouvelles. Le Fermoir ne fait pas exception à la règle et en ma qualité de pigiste rédacteur général, j'ai besoin d'environ 3,5 idées par jour pour faire fonctionner ce blog. Pourquoi ce nombre,  d'où sort-il et que signifie t-il ? Cela est relativement simple. L'exploitation de mes statistiques en la matière fait ressortir une efficience moyenne de 27,94 %, c'est à dire qu'il me faut un quantum de 3,579 idées journalières pour en tirer une idée exploitable. J'ai dit « exploitable », je n'ai pas dit « bonne ». Car la question la plus délicate avec une idée, c'est de savoir si elle est bonne. Et son corollaire est : « comment s'en assurer dans un délai de douze heures environ, pour une utilisation le jour même ? ».

La méthode la plus éprouvée, à savoir la maturation, est ici à proscrire, car trop chronophage, tout au moins pour les idées spontanées, qui sont souvent les meilleures. L'autre méthode de référence est l'intuition. Certains chroniqueurs l'ont cultivée jusqu'à l'aberration, car faire fructifier son intuition est une pratique contre nature, et je ne la recommande à personne. La spontanéité est une belle chose, qui s'applique à l'action, à la parole, mais rarement à l'écrit.

Il reste donc au gratte-papier qui ne pratique ni la maturation, ni l'intuition, à se rabattre sur le recyclage d'idées d'âge variable. Or ces dernières forment le gros du contingent des idées à risques, et parmi elles le redoutable risque de mauvaise idée. Cette technique du recyclage ne serait-elle donc qu'un pis-aller, voire une fatalité ? Je ne le crois pas. Toute idée, même mauvaise, porte en elle le germe de l'inédit, du beau, de l'admirable, tout comme en chaque criminel sommeille un chérubin, souvent très profondément il est vrai. Mais là réside la noblesse de l'entreprise. De la fange faire naître la fleur, des miasmes exhaler la fraîcheur.

( à suivre...)